MATRIFEN 50 microgrammes/heure, dispositif transdermique
Classe médicamenteuse
Analgésiques, Opioïdes, dérivé de la phénylpipéridine | code ATC : N02AB03
Composition
Fentanyl.............................................................................................................................. 5,50 mg
Pour un dispositif transdermique de 16,8 cm2
Un dispositif transdermique diffuse 50 microgrammes/heure de fentanyl.
Indications thérapeutiques
Chez l’adulte
MATRIFEN est indiqué dans le traitement des douleurs chroniques sévères qui nécessitent une administration continue au long cours d’opioïdes.
Chez l’enfant
Traitement au long cours des douleurs chroniques sévères chez les enfants à partir de 2 ans recevant un traitement par opioïdes.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La dose de MATRIFEN est à ajuster individuellement selon l’état du patient et doit être évaluée à intervalles réguliers après l’application. La dose efficace minimale doit être utilisée. Les patchs sont destinés à délivrer approximativement 12, 25, 50, 75 et 100 microgrammes de fentanyl par heure dans la circulation systémique, ce qui représente respectivement environ 0,3 ; 0,6 ; 1,2 ; 1,8 et 2,4 mg de fentanyl par jour.
Détermination de la posologie initiale
Le choix de la dose initiale optimale de MATRIFEN doit être basé sur le traitement opioïde actuel du patient. Il est recommandé que MATRIFEN soit utilisé chez les patients ayant démontré une tolérance aux opioïdes. D’autres facteurs sont à prendre en compte, tels que l’état général actuel et l’état de santé du patient, incluant la corpulence, l’âge, le degré de sévérité de la maladie ainsi que le degré de tolérance aux opioïdes.
Chez l’adulte
Patients tolérants aux opioïdes
Pour remplacer un traitement par opioïdes oraux ou parentéraux par un traitement par MATRIFEN chez les patients tolérants aux opioïdes, se référer à la conversion des doses équi-analgésiques ci-dessous. Si nécessaire, la posologie peut par la suite être augmentée ou diminuée par paliers de 12 ou 25 microgrammes/heure afin d’atteindre la posologie minimale optimale de MATRIFEN en tenant compte de la réponse au traitement et des besoins en analgésiques supplémentaires.
Patients naïfs d’opioïdes
En général, la voie transdermique n’est pas recommandée chez les patients naïfs d’opioïdes. D’autres voies d’administration (orale, parentérale) doivent être envisagées. Afin d’éviter un surdosage, il est recommandé que les patients naïfs d’opioïdes reçoivent de faibles doses d’opioïdes à libération immédiate (tels que la morphine, l’hydromorphone, l’oxycodone, le tramadol et la codéine) à ajuster jusqu’à atteindre une dose analgésique équivalente à une dose de MATRIFEN de 12 ou 25 microgrammes/heure. Après quoi les patients peuvent changer de traitement pour MATRIFEN.
Dans le cas où il n’est pas possible de débuter par des opioïdes par voie orale et où MATRIFEN représente la seule option de traitement appropriée chez les patients naïfs d’opioïdes, seule l’utilisation de la dose initiale la plus faible (12 microgrammes/heure) est envisageable. Dans ce cas, le patient doit être étroitement surveillé. Il existe un risque d’hypoventilation grave ou potentiellement fatal même si la plus faible dose de MATRIFEN est utilisée pour l’initiation du traitement chez les patients naïfs d’opioïdes (voir rubriques 4.4 et 4.9).
Conversion des doses équi-analgésiques
Chez les patients actuellement traités par des analgésiques opioïdes, la dose initiale de MATRIFEN doit être fonction de la dose journalière du précédent opioïde. Pour calculer la dose initiale optimale de MATRIFEN, il convient de suivre les étapes ci-dessous.
1. Calculer la dose par 24 heures (mg/jour) de l’opioïde actuellement administré.
2. Convertir la quantité ainsi obtenue en dose équi-analgésique de morphine orale par 24 heures à l’aide des facteurs de multiplication du tableau 1 pour la voie d’administration appropriée.
3. Afin d’obtenir le dosage de MATRIFEN correspondant à la dose équi-analgésique calculée de morphine par 24 heures, utiliser les tableaux 2 ou 3 de conversion des doses comme suit :
a. le tableau 2 est destiné aux patients adultes nécessitant une rotation des opioïdes ou cliniquement moins stables (le rapport de conversion de la morphine orale au fentanyl transdermique est d’environ 150:1)
b. le tableau 3 est destiné aux patients adultes dont le traitement par opioïde est stable et bien toléré (le rapport de conversion de la morphine orale au fentanyl transdermique est d’environ 100:1)
Tableau 1 : Tableau de conversion – Facteurs de multiplication pour la conversion de la dose journalière des opioïdes précédents en dose équi-analgésique de morphine orale par 24 heures
(mg/jour de l’opioïde précédent x Facteur = dose équi-analgésique de morphine orale par 24 heures)
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Opioïde précédent
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Voie d’administration
|
Facteur de multiplication
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|
morphine
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orale |
1a |
|
parentérale |
3 |
|
|
buprénorphine
|
sublinguale |
75 |
|
parentérale |
100 |
|
|
codéine |
orale |
0,15 |
|
parentérale |
0,23b |
|
|
diamorphine |
orale |
0,5 |
|
parentérale |
6b |
|
|
fentanyl
|
orale |
- |
|
parentérale |
300 |
|
|
hydromorphone
|
orale |
4 |
|
parentérale |
20b |
|
|
kétobémidone
|
orale |
1 |
|
parentérale |
3 |
|
|
lévorphanol
|
orale |
7,5 |
|
parentérale |
15b |
|
|
méthadone
|
orale |
1,5 |
|
parentérale |
3b |
|
|
oxycodone
|
orale |
1,5 |
|
parentérale |
3 |
|
|
oxymorphone
|
rectale |
3 |
|
parentérale |
30b |
|
|
péthidine
|
orale |
- |
|
parentérale |
0,4b |
|
|
tapentadol
|
orale |
0,4 |
|
parentérale |
- |
|
|
tramadol
|
orale |
0,25 |
|
parentérale |
0,3 |
a La puissance de la morphine par voie orale/IM est basée sur l’expérience clinique chez les patients présentant une douleur chronique.
b Basé sur des études à dose unique dans lesquelles une dose en IM de chaque substance active listée a été comparée à la morphine pour établir la puissance relative. Les doses orales sont celles recommandées lors du passage d’une voie parentérale à une voie orale.
Tableau 2 : Dose initiale recommandée de MATRIFEN en fonction de la dose orale journalière de morphine (pour des patients nécessitant une rotation des opioïdes ou cliniquement moins stables : rapport de conversion de la morphine orale au fentanyl transdermique d’environ 150:1)1
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Dose orale de morphine par 24 heures (mg/jour) |
Dosage de MATRIFEN (µg/h) |
|
|
|
|
<90 90-134 |
12 25 |
|
135-224 |
50 |
|
225-314 |
75 |
|
315-404 |
100 |
|
405-494 |
125 |
|
495-584 |
150 |
|
585-674 |
175 |
|
675-764 |
200 |
|
765-854 |
225 |
|
855-944 |
250 |
|
945-1034 |
275 |
|
1035-1124 |
300 |
|
|
|
1 Dans les études cliniques, ces intervalles de doses orales de morphine étaient utilisés comme base pour la conversion en MATRIFEN.
Tableau 3 : Dose initiale recommandée de MATRIFEN en fonction de la dose orale journalière de morphine (pour des patients dont le traitement par opioïde est stable et bien toléré : rapport de conversion de la morphine orale au fentanyl transdermique d’environ 100:1)
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Dose orale de morphine par 24 heures (mg/jour) |
Dosage de MATRIFEN (µg/h) |
|
|
|
|
≤ 44 |
12 |
|
45-89 |
25 |
|
90-149 |
50 |
|
150-209 |
75 |
|
210-269 |
100 |
|
270-329 |
125 |
|
330-389 |
150 |
|
390-449 |
175 |
|
450-509 |
200 |
|
510-569 |
225 |
|
570-629 |
250 |
|
630-689 |
275 |
|
690-749 |
300 |
L’évaluation initiale de l’effet analgésique maximal de MATRIFEN ne peut être réalisée avant 24 heures de pose du patch. En effet, les concentrations sériques de fentanyl augmentent progressivement pendant les 24 premières heures suivant la pose du premier patch.
Par conséquent, le traitement analgésique précédent doit être progressivement arrêté après l’administration de la première dose, jusqu’à ce que l’efficacité analgésique de MATRIFEN soit atteinte.
Ajustement de la dose et traitement d’entretien
Le patch de MATRIFEN doit être remplacé toutes les 72 heures.
La dose doit être ajustée au cas par cas en fonction de l’utilisation moyenne quotidienne d’analgésiques supplémentaires jusqu’à ce qu’un équilibre entre efficacité analgésique et tolérance soit atteint. Normalement, les adaptations posologiques doivent être effectuées par paliers de 12 ou de 25 microgrammes/heure, bien qu’il faille tenir compte des besoins en analgésiques supplémentaires (morphine orale 45 ou 90 mg/jour équivalent à MATRIFEN 12 ou 25 microgrammes/heure) et de l’intensité de la douleur du patient. Après une augmentation de la dose, il peut s’écouler jusqu’à 6 jours pour que le patient atteigne l’équilibre à la nouvelle dose. Par conséquent, après une augmentation de la dose, les patients doivent porter le patch à la dose augmentée pendant deux périodes de 72 heures avant d’effectuer une autre augmentation de dose.
Il est possible d’utiliser plus d’un patch de MATRIFEN pour des doses supérieures à 100 microgrammes/heure. Les patients peuvent avoir périodiquement besoin de doses supplémentaires d’un analgésique à courte durée d’action, en cas de douleur paroxystique. Certains patients peuvent avoir besoin de méthodes d’administration d’opioïdes supplémentaires ou différentes quand la dose de MATRIFEN dépasse 300 microgrammes/heure.
En l’absence d’un contrôle adéquat de la douleur, l’éventualité d’une hyperalgésie, la tolérance et la progression des pathologies sous-jacentes doivent être prises en considération (voir rubrique 4.4).
Uniquement lors de la première application, si l’effet analgésique est insuffisant, le patch de MATRIFEN peut être remplacé au bout de 48 heures par un patch de la même dose, ou la dose peut être augmentée après 72 heures.
Si le patch doit être remplacé (notamment si le patch se décolle) avant les 72 heures, un patch du même dosage doit être appliqué sur une zone différente de la peau. Une telle situation peut entraîner une augmentation des concentrations sériques (voir rubrique 5.2) et le patient doit être étroitement surveillé.
Durée et objectifs du traitement
Avant l’instauration du traitement par MATRIFEN, une stratégie thérapeutique comprenant la durée et les objectifs du traitement, ainsi qu’un plan pour la fin du traitement, doivent être convenus avec le patient, conformément aux lignes directrices relatives à la prise en charge de la douleur. Pendant le traitement, des contacts fréquents doivent avoir lieu entre le médecin et le patient afin d’évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, d’envisager l’arrêt du traitement et d’ajuster les doses si nécessaire. En l’absence d’un contrôle adéquat de la douleur, la possibilité d’hyperalgésie, de tolérance et de progression de la maladie sous-jacente doit être envisagée (voir rubrique 4.4).
Arrêt de MATRIFEN
S’il s’avère nécessaire d’arrêter le traitement par MATRIFEN, le remplacement par d’autres opioïdes doit être progressif, en commençant par une dose faible puis en augmentant progressivement les doses. En effet, les concentrations de fentanyl diminuent progressivement après le retrait du patch de MATRIFEN. Il faut au moins 20 heures pour que les concentrations sériques de fentanyl diminuent de 50 %. En règle générale, il faut arrêter progressivement le traitement analgésique opioïde afin d’éviter les symptômes de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Il a été rapporté qu’un arrêt brutal des analgésiques opioïdes chez des patients physiquement dépendants aux opioïdes a conduit à des symptômes de sevrage significatifs et à une douleur non contrôlée. La diminution de la dose doit se baser sur la dose individuelle, sur la durée du traitement et sur la réponse du patient en matière de douleur et de symptômes de sevrage. Les patients sous traitement à long terme auraient besoin d’une diminution plus progressive. Pour les patients dont le traitement a été de courte durée, une diminution plus rapide peut être envisagée.
Les symptômes de sevrage des opioïdes sont possibles chez certains patients après une conversion ou une adaptation de dose.
Les tableaux 1, 2 et 3 doivent seulement être utilisés pour le passage d’autres opioïdes à MATRIFEN et non pour le passage de MATRIFEN à d’autres traitements afin d’éviter de surestimer la nouvelle dose analgésique et d’entrainer un risque de surdosage.
Populations particulières
Patients âgés
Les patients âgés doivent être étroitement surveillés et la dose doit être ajustée individuellement en fonction de l’état du patient (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Chez les patients âgés naïfs d’opioïdes, le traitement doit seulement être envisagé lorsque les bénéfices sont supérieurs aux risques. Dans ces cas, seul MATRIFEN 12 microgrammes/heure doit être utilisé pour initier le traitement.
Insuffisance rénale et hépatique
En cas d’insuffisance hépatique ou rénale, une surveillance étroite est nécessaire et la dose doit être ajustée individuellement en fonction de l’état du patient (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Chez les patients naïfs d’opioïdes atteints d’une insuffisance rénale ou hépatique, le traitement doit seulement être envisagé lorsque les bénéfices sont supérieurs aux risques. Dans ces cas, seul MATRIFEN 12 microgrammes/heure doit être utilisé pour initier le traitement.
Population pédiatrique
Enfants âgés de 16 ans et plus
Se reporter à la posologie chez l’adulte.
Enfants âgés de 2 à 16 ans
MATRIFEN doit être administré uniquement aux enfants (âgés de 2 à 16 ans) tolérants aux opioïdes recevant déjà une dose équivalente à au moins 30 mg de morphine orale par jour.
Pour calculer la dose de MATRIFEN à administrer chez les enfants à partir d’opioïdes par voie orale ou parentérale, se référer à la conversion des doses équi-analgésiques (Tableau 1) et à la dose de MATRIFEN recommandée en fonction de la dose journalière de morphine orale (Tableau 4).
Tableau 4 : Dose de MATRIFEN recommandée chez les enfants1 en fonction de la dose journalière de morphine orale2
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Dose de morphine orale par 24 heures (mg/jour) |
Dosage de MATRIFEN (µg/h) |
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30 - 44 |
12 |
|
45 - 134 |
25 |
1 La conversion à des dosages de MATRIFEN supérieurs à 25 microgrammes/heure est la même pour les enfants et les adultes (voir Tableau 2).
2 Dans les études cliniques, ces intervalles de dose journalière de morphine orale ont été utilisés comme base de conversion à MATRIFEN.
Dans deux études pédiatriques, la dose nécessaire de fentanyl par voie transdermique a été calculée de façon prudente : 30 mg à 44 mg de morphine orale par jour ou une dose équivalente d’opioïde ont été remplacés par un dispositif transdermique de fentanyl 12 microgrammes/heure. Cette table de conversion chez l’enfant ne s’applique qu’au passage de la morphine orale (ou son équivalent) à un dispositif transdermique de fentanyl. La table de conversion ne doit pas être utilisée pour le passage d’un traitement par du fentanyl transdermique à d’autres opioïdes en raison du risque de surdosage.
L'effet analgésique de la première dose de MATRIFEN ne sera pas optimal pendant les 24 premières heures. C'est pourquoi il est recommandé de poursuivre à doses régulières les analgésiques antérieurement utilisés pendant les 12 heures suivant le remplacement par MATRIFEN. Pendant les 12 heures suivantes, ces analgésiques pourront être utilisés en fonction du besoin clinique.
Une surveillance des effets indésirables du patient, pouvant inclure une hypoventilation, est recommandée pendant au moins 48 heures après l’initiation du traitement par MATRIFEN ou après une augmentation de la dose (voir rubrique 4.4).
MATRIFEN ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de moins de 2 ans car la sécurité et l’efficacité n’ont pas été établies.
Ajustement de la dose et traitement d'entretien chez les enfants
Le patch de MATRIFEN doit être remplacé toutes les 72 heures. La dose doit être ajustée au cas par cas jusqu’à ce qu’un équilibre entre efficacité analgésique et tolérance soit atteint. La posologie ne doit pas être augmentée par paliers de moins de 72 heures. En cas d’effet analgésique insuffisant de MATRIFEN, il peut être nécessaire d’administrer des doses supplémentaires de morphine ou d’un autre opioïde à courte durée d’action. En fonction des besoins analgésiques supplémentaires et de l’état douloureux de l’enfant, il peut être nécessaire d’augmenter la dose. Les adaptations posologiques doivent être réalisées par paliers de 12 microgrammes/heure.
Mode d’administration
MATRIFEN est à usage transdermique.
MATRIFEN doit être appliqué sur une peau non irritée et non irradiée, sur une partie plane du haut du corps ou sur la partie supérieure du bras.
Chez les jeunes enfants, la partie supérieure du dos est l’emplacement privilégié afin d’éviter que l'enfant retire le patch.
Les poils sur le site d’application doivent être coupés (et non rasés) avant l’application (une région glabre de la peau est préférable). Si le site d’application de MATRIFEN nécessite un nettoyage préalable à l’application du patch, il convient de le faire avec de l’eau propre. Les savons, huiles, lotions ou tout autre agent susceptible d’irriter la peau ou d’en altérer ses caractéristiques ne doivent pas être utilisés. La peau doit être parfaitement sèche avant d’appliquer le patch. Les patchs doivent être examinés avec attention avant utilisation. Tout patch découpé ou endommagé de quelque façon que ce soit ne doit pas être utilisé.
MATRIFEN doit être appliqué immédiatement après avoir extrait le patch de l’emballage scellé. Pour enlever le patch de son sachet protecteur, découpez le sachet le long de la ligne pointilée à l’aide de ciseaux. Découpez délicatement et complètement le bord scellé du sachet pour éviter d’endommager le patch. Puis ouvrir le sachet sur deux côtés en le dépliant comme un livre. La pellicule protectrice du patch est découpée. Plier le patch au centre et retirer séparément chaque moitié de la pellicule. Eviter de toucher le côté adhésif du patch. Appliquer le patch sur la peau en appuyant légèrement avec la paume de la main pendant environ 30 secondes. S’assurer que les bordures du patch adhèrent correctement. Se laver ensuite les mains à l’eau propre.
MATRIFEN peut être porté pendant 72 heures consécutives. Après le retrait du précédent patch transdermique le nouveau patch doit être appliqué à un endroit différent. Attendre plusieurs jours avant d’appliquer un nouveau patch sur la même zone de la peau.
Voie d'administration
transdermique
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Douleur aiguë ou post-opératoire puisqu’il n’y a aucune possibilité de titration de la dose lors d’une utilisation de courte durée et qu’une hypoventilation grave ou potentiellement fatale pourrait en résulter.
Dépression respiratoire sévère.
Mise en garde et précautions d'emploi
Les patients ayant présenté des évènements indésirables graves doivent être surveillés pendant au moins 24 heures après le retrait de MATRIFEN ou plus, si les symptômes cliniques l’imposent du fait de la diminution progressive des concentrations sériques de fentanyl qui, 20 à 27 heures plus tard, sont réduites d’environ 50 %.
Les patients et leur personnel soignant doivent être informés que MATRIFEN contient une quantité de substance active pouvant être fatale, notamment chez l’enfant. En conséquence, ils doivent conserver tous les patchs hors de la vue et de la portée des enfants, avant et après utilisation.
En raison des risques, y compris d’issue fatale, associés à l’ingestion accidentelle, au mésusage et à l’abus, il doit être conseillé aux patients et à leurs soignants de conserver MATRIFEN dans un endroit sûr et sécurisé, non accessible à d’autres personnes.
Patients naïfs d’opioïdes et intolérants aux opioïdes
L’utilisation de MATRIFEN en initiation d’un traitement opioïde chez le patient naïf d’opioïdes a été associée à de très rares cas de dépression respiratoire importante et/ou fatale, particulièrement chez les patients présentant une douleur d’origine non cancéreuse. Le risque d’une hypoventilation grave ou fatale existe même si la plus faible dose de MATRIFEN est utilisée en initiation du traitement chez les patients naïfs d’opioïdes, particulièrement chez les personnes âgées et les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale. La tendance à développer une tolérance varie de façon importante selon les individus. Il est recommandé d’utiliser MATRIFEN chez des patients ayant démontré une tolérance aux opioïdes (voir rubrique 4.2).
Dépression respiratoire
Certains patients peuvent présenter une dépression respiratoire significative avec MATRIFEN ; les patients doivent être surveillés à la recherche de cet effet. La dépression respiratoire peut persister après le retrait du patch de MATRIFEN. L’incidence de la dépression respiratoire augmente avec l’augmentation de la dose de MATRIFEN (voir rubrique 4.9). Les dépresseurs du système nerveux central peuvent accroître la dépression respiratoire (voir rubrique 4.5).
Les opioïdes peuvent entraîner des troubles respiratoires du sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxie du sommeil. L'utilisation d’opioïdes augmente le risque d’ACS de manière dose-dépendante. Chez les patients présentant une ACS, une réduction de la posologie totale des opioïdes doit être envisagée.
Risque lié à l’utilisation concomitante de dépresseurs du système nerveux central (SNC), incluant les médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou médicaments apparentés, l’alcool et les médicaments narcotiques dépresseurs du SNC.
L’utilisation concomitante de MATRIFEN et des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines et médicaments apparentés peut entrainer une sédation, une dépression respiratoire, le coma et un décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec des médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels aucune autre alternative thérapeutique n’est possible. Si MATRIFEN est prescrit avec des médicaments sédatifs, la plus petite dose efficace devra être administrée et la durée de traitement devra être la plus courte possible.
Les patients doivent être étroitement suivis concernant les signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Dans ce cadre, il est fortement recommandé de sensibiliser les patients ainsi que leurs soignants sur ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Maladie pulmonaire chronique
MATRIFEN peut entraîner des effets indésirables plus sévères chez les patients atteints d’une maladie pulmonaire chronique obstructive ou autre. Chez ces patients, les opioïdes peuvent diminuer l’activité respiratoire et augmenter la résistance des voies aériennes.
Effets du traitement à long terme et tolérance
Chez tous les patients, une tolérance aux effets des analgésiques, une hyperalgésie ainsi qu’une dépendance physique et psychique peuvent apparaître après l’administration répétée d’opioïdes, alors qu'une tolérance incomplète est développée pour certains effets indésirables comme la constipation induite par les opioïde. Particulièrement chez les patients présentant une douleur chronique d’origine non cancéreuse, il a été rapporté qu’ils pouvaient ne pas ressentir une amélioration significative de l’intensité de la douleur lors d’un traitement opioïde continu au long cours.
Pendant le traitement, des contacts fréquents doivent avoir lieu entre le médecin et le patient afin d’évaluer la nécessité de poursuivre le traitement (voir rubrique 4.2).
Lorsqu'il est décidé qu'il n'y a pas d'avantage à poursuivre le traitement, il convient d'appliquer une réduction progressive pour remédier aux symptômes de sevrage.
Ne pas interrompre MATRIFEN de manière brutale chez un patient dépendant aux opioïdes. Un syndrome de sevrage pourrait survenir en cas d’arrêt brutal du traitement ou de réduction de la dose.
Il a été rapporté qu’une diminution rapide de la dose de MATRIFEN chez un patient physiquement dépendant aux opioïdes pouvait conduire à des symptômes de sevrage significatifs et à une douleur non contrôlée (voir rubrique 4.2 et rubrique 4.8). Quand un patient n’a plus besoin de traitement, il est recommandé de diminuer la dose progressivement, afin de minimiser les risques de symptômes de sevrage. Une diminution à partir d’une dose élevée peut prendre des semaines, voire des mois.
Le syndrome de sevrage des opioïdes est caractérisé par une partie ou l’ensemble des symptômes suivants : impatiences, larmoiement, rhinorrhée, bâillements, transpiration, frissons, myalgie, mydriase et palpitations. D’autres symptômes pourraient également se développer, comme de l’irritabilité, de l’agitation, de l’anxiété, de l’hyperkinésie, des tremblements, une faiblesse, de l’insomnie, de l’anorexie, des crampes abdominales, des nausées, des vomissements, de la diarrhée ainsi qu’une tension artérielle, un rythme respiratoire ou un pouls élevé.
Trouble lié à l'utilisation d'opioïdes (abus et dépendance)
L'utilisation répétée de MATRIFEN peut conduire à un trouble lié à l'utilisation des opioïdes (TUO). Une dose plus élevée et une durée plus longue du traitement par opioïdes peuvent augmenter le risque de développer un TUO. Un abus ou un mésusage intentionnel de MATRIFEN peut entraîner un surdosage et/ou un décès. Le risque de développer un TUO est accru chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou frères et sœurs) de troubles liés à la consommation de substances (y compris la consommation d'alcool), chez les consommateurs actuels de tabac ou chez les patients ayant des antécédents personnels d'autres troubles de santé mentale (par exemple dépression majeure, anxiété et troubles de la personnalité).
Avant l’instauration du traitement par MATRIFEN et pendant le traitement, les objectifs du traitement et un plan d’arrêt doivent être convenus avec le patient (voir rubrique 4.2). Avant et pendant le traitement, le patient doit également être informé des risques et des signes de TUO. En cas d’apparition de ces signes, il doit être conseillé aux patients de contacter leur médecin.
Les patients traités avec des médicaments opioïdes doivent être surveillés pour détecter des signes de TUO, tels que les comportements de recherche de médicaments (par exemple, demandes de renouvellement trop précoces), en particulier chez les patients à risque accru. Cela inclut l'examen des traitements concomitants par opioïdes et médicaments psychoactifs (comme les benzodiazépines). Pour les patients présentant des signes et des symptômes de TUO, il convient d'envisager une consultation avec un spécialiste des dépendances. En cas d'arrêt du traitement aux opioïdes, voir rubrique 4.4.
Troubles du Système Nerveux Central incluant l’augmentation de la pression intracrânienne
MATRIFEN doit être utilisé avec prudence chez les patients qui peuvent être particulièrement sensibles aux effets intracrâniens de la rétention de CO2, par exemple les patients présentant des signes d’augmentation de la pression intracrânienne, une altération de la conscience ou les patients dans le coma. MATRIFEN doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des tumeurs cérébrales.
Maladies cardiaques
Le fentanyl peut induire une bradycardie et doit donc être utilisé avec prudence chez les patients présentant des bradyarythmies.
Hypotension
Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension, en particulier chez les patients présentant une hypovolémie sévère. Une hypotension et/ou une hypovolémie symptomatique sous-jacente doivent être corrigées avant l’initiation d’un traitement par fentanyl sous forme de patch transdermique.
Insuffisance hépatique
Le fentanyl est métabolisé en métabolites inactifs dans le foie, l’insuffisance hépatique peut retarder son élimination. Les patients présentant une insuffisance hépatique qui reçoivent MATRIFEN doivent être surveillés attentivement pour détecter des signes de toxicité du fentanyl et la dose de MATRIFEN doit être réduite si nécessaire (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Bien qu’il ne soit pas attendu que l’insuffisance rénale modifie l’élimination du fentanyl de façon cliniquement significative, la prudence est recommandée car la pharmacocinétique du fentanyl n’a pas été évaluée chez cette population de patients (voir rubrique 5.2). Le traitement ne doit être envisagé que si les avantages l’emportent sur les risques. Les patients présentant une insuffisance rénale qui reçoivent MATRIFEN doivent être surveillés attentivement pour détecter des signes de toxicité du fentanyl et la dose de MATRIFEN doit être réduite si nécessaire. Des restrictions supplémentaires s’appliquent aux patients naïfs d’opioïdes présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).
Fièvre/Exposition à la chaleur extérieure
Les concentrations du fentanyl peuvent augmenter si la température cutanée augmente (voir rubrique 5.2).
En conséquence, les patients fébriles doivent être surveillés à la recherche d’effets indésirables des opioïdes et la dose de MATRIFEN doit être adaptée si nécessaire. Il est possible que la libération du fentanyl à partir du dispositif soit augmentée par la température pouvant possiblement entraîner un surdosage et un décès.
Tous les patients doivent être informés d’éviter d’exposer le site d’application de MATRIFEN à des sources de chaleur extérieures telles que : coussins chauffants, couvertures chauffantes, matelas d’eau chauffée, lampes solaires ou lampes bronzantes, bains de soleil, bouillotes, bains chauds prolongés, saunas et bains chauds à remous.
Syndrome sérotoninergique
La prudence est conseillée lorsque MATRIFEN est co-administré avec des médicaments affectant les systèmes de neurotransmission sérotoninergique.
Le développement d’un syndrome sérotoninergique pouvant mettre en jeu le pronostic vital peut survenir lors de l’utilisation concomitante de substances actives sérotoninergiques telles que les Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS), les Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline (IRSN), et avec les substances actives altérant le métabolisme de la sérotonine (incluant les Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase [IMAO]). Cela peut se produire à la posologie recommandée (voir rubrique 4.5).
Le syndrome sérotoninergique peut inclure des modifications de l’état mental (par exemple : agitation, hallucinations, coma), une instabilité du système nerveux autonome (par exemple : tachycardie, pression artérielle instable, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (par exemple : hyperréflexie, incoordination, rigidité) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (par exemple : nausées, vomissement, diarrhée).
Si un syndrome sérotoninergique est suspecté, le traitement par MATRIFEN doit être arrêté.
Interactions avec d’autres médicaments
Inhibiteurs du CYP3A4
L’utilisation concomitante de MATRIFEN avec des inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (CYP 3A4) peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de fentanyl, ce qui peut augmenter ou prolonger à la fois les effets thérapeutiques et les effets indésirables, et provoquer une dépression respiratoire grave. Par conséquent, l’utilisation concomitante de MATRIFEN avec des inhibiteurs du CYP3A4 n’est pas recommandée à moins que les bénéfices soient supérieurs au risque accru d’effets indésirables. En général, un patient doit attendre 2 jours après l’arrêt d’un traitement par un inhibiteur du CYP3A4 avant d’appliquer le premier patch de MATRIFEN. Cependant, la durée de l’inhibition varie et pour certains inhibiteurs du CYP3A4 avec une longue demi-vie d’élimination, tels que l’amiodarone, ou pour les inhibiteurs temps-dépendants tels que l’érythromycine, l’idélalisib, la nicardipine et le ritonavir, il peut être nécessaire d’attendre plus longtemps. Par conséquent, il est nécessaire de consulter l’information produit de l’inhibiteur du CYP3A4 concernant la demi-vie de la substance active et la durée de l’effet inhibiteur avant d’appliquer le premier patch de MATRIFEN. Un patient traité par MATRIFEN doit attendre au moins 1 semaine après le retrait du dernier patch avant d’initier un traitement par un inhibiteur du CYP3A4. Si l’utilisation concomitante de MATRIFEN avec un inhibiteur du CYP3A4 ne peut être évitée, il est conseillé de surveiller attentivement l’apparition des signes ou symptômes d’une augmentation ou d’une prolongation des effets thérapeutiques et des effets indésirables du fentanyl (notamment une dépression respiratoire), et si nécessaire la dose de MATRIFEN doit être réduite ou le traitement interrompu (voir rubrique 4.5).
Exposition accidentelle par transfert du patch
Un transfert accidentel du patch de fentanyl sur la peau d’une tierce personne non traitée (plus particulièrement un enfant) au cours du sommeil, ou lors de contacts physiques rapprochés avec une personne traitée peut entraîner un surdosage en opioïde chez cette personne non-traitée. Les patients doivent être informés qu’en cas d’exposition accidentelle, il est nécessaire de retirer immédiatement le patch transféré de la peau de la personne non traitée (voir rubrique 4.9).
Utilisation chez les personnes âgées
Les résultats des études menées après l’administration intraveineuse du fentanyl suggèrent que la clairance du produit peut être réduite et sa demi-vie prolongée chez les personnes âgées.
En outre, les patients âgés risquent d’être plus sensibles à la substance active que les patients plus jeunes. Les patients âgés qui reçoivent MATRIFEN doivent être surveillés attentivement pour détecter des signes de toxicité du fentanyl et la dose de MATRIFEN doit être réduite, si nécessaire (voir rubrique 5.2).
Tractus gastro-intestinal
Les opioïdes augmentent le tonus et diminuent les contractions propulsives des muscles lisses du tractus gastro-intestinal. L’augmentation du temps du transit gastro-intestinal qui en résulte peut être responsable de l’effet de constipation du fentanyl. Les patients doivent être informés des mesures permettant de prévenir la constipation et un traitement laxatif prophylactique doit être envisagé. La plus grande prudence s’impose chez les patients souffrant de constipation chronique. Si un iléus paralytique est présent ou suspecté, le traitement par MATRIFEN doit être arrêté.
Patients présentant une myasthénie grave
Des réactions (myo)cloniques non épileptiques peuvent survenir. La prudence s’impose lors du traitement des patients présentant une myasthénie grave.
Utilisation concomitante d’un mélange d’agonistes/antagonistes des opioïdes
L’utilisation concomitante de buprénorphine, nalbuphine ou pentazocine n’est pas recommandée (voir aussi rubrique 4.5).
Population pédiatrique
MATRIFEN ne doit pas être administré chez les enfants naïfs de traitement opioïde (voir rubrique 4.2). Il existe un risque d'hypoventilation grave ou potentiellement fatale quelle que soit la dose de MATRIFEN dispositif transdermique administrée.
MATRIFEN n'a pas été étudié chez l'enfant de moins de 2 ans. MATRIFEN doit être administré uniquement aux enfants de 2 ans ou plus tolérants aux opioïdes (voir rubrique 4.2).
Afin de prévenir une ingestion accidentelle par l'enfant, choisir avec prudence le site d'application de MATRIFEN (voir rubrique 4.2 et 6.6) et vérifier attentivement la bonne adhésion du patch.
Hyperalgésie induite par les opioïdes
L’hyperalgésie induite par les opioïdes (HIO) est une réponse paradoxale à un opioïde, dans laquelle la perception de la douleur est accrue, malgré une exposition stable ou croissante à l’opioïde. Elle se distingue de la tolérance, pour laquelle des doses plus importantes d’opioïdes sont nécessaires pour atteindre un effet analgésique identique ou pour traiter une douleur récurrente. L’HIO peut se manifester sous la forme d’une augmentation de la douleur, d’une douleur plus généralisée (c.-à-d. moins topique) ou d’une douleur provoquée par des stimuli ordinaires (c.-à-d. non douloureux ; allodynie) sans signe d’une progression de la maladie. En cas de suspicion d’HIO, la dose d’opioïde devra être réduite ou progressivement diminuée, si possible.
Condition de prescription
prescription limitée à 4 semaines
Groupe générique
FENTANYL 50 microgrammes/heure - DUROGESIC 50 microgrammes/heure, dispositif transdermique.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 5 sachet(s) papier aluminium polyacrylonitrile de 1 dispositif(s)
Prix : 20.52
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ISTITUTO GENTILI (ITALIE)