SORAFENIB VIATRIS 200 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
Antinéoplasiques, Inhibiteurs des protéines kinases | code ATC : L01EX02
Composition
Sorafénib............................................................................................................................. 200 mg
Sous forme de tosylate de sorafénib
Pour un comprimé pelliculé.
Indications thérapeutiques
Carcinome hépatocellulaire
SORAFENIB VIATRIS est indiqué dans le traitement du carcinome hépatocellulaire (voir rubrique 5.1).
Carcinome rénal
SORAFENIB VIATRIS est indiqué dans le traitement du carcinome rénal avancé après échec d’un traitement préalable à base d’interféron alfa ou d’interleukine 2 ou chez des patients pour lesquels ces traitements sont considérés comme inadaptés.
Carcinome thyroïdien différencié
SORAFENIB VIATRIS est indiqué dans le traitement du carcinome thyroïdien progressif, localement avancé ou métastatique, différencié (cancer papillaire/folliculaire/à cellules de Hürthle), réfractaire à l’iode radioactif.
Posologie et mode d'administration
Le traitement par SORAFENIB VIATRIS doit être suivi par un médecin expérimenté dans l’utilisation des thérapies anticancéreuses.
Posologie
La dose recommandée de SORAFENIB VIATRIS chez l’adulte est de 400 mg de sorafénib (deux comprimés de 200 mg) deux fois par jour (soit une dose totale journalière de 800 mg).
Le traitement doit être poursuivi tant qu’un bénéfice clinique est observé ou jusqu’à la survenue d’une toxicité inacceptable.
Adaptations posologiques
Une interruption temporaire ou une diminution de la posologie du sorafénib peut s’avérer nécessaire en cas de suspicion d’effets indésirables liés au médicament.
Si une diminution de la dose s’avère nécessaire au cours du traitement d’un carcinome hépatocellulaire (CHC) ou d’un carcinome rénal (CR) avancé, la posologie de SORAFENIB VIATRIS sera ramenée à deux comprimés de 200 mg de sorafénib une fois par jour (voir rubrique 4.4).
Si une diminution de la dose s’avère nécessaire au cours du traitement d’un carcinome thyroïdien différencié (CTD), la posologie de SORAFENIB VIATRIS sera ramenée à 600 mg de sorafénib par jour en deux prises distinctes (deux comprimés de 200 mg et un comprimé de 200 mg à douze heures d’intervalle).
Si une diminution supplémentaire de la dose est nécessaire, la posologie de SORAFENIB VIATRIS peut être ramenée à 400 mg de sorafénib par jour en deux prises distinctes (deux comprimés de 200 mg à douze heures d’intervalle), et si nécessaire, elle peut être encore réduite à un comprimé de 200 mg une fois par jour. Une fois qu’une amélioration des réactions indésirables non hématologiques a été obtenue, la dose de SORAFENIB VIATRIS peut être réaugmentée.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de SORAFENIB VIATRIS chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les sujets âgés (patients de plus de 65 ans).
Insuffisants rénaux
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère. Aucune donnée n’est disponible chez les patients nécessitant une dialyse (voir rubrique 5.2).
Une surveillance de l’équilibre hydro-électrolytique est recommandée chez les patients présentant un risque de dysfonction rénale.
Insuffisants hépatiques
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Child-Pugh A ou B). Aucune donnée n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C) (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Mode d’administration
Voie orale.
Il est recommandé d’administrer le sorafénib en dehors des repas ou avec un repas pauvre ou modérément riche en graisses. Si le patient a l’intention de prendre un repas riche en graisses, les comprimés de sorafénib doivent être pris au moins 1 heure avant ou 2 heures après le repas. Les comprimés doivent être avalés avec un verre d’eau.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mise en garde et précautions d'emploi
Toxicités dermatologiques
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sous sorafénib sont les syndromes main-pied (érythrodysesthésie palmo-plantaire) et les éruptions cutanées (rash). Ceux-ci sont habituellement de grade 1 et 2 selon les Critères Communs de Toxicité (CCT) et apparaissent généralement au cours des 6 premières semaines de traitement par sorafénib. La prise en charge des toxicités cutanées peut comprendre des traitements par voie topique permettant de soulager les symptômes, une interruption temporaire du traitement et/ou une modification de la dose de sorafénib, ou dans les cas sévères ou persistants, un arrêt définitif du traitement par sorafénib (voir rubrique 4.8).
Hypertension artérielle
Une augmentation de l’incidence de l’hypertension artérielle a été observée chez des patients traités par sorafénib. En général, cette hypertension était d’intensité légère à modérée, survenait en début de traitement et répondait à un traitement standard par des antihypertenseurs. Il conviendra de surveiller régulièrement la pression artérielle et de la traiter, le cas échéant, conformément aux pratiques médicales habituelles. En cas d’hypertension sévère ou persistante, ou de crise hypertensive malgré l’instauration d’un traitement antihypertenseur, un arrêt définitif du traitement par sorafénib doit être envisagé (voir rubrique 4.8).
Anévrismes et dissections artérielles
L’utilisation d’inhibiteurs des voies du VEGF chez les patients souffrant ou non d’hypertension peut favoriser la formation d’anévrismes et/ou de dissections artérielles. Avant l’instauration du sorafénib, ce risque doit être soigneusement pris en considération chez les patients présentant des facteurs de risque tels que l’hypertension ou des antécédents d’anévrisme.
Hypoglycémie
Des baisses de la glycémie, dans certains cas cliniquement symptomatiques et nécessitant une hospitalisation en raison d’une perte de conscience, ont été rapportées au cours du traitement par sorafénib. En cas d’hypoglycémie symptomatique, le traitement par sorafénib doit être temporairement interrompu. Chez les patients diabétiques, la glycémie doit être contrôlée régulièrement afin d'évaluer si la posologie du médicament antidiabétique nécessite un ajustement.
Hémorragie
Une augmentation du risque hémorragique peut survenir suite à l’administration de sorafénib. Si un événement hémorragique nécessite une intervention médicale, un arrêt définitif du traitement par sorafénib doit être envisagé (voir rubrique 4.8).
Ischémie cardiaque et/ou infarctus du myocarde
Dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo (étude 1, voir rubrique 5.1), l’incidence des événements de type ischémie cardiaque/infarctus du myocarde apparus sous traitement a été supérieure dans le groupe sorafénib (4,9 %) comparativement au groupe placebo (0,4 %). Dans l’étude 3 (voir rubrique 5.1), l’incidence des événements de type ischémie cardiaque/infarctus du myocarde apparus sous traitement a été de 2,7 % dans le groupe sorafénib comparativement à 1,3 % dans le groupe placebo. Les patients ayant une maladie coronarienne instable ou ayant eu récemment un infarctus du myocarde ont été exclus de ces études. Un arrêt temporaire ou définitif du traitement par sorafénib doit être envisagé chez les patients développant une ischémie cardiaque et/ou un infarctus du myocarde (voir rubrique 4.8).
Allongement du QT
Il a été montré que le sorafénib allongeait l’espace QT/QTc (voir rubrique 5.1), ce qui est susceptible d’augmenter le risque d’arythmie ventriculaire. Il convient d’utiliser le sorafénib avec prudence chez les patients présentant ou susceptibles de développer un allongement de l’espace QTc, tels que les patients présentant un syndrome du QT long congénital, les patients traités par de fortes doses cumulées d’anthracycline, les patients traités par certains anti-arythmiques ou d’autres médicaments qui allongent l’espace QT ainsi que les patients présentant des troubles du bilan électrolytique tels qu’une hypokaliémie, une hypocalcémie ou une hypomagnésémie. Lors de l’utilisation du sorafénib chez ces patients, une surveillance régulière de l’électrocardiogramme et du bilan électrolytique (magnésium, potassium, calcium) doit être envisagée.
Perforation gastro-intestinale
La perforation gastro-intestinale est un événement peu fréquent qui a été décrit chez moins de 1 % des patients sous sorafénib. Dans certains cas, ces perforations n’étaient pas associées à des tumeurs intra-abdominales décelables.
Le traitement par sorafénib doit être interrompu (voir rubrique 4.8).
Syndrome de lyse tumorale (SLT)
Des cas de SLT, parfois fatals, ont été signalés dans le cadre de la surveillance post-commercialisation chez des patients traités par sorafénib. Les facteurs de risque de SLT comprennent une charge tumorale élevée, une insuffisance rénale chronique préexistante, une oligurie, une déshydratation, une hypotension et une urine acide. Ces patients doivent être surveillés de près et traités rapidement comme indiqué sur le plan clinique. Une hydratation prophylactique doit être envisagée.
Insuffisance hépatique
Aucune donnée n’est disponible chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C). Le sorafénib étant essentiellement éliminé par voie hépatique, l’exposition au sorafénib pourrait être augmentée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Administration concomitante de warfarine
Des saignements peu fréquents ou des élévations de l’INR (International Normalised Ratio) ont été décrits chez certains patients prenant de la warfarine alors qu’ils recevaient un traitement par sorafénib. Les patients prenant simultanément de la warfarine ou de la phenprocoumone doivent être surveillés régulièrement afin de détecter une modification du taux de prothrombine, de l’INR ou l’apparition d’épisodes hémorragiques (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Complications de la cicatrisation des plaies
Aucune étude spécifique concernant l’effet du sorafénib sur la cicatrisation des plaies n’a été effectuée. Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale majeure, une interruption temporaire du sorafénib est recommandée à titre préventif. Il existe peu de données cliniques concernant le meilleur moment de ré-instauration du traitement après une intervention chirurgicale majeure. Par conséquent, la décision de reprendre le traitement par sorafénib après une intervention chirurgicale majeure doit reposer sur le constat clinique d’une cicatrisation appropriée des plaies.
Sujets âgés
Des cas d’insuffisance rénale ont été rapportés. Une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée.
Interactions médicamenteuses
La prudence est recommandée lors de l’administration du sorafénib avec des substances principalement métabolisées/éliminées par la voie UGT1A1 (par exemple, l’irinotécan) ou la voie UGT1A9 (voir rubrique 4.5).
La prudence est recommandée lors de l’administration concomitante de sorafénib et de docétaxel (voir rubrique 4.5).
L’administration concomitante de néomycine ou d’autres antibiotiques à l’origine de perturbations écologiques majeures de la flore gastro-intestinale peut conduire à une diminution de la biodisponibilité du sorafénib (voir rubrique 4.5). Le risque de diminution des concentrations plasmatiques du sorafénib doit être pris en compte avant de commencer un traitement avec des antibiotiques.
Un taux de mortalité plus élevé a été rapporté chez des patients atteints d’un carcinome épidermoïde pulmonaire traités par sorafénib en association avec une chimiothérapie à base de platine. Ces résultats ont été observés dans deux études randomisées incluant des patients souffrant d'un cancer du poumon non à petites cellules. Le Hazard Ratio pour la survie globale dans le sous-groupe de patients présentant un carcinome épidermoïde pulmonaire était de 1,81 (IC à 95 % : 1,19–2,74) dans l'étude évaluant l'efficacité de sorafénib associé à paclitaxel/carboplatine et de 1,22 (IC à 95 % : 0,82–1,80) dans l'étude évaluant l’efficacité de sorafénib associé à gemcitabine/cisplatine. Aucune cause prédominante de décès n'a été observée ; en revanche une insuffisance respiratoire, des hémorragies et des effets indésirables d’origine infectieuse ont été rapportés avec une incidence plus élevée chez les patients traités par sorafénib en association avec une chimiothérapie à base de platine.
Mises en garde spécifiques à la maladie
Cancer thyroïdien différencié (CTD)
Avant d’instaurer le traitement, il est recommandé aux médecins d’évaluer soigneusement le pronostic pour chaque patient en prenant en compte la taille maximale des lésions (voir rubrique 5.1), les symptômes associés à la maladie (voir rubrique 5.1) et la vitesse de progression.
La prise en charge des réactions indésirables suspectées d’être liées au médicament peut nécessiter une interruption temporaire ou une diminution de la posologie du sorafénib. Dans l’étude 5 (voir rubrique 5.1), 37 % des sujets ont fait l’objet d’une interruption du traitement et 35 % d’une diminution de la posologie dès le cycle 1 du traitement par sorafénib.
Les réactions indésirables n’ont été que partiellement atténuées après diminution de la posologie. Il est donc recommandé d’évaluer le rapport bénéfice/risque de façon répétée, en tenant compte de l’activité anti-tumorale et de la tolérance.
Hémorragie dans le cadre du CTD
En raison du risque potentiel d’hémorragie, les infiltrations trachéennes, bronchiques et œsophagiennes doivent être traitées localement avant d’administrer le sorafénib chez les patients atteints de CTD.
Hypocalcémie dans le cadre du CTD
Il est recommandé de surveiller étroitement la calcémie chez les patients traités par le sorafénib pour un CTD. Dans les essais cliniques, l’hypocalcémie a été plus fréquente et plus sévère chez les patients atteints d’un CTD, en particulier ceux présentant des antécédents d’hypoparathyroïdie, que chez les patients atteints d’un carcinome rénal ou hépatocellulaire. Des hypocalcémies de grade 3 et 4 sont survenues chez 6,8 % et 3,4 % des patients atteints de CTD traités par le sorafénib (voir rubrique 4.8). L’hypocalcémie sévère doit être corrigée afin de prévenir les complications de type allongement de l’intervalle QT ou torsades de pointes (voir la rubrique « Allongement du QT »).
Suppression de la TSH dans le cadre du CTD
Dans l’étude 5 (voir rubrique 5.1), des augmentations des taux de TSH au-delà de 0,5 mU/L ont été observées chez des patients traités par le sorafénib. Lors de l’utilisation du sorafénib chez des patients atteints de CTD, il est recommandé de surveiller étroitement le taux de TSH.
Carcinome rénal
Les patients à haut risque (selon la classification des groupes de pronostic du MSKCC [Memorial Sloan Kettering Cancer Center]) n’ont pas été inclus dans l’étude clinique de phase III dans le carcinome rénal (voir l’étude 1 dans la rubrique 5.1), et le rapport bénéfice/risque du traitement n’a donc pas été évalué chez ces patients.
Informations relatives aux excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
SORAFENIB (TOSILATE DE) équivalant à SORAFENIB 200 mg - NEXAVAR 200 mg, comprimé pelliculé
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) aluminium PVC polyéthylène PVDC de 112 comprimé(s)
Prix : 1239.95
Taux de remboursement : 100%
Titulaire : VIATRIS SANTE