DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable
Classe médicamenteuse
tous autres médicaments, agents chélateurs du fer | code ATC : V03AC02
Composition
Défériprone ........................................................................................................................ 500 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable
Indications thérapeutiques
DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable en monothérapie est indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chez les patients présentant une thalassémie majeure lorsque le traitement chélateur en cours est contre-indiqué ou inadapté.
DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable associé à un autre chélateur (voir rubrique 4.4) est indiqué chez les patients présentant une thalassémie majeure lorsque la monothérapie avec un autre chélateur du fer est inefficace ou lorsque la prévention ou le traitement des conséquences de la surcharge en fer menaçant le pronostic vital (surcharge cardiaque principalement) justifie qu'on y remédie de manière rapide et efficace (voir rubrique 4.2).
Posologie et mode d'administration
Le traitement par DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable doit être initié et conduit uniquement par un médecin expérimenté dans le traitement des patients atteints de thalassémie.
Posologie
DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable est généralement administrée à raison de 25 mg/kg de poids corporel, par voie orale, trois fois par jour, soit une dose quotidienne totale de 75 mg/kg de poids corporel. La posologie par kilogramme de poids corporel doit être calculée au demi-comprimé le plus proche. Voir les posologies recommandées en fonction du poids corporel par incréments de 10 kg dans les tableaux suivants :
Pour obtenir une dose d’environ 75 mg/kg/jour, utiliser le nombre de comprimés suggéré dans les tableaux suivants en fonction du poids corporel du patient. Des exemples de poids corporels par incréments de 10 kg sont présentés.
Tableau 1a : Tableau posologique pour DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable
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Poids corporel (kg) |
Dose quotidienne totale (mg) |
Dosage (mg, trois fois/jour) |
Nombre de comprimés (trois fois/jour) |
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20 |
1500 |
500 |
1,0 |
|
30 |
2250 |
750 |
1,5 |
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40 |
3000 |
1000 |
2,0 |
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50 |
3750 |
1250 |
2,5 |
|
60 |
4500 |
1500 |
3,0 |
|
70 |
5250 |
1750 |
3,5 |
|
80 |
6000 |
2000 |
4,0 |
|
90 |
6750 |
2250 |
4,5 |
Une dose quotidienne totale supérieure à 100 mg/kg de poids corporel est déconseillée en raison du risque potentiellement accru d’effets indésirables (voir les rubriques 4.4, 4.8 et 4.9).
Ajustement posologique
L'action de DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable pour réduire la quantité de fer dans l’organisme est directement influencée par la dose et le degré de la surcharge ferrique. Après avoir commencé le traitement par DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable, il est recommandé de surveiller les concentrations de ferritine sérique, ou les autres indicateurs de la charge corporelle en fer tous les deux à trois mois, afin d'évaluer l'efficacité à long terme du traitement de chélation. Les ajustements de dose doivent être adaptés en fonction de la réponse individuelle de chaque patient et des objectifs thérapeutiques (maintien ou réduction de la charge corporelle en fer). L'interruption du traitement par défériprone doit être envisagée si la ferritine sérique descend au-dessous de 500 µg/L.
Ajustements de la dose lors de l'utilisation avec d'autres chélateurs du fer
Chez les patients pour qui la monothérapie est inadaptée, DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable peut être utilisé avec de la déféroxamine à la dose standard (75 mg/kg/jour) sans dépasser 100 mg/kg/jour.
Dans le cas d'insuffisance cardiaque liée au fer, DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable à 75-100 mg/kg/jour doit être ajouté au traitement à la déféroxamine. Il convient de consulter le résumé des caractéristiques du produit de la déféroxamine.
Il n'est pas conseillé d'utiliser de manière concomitante plusieurs chélateurs du fer chez les patients dont le taux de ferritine sérique est inférieur à 500 µg/L en raison du risque d’une élimination excessive de fer.
Patients pédiatriques
Les données disponibles sont limitées quant à l’utilisation de la défériprone chez les enfants âgés de 6 à 10 ans, et aucune donnée n’est disponible concernant l’administration de la défériprone chez les enfants âgés de moins de 6 ans.
Insuffisance rénale
Il n'est pas nécessaire d'ajuster la dose chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère, modérée ou grave (voir rubrique 5.2). L'innocuité et la pharmacocinétique de la défériprone chez les patients atteints d'insuffisance rénale terminale sont inconnues.
Insuffisance hépatique
Il n'est pas nécessaire d'ajuster la dose chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère ou modérée (voir rubrique 5.2). La sécurité et la pharmacocinétique de la défériprone chez les patients atteints d'insuffisance hépatique grave sont inconnues.
Mode d’administration
Voie orale.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Antécédents d’épisodes récurrents de neutropénie.
- Antécédents d’agranulocytose.
- Grossesse (voir rubrique 4.6).
- Allaitement (voir rubrique 4.6).
- En raison du mécanisme inconnu de neutropénie induite par la défériprone, les patients ne doivent pas prendre d’autres médicaments connus pour être associés avec une neutropénie, ni ceux susceptibles de provoquer une agranulocytose (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Neutropénie/Agranulocytose
La défériprone a démontré qu’elle peut entraîner une neutropénie, voire une agranulocytose (voir rubrique 4.8 « Description des réactions indésirables sélectionnées »). Le nombre absolu de polynucléaires neutrophiles (PNN) du patient doit être surveillé chaque semaine pendant la première année du traitement. Pour les patients chez qui DEFERIPRONE ARROW n'a pas été interrompu au cours de la première année de traitement en raison d'une diminution du nombre de neutrophiles, la fréquence de la surveillance des PNN peut être étendue à l'intervalle de transfusions sanguines du patient (toutes les 2 à 4 semaines) après un an de traitement par défériprone.
Le passage d'une surveillance hebdomadaire du nombre absolu des PNN à une surveillance au moment des visites de transfusion après 12 mois de traitement par défériprone doit être envisagé au cas par cas, selon l'évaluation faite par le médecin de la compréhension qu'a le patient des mesures de réduction des risques requises pendant le traitement (voir la section 4.4 ci-dessous).
Dans les études cliniques, la surveillance hebdomadaire de la numération des neutrophiles a été efficace pour identifier les cas de neutropénie et d’agranulocytose. L'agranulocytose et la neutropénie disparaissent habituellement après l'arrêt du traitement par défériprone, mais des cas mortels d'agranulocytose ont été signalés. Si le patient développe une infection alors qu'il est traité par défériprone, le traitement doit être immédiatement interrompu et une numération des PNN doit être obtenue au plus vite. La numération des neutrophiles devra ensuite être surveillée plus fréquemment.
Les patients doivent savoir qu’il faut contacter leur médecin s’ils présentent des symptômes indiquant une infection (comme de la fièvre, des maux de gorge et des symptômes semblables à ceux de la grippe). Interrompre immédiatement l'administration de défériprone si le patient présente une infection.
Les modalités suggérées pour la prise en charge des cas de neutropénie sont présentées ci-dessous. Il est recommandé de mettre en place ce protocole de prise en charge avant d’instaurer un traitement par la défériprone chez un patient.
Le traitement par la défériprone ne doit pas être débuté si le patient présente une neutropénie. Les risques d’agranulocytose et de neutropénie sont plus élevés, si le nombre initial de polynucléaires neutrophiles (PNN) est inférieur à 1,5 x 109/L.
Pour les cas de neutropénie (PNN < 1,5 x 109/L et > 0,5 x 109/L) :
Demander au patient d’arrêter immédiatement le traitement par la défériprone et tous autres médicaments susceptibles de provoquer une neutropénie. Il convient de conseiller au patient de limiter ses contacts avec les personnes de son entourage afin de réduire le risque d’infection éventuelle. Dès que le diagnostic est posé, pratiquer une numération formule sanguine (NFS), avec nombre de globules blancs, corrigé de façon à tenir compte de la présence de globules rouges nucléés, nombre de polynucléaires neutrophiles, et numération plaquettaire et répéter ces examens tous les jours par la suite. Une fois que le taux de polynucléaires neutrophiles est retourné à des valeurs normales, il est recommandé de continuer à surveiller la NFS, le nombre de globules blancs, le nombre de polynucléaires neutrophiles, et la numération plaquettaire toutes les semaines pendant trois semaines consécutives, afin de s’assurer de la récupération complète du patient. En cas de signes révélateurs d’une infection simultanément à la neutropénie, les cultures appropriées et les procédures de diagnostic nécessaires doivent être réalisées et le schéma thérapeutique adéquat mis en œuvre.
Pour l’agranulocytose (PNN < 0,5 x 109/L) :
Suivre les modalités et procédures décrites ci-dessus et administrer le traitement adéquat, par exemple des facteurs croissance granulocytaires, en commençant le jour même où l’événement est identifié et en poursuivant les administrations quotidiennement jusqu’à la résolution de la maladie. Fournir un isolement protecteur au malade et l’admettre à l’hôpital si la situation clinique l’indique.
Les données disponibles relatives à la réintroduction du médicament sont limitées. De ce fait, en cas de survenue de neutropénie, une réadministration du traitement est déconseillée. En cas de survenue d’agranulocytose, une réadministration du médicament est contre-indiquée.
Pouvoir cancérigène/mutagène
Cependant, en raison des résultats de la génotoxicité obtenus, un pouvoir cancérigène de la défériprone ne peut être exclu (voir rubrique 5.3).
Concentration d’ions zinc (Zn2+) dans le plasma
Il est recommandé de surveiller la concentration plasmatique du Zn2+ et de fournir un apport complémentaire au patient en cas de déficit.
Séropositifs pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou autres patients immunodéprimés
Aucune donnée n’est disponible quant à l’emploi de la défériprone chez les séropositifs pour le VIH ou les autres patients immunodéprimés. Dans la mesure où la défériprone peut être associée à une neutropénie et une agranulocytose, la mise en œuvre d’un traitement chez les patients immunodéprimés ne devrait donc être envisagée que si les bénéfices l’emportent sur les risques encourus.
Insuffisance rénale ou hépatique et fibrose hépatique
Il n’existe aucune donnée relative à une utilisation chez les patients atteints d’une insuffisance rénale en phase terminale ou d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2). La prudence doit être exercée chez les patients atteints d’insuffisance rénale en phase terminale ou présentant une dysfonction hépatique sévère. Les fonctions rénale et hépatique doivent faire l’objet d’une surveillance dans ces populations de patients pendant un traitement par défériprone. En cas d’augmentation persistante de l’alanine aminotransférase (ALT) sérique, une interruption du traitement par la défériprone doit être envisagée.
Chez les patients atteints de thalassémie, il existe une association entre fibrose hépatique et surcharge en fer et/ou hépatite C. Des mesures particulières doivent être prises afin de s’assurer que la chélation du fer est optimale chez les patients atteints d’hépatite C. Chez de tels patients, une surveillance étroite de l’histologie du foie est recommandée.
Coloration des urines
Il est conseillé de prévenir les patients de la possibilité de coloration rougeâtre/brune de leurs urines due à l’excrétion du complexe fer-défériprone.
Troubles neurologiques
Des troubles neurologiques ont été observés chez des enfants traités avec plus de deux fois et demie la dose maximale recommandée pendant plusieurs années, mais ont également été observés avec des doses standard de défériprone. Il est rappelé aux prescripteurs que la posologie dépassant 100 mg/kg/jour est déconseillée. En cas de troubles neurologiques, arrêter l'administration de la défériprone (voir les rubriques 4.8 et 4.9).
Utilisation conjointe d'autres chélateurs du fer
Le recours à un traitement combiné doit être considéré au cas par cas. La réponse au traitement doit être évalué périodiquement et la survenue d'événements d'effets indésirables étroitement surveillée. Des décès et des situations menaçant le pronostic vital (provoqués par l'agranulocytose) ont été signalés dans des cas d'utilisation conjointe de défériprone et déféroxamine. Il n'est pas recommandé d'avoir recours à un traitement combiné avec la déféroxamine lorsque la monothérapie avec l'un des chélateurs est adéquate ou lorsque le taux de ferritine sérique descend en dessous de 500 µg/L. Il n'existe que peu de données disponibles concernant l'utilisation combinée du DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable et du déférasirox et il convient d'être très prudent lorsqu'une telle combinaison est envisagée.
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
DEFERIPRONE 500 mg - FERRIPROX 500 mg, comprimé pelliculé
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : plaquettes PVC polyéthylène PVDC aluminium de 100 comprimés
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : ARROW GENERIQUES