CLOZAPINE TEVA 100 mg, comprimé sécable
Classe médicamenteuse
Antipsychotiques ; Diazépines, oxazépines et thiazépines | code ATC : N05A
Composition
Chaque comprimé contient 100 mg de clozapine.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 182 mg de lactose.
Indications thérapeutiques
Schizophrénie résistante au traitement
CLOZAPINE TEVA est indiqué chez les patients schizophrènes résistants au traitement et chez les patients schizophrènes présentant des effets indésirables neurologiques sévères et impossibles à corriger avec les autres agents antipsychotiques, y compris les antipsychotiques atypiques.
Une résistance au traitement se définit comme un manque d’amélioration clinique satisfaisante, malgré l’utilisation de doses adéquates d’au moins deux antipsychotiques différents, incluant les antipsychotiques atypiques, prescrits pendant une durée adéquate.
Psychose au cours de la maladie de Parkinson
CLOZAPINE TEVA est également indiqué dans les troubles psychotiques survenant au cours de la maladie de Parkinson, dans les cas où le traitement standard a échoué.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie doit être ajustée individuellement. Pour chaque patient, il convient d’utiliser la dose efficace minimale. Pour les doses non réalisables/adaptées à ce dosage, d'autres dosages de ce médicament sont disponibles. Une titration prudente et un schéma posologique à doses fractionnées sont nécessaires pour minimiser les risques d'hypotension, de convulsions et de sédation.
L’instauration d’un traitement par CLOZAPINE TEVA doit être réservée aux patients ayant une numération leucocytaire ≥ 3500/mm3 (3,5x109/l) et un nombre absolu de PNN ≥ 2000/mm3 (2,0x109/l) au sein de limites normales standardisées.
Un ajustement de la posologie est indiqué en cas de traitement associé avec des médicaments ayant des interactions pharmacodynamiques et pharmacocinétiques avec la clozapine, comme les benzodiazépines ou les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (voir rubrique 4.5).
Passage d’un précédent antipsychotique à CLOZAPINE TEVA
Il est généralement recommandé de ne pas utiliser CLOZAPINE TEVA en association avec d’autres antipsychotiques. Lorsqu’un traitement par CLOZAPINE TEVA doit être instauré chez un patient recevant déjà un traitement antipsychotique par voie orale, il est recommandé d’interrompre d’abord celui-ci en réduisant progressivement sa posologie.
Les posologies suivantes sont recommandées :
Patients schizophrènes résistants au traitement
Instauration du traitement
12,5 mg une ou deux fois le premier jour, puis 25 mg une ou deux fois le deuxième jour. Si la tolérance est bonne, la dose journalière peut ensuite être augmentée lentement, par paliers de 25 à 50 mg, de façon à atteindre au maximum 300 mg par jour en l’espace de 2 à 3 semaines. Par la suite, si nécessaire, la dose quotidienne peut être encore augmentée, par paliers de 50 à 100 mg, à raison de deux fois, ou de préférence, une fois par semaine.
Marge posologique
Chez la plupart des patients, l’efficacité antipsychotique peut être escomptée avec 200 à 450 mg/jour, administrés en doses fractionnées. La dose journalière totale peut être répartie de manière inégale, la dose la plus importante étant administrée au moment du coucher.
Dose maximale
Pour obtenir un bénéfice thérapeutique complet, certains patients pourraient nécessiter des doses plus fortes, auquel cas il est possible d’appliquer des paliers judicieux (n’excédant pas 100 mg) jusqu’à atteindre 900 mg/jour. Cependant, il faut prendre en considération la possibilité d’une augmentation des effets indésirables (en particulier la survenue de crises épileptiques) lorsque la posologie utilisée dépasse 450 mg/jour.
Posologie d’entretien
Après l’obtention du bénéfice thérapeutique maximal, de nombreux patients peuvent être maintenus efficacement à des doses plus faibles. Il est dès lors recommandé de diminuer progressivement la posologie. Le traitement doit être poursuivi pendant au moins 6 mois. Si la dose quotidienne ne dépasse pas 200 mg, il peut être approprié d’opter pour une seule prise quotidienne le soir.
Fin du traitement
Si l’on envisage d’arrêter le traitement par CLOZAPINE TEVA, il est recommandé de réduire progressivement la dose sur une période de 1 à 2 semaines. Si un arrêt brutal du traitement s’impose, le patient devra être étroitement surveillé quant à l’apparition de réactions de sevrage (voir rubrique 4.4).
Reprise du traitement après une interruption
Chez les patients dont l’intervalle de temps depuis la dernière prise de CLOZAPINE TEVA est supérieur à 2 jours, le traitement doit être réinstauré à la posologie de 12,5 mg une ou deux fois le premier jour. Si cette dose est bien tolérée, la posologie pourra être augmentée jusqu'au niveau thérapeutique à un rythme plus rapide que celui recommandé pour un traitement initial. Néanmoins, cela doit être réalisé avec une extrême prudence chez les patients qui avaient eu précédemment un arrêt respiratoire ou cardiaque lors de l'ajustement posologique initial (voir rubrique 4.4) mais qui avaient tout de même pu recevoir avec succès la dose thérapeutique.
Troubles psychotiques survenant au cours de la maladie de Parkinson, en cas d’échec du traitement standard
La dose initiale ne doit pas dépasser 12,5 mg/jour, à prendre le soir. Les augmentations ultérieures de dose doivent s’effectuer par paliers de 12,5 mg, avec un maximum de deux augmentations par semaine, jusqu’à l’obtention d’un maximum de 50 mg, dose qui ne peut être atteinte avant la fin de la seconde semaine. La dose quotidienne totale sera administrée de préférence en une seule prise, le soir.
La dose utile moyenne se situe généralement entre 25 et 37,5 mg par jour. Si le traitement, après au moins une semaine d’administration d’une dose de 50 mg, ne fournit aucune réponse thérapeutique satisfaisante, la posologie peut être augmentée avec prudence par paliers de 12,5 mg par semaine.
La dose de 50 mg par jour ne doit être dépassée que dans des cas exceptionnels, et la dose maximum de 100 mg par jour ne doit jamais être dépassée.
Les augmentations posologiques doivent être limitées ou reportées en cas de survenue d’hypotension orthostatique, de sédation excessive ou de confusion. La pression artérielle doit être surveillée pendant les premières semaines de traitement.
En cas de rémission complète des symptômes psychotiques pendant au moins 2 semaines, il est possible d’augmenter la posologie du traitement antiparkinsonien, si cela s’avère indiqué sur la base de l’état moteur. Si cette approche entraîne la récidive des symptômes psychotiques, la posologie de la clozapine peut être augmentée par paliers de 12,5 mg par semaine, jusqu’à un maximum de 100 mg par jour, administrés en une seule fois ou répartis sur deux prises (voir plus haut).
Il est recommandé de réduire progressivement la dose par paliers de 12,5 mg, sur une période d’au moins une semaine (de préférence deux semaines).
Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de neutropénie ou d'agranulocytose (voir rubrique 4.4). Dans cette situation, une étroite surveillance psychiatrique du patient est essentielle étant donné la possibilité de récidive rapide des symptômes.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Les patients présentant une insuffisance hépatique doivent recevoir CLOZAPINE TEVA avec précaution avec une surveillance régulière de la fonction hépatique (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Aucune étude pédiatrique n’a été réalisée. La sécurité et l’efficacité de la clozapine n’ont pas été établies chez les enfants et les adolescents de moins de 16 ans. CLOZAPINE TEVA ne doit pas être utilisé dans cette catégorie d’âge tant qu’on ne dispose pas de données complémentaires.
Patients âgés de 60 ans et plus
Il est recommandé d’initier le traitement à une posologie particulièrement faible (12,5 mg en une prise le premier jour), avec une augmentation ultérieure de la dose par des paliers limités à 25 mg par jour.
Mode d’administration
CLOZAPINE TEVA est administré par voie orale.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Patients ne pouvant pas être soumis à des examens sanguins réguliers.
- Antécédents de granulocytopénie/agranulocytose toxique ou idiosyncrasique (à l’exception de granulocytopénie/agranulocytose résultant d’une chimiothérapie antérieure).
- Antécédents d’agranulocytose induite par la clozapine.
- Le traitement par CLOZAPINE TEVA ne doit pas être initié en concomitance avec des substances connues pour avoir un fort potentiel d’induction d’une agranulocytose ; l’utilisation concomitante d’antipsychotiques à effet retard n’est pas recommandée.
- Insuffisance médullaire fonctionnelle.
- Épilepsie non contrôlée.
- Psychose alcoolique ou induite par d’autres toxiques, intoxication médicamenteuse, états comateux.
- Collapsus circulatoire et/ou dépression du SNC de toute cause.
- Troubles rénaux ou cardiaques sévères (par ex. myocardite).
- Affection hépatique active associée à des nausées, de l’anorexie ou un ictère ; affection hépatique progressive, insuffisance hépatique.
- Iléus paralytique.
Mise en garde et précautions d'emploi
Agranulocytose
La clozapine peut causer une agranulocytose. L'incidence de l'agranulocytose et le taux de décès chez les sujets qui développent une agranulocytose ont nettement diminué depuis l'instauration d'une surveillance de la numération des globules blancs (GB) et du nombre absolu de polynucléaires neutrophiles (PNN). Les mesures de précaution décrites ci-après sont par conséquent obligatoires et doivent être réalisées conformément aux recommandations officielles.
En raison des risques associés à la clozapine, l’emploi de ce médicament est limité aux patients pour lesquels le traitement est indiqué comme mentionné à la rubrique 4.1 et :
- qui présentent initialement un bilan leucocytaire normal (nombre de GB ≥ 3500/mm3 (3,5x109/l) et un nombre absolu de PNN ≥ 2000/mm3 (2,0x109/l), et
- chez lesquels les nombres de GB et de PNN pourront être déterminés régulièrement, c’est-à-dire : une fois par semaine pendant les 18 premières semaines, puis au moins toutes les 4 semaines au-delà. La surveillance doit être poursuivie tout au long du traitement et pendant les 4 semaines qui suivent l’arrêt complet de CLOZAPINE TEVA.
Avant d’instaurer le traitement par CLOZAPINE TEVA, il convient d’effectuer une numération de la formule sanguine (voir la rubrique « Agranulocytose »), de même qu’un examen physique et une anamnèse. Les patients avec des antécédents de maladie cardiaque ou d’anomalies cardiaques lors de l’examen clinique doivent être adressés à un spécialiste pour subir d’autres examens, pouvant inclure un ECG. Ces patients ne seront traités que si les bénéfices attendus l’emportent clairement sur les risques (voir rubrique 4.3). Le médecin traitant doit envisager de réaliser un ECG avant le traitement.
Les médecins prescripteurs doivent respecter strictement les mesures de sécurité requises.
Avant l’instauration du traitement, les médecins doivent s’assurer, qu’à leur connaissance, le patient n’a pas présenté dans le passé d’effet indésirable hématologique sous clozapine, ayant entraîné l’arrêt du traitement. Les prescriptions ne doivent pas couvrir des périodes d’une durée supérieure à l’intervalle séparant deux numérations formules sanguines.
Le traitement par CLOZAPINE TEVA doit être arrêté immédiatement si le nombre de GB est inférieur à 3000/mm3 (3,0x109/l) ou si le nombre absolu de PNN est inférieur à 1500/mm3 (1,5x109/l) à n’importe quel moment du traitement par CLOZAPINE TEVA. Les patients qui ont dû arrêter CLOZAPINE TEVA suite à un déficit en GB ou en PNN ne doivent pas être réexposés à la clozapine.
Lors de chaque consultation, le patient qui reçoit CLOZAPINE TEVA doit être invité à contacter immédiatement son médecin traitant si un type quelconque d’infection commence à se développer. Une attention particulière sera accordée aux symptômes pseudo-grippaux, comme une fièvre ou une angine, ainsi qu’aux autres signes d’infection qui peuvent être révélateurs d’une neutropénie. Les patients et le personnel soignant doivent être informés que, si l’un de ces symptômes apparaît, ils doivent immédiatement procéder à une numération formule sanguine (NFS). Les médecins prescripteurs sont invités à conserver tous les résultats des examens sanguins de tous leurs patients et à prendre les mesures nécessaires afin d’éviter que ces patients ne soient accidentellement réexposés à la clozapine à l’avenir.
Les patients avec des antécédents de lésion médullaire primaire ne peuvent être traités que si le bénéfice du traitement l’emporte sur le risque. Ils doivent être attentivement examinés par un hématologue avant l’instauration de CLOZAPINE TEVA.
Les patients qui ont peu de globules blancs en raison d’une neutropénie ethnique bénigne doivent faire l’objet d’une attention particulière et ne peuvent débuter un traitement par CLOZAPINE TEVA qu’après l’accord d’un hématologue.
Surveillance des nombres de leucocytes et du nombre absolu de neutrophiles (PNN)
La numération leucocytaire et une numération différentielle doivent être effectuées dans les 10 jours précédant l’instauration du traitement par CLOZAPINE TEVA afin de s’assurer que seuls les patients présentant un nombre normal de GB et de PNN (nombre de GB≥ 3500/mm3 (3,5x109/l)) et nombre absolu de PNN (≥ 2000/mm3 (2,0x109/l)) recevront CLOZAPINE TEVA. Après le début d'un traitement par CLOZAPINE TEVA, le nombre de leucocytes et de PNN doit être régulièrement contrôlé et surveillé chaque semaine pendant les 18 premières semaines et au moins toutes les quatre semaines par la suite.
Cette surveillance doit se poursuivre pendant toute la durée du traitement et jusqu’à 4 semaines après l’arrêt complet de CLOZAPINE TEVA ou jusqu’à une normalisation hématologique (voir ci-dessous « Faible nombre de GB/PNN »). A chaque consultation, il convient de rappeler aux patients qu’ils doivent contacter immédiatement leur médecin traitant dès l’apparition d’une infection quelle qu’elle soit, de fièvre, d’angine ou d’autres symptômes pseudo-grippaux. Une numération leucocytaire et une numération différentielle doivent être réalisées immédiatement en cas de survenue de tout signe ou symptôme d’infection.
Faible nombre de GB/PNN
Si, en cours de traitement par CLOZAPINE TEVA, le nombre de GB chute entre 3500/mm3 (3,5x109/l) et 3000/mm3 (3,0x109/l) ou si le nombre absolu de PNN chute entre 2000/mm3 (2,0x109/l) et 1500/mm3 (1,5x109/l), des évaluations hématologiques doivent être réalisées au moins deux fois par semaine jusqu’à stabilisation du nombre de GB et du nombre absolu de PNN dans un intervalle de 3000-3500/mm3 (3,0-3,5x109/l) et 1500-2000/mm3 (1,5-2,0x109/l) respectivement, ou plus.
L’arrêt immédiat du traitement par CLOZAPINE TEVA est impératif si le nombre de GB est inférieur à 3000/mm3 (3,0x109/l) ou si le nombre absolu de PNN est inférieur à 1500/mm3 (1,5x109/l) pendant le traitement par CLOZAPINE TEVA. Dans ce cas, la numération leucocytaire et la numération différentielle doivent être examinées quotidiennement, et les patients doivent être mis sous surveillance attentive à la recherche de symptômes pseudo-grippaux ou d’autres symptômes évocateurs d’une infection.
Il est recommandé de confirmer les valeurs hématologiques en procédant à deux numérations de la formule sanguine deux jours consécutifs ; cependant, le traitement par CLOZAPINE TEVA doit être interrompu après la première numération.
Après l’arrêt de CLOZAPINE TEVA, l’évaluation hématologique est nécessaire jusqu’à normalisation hématologique.
Tableau 1
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Numération globulaire |
Action requise |
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GB/mm3 (l) |
nombre absolu de PNN/mm3 (l) |
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≥ 3500 (≥ 3,5x109) |
≥ 2000 (≥ 2,0x109) |
Continuer le traitement par CLOZAPINE TEVA |
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Entre ≥ 3000 et < 3500 (≥ 3,0x109 et < 3,5x109) |
Entre ≥ 1500 et < 2000 (≥ 1,5x109 et < 2,0x109) |
Continuer le traitement par CLOZAPINE TEVA, examen sanguin 2 fois par semaine jusqu’à stabilisation ou augmentation des numérations |
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< 3000 (< 3,0x109) |
< 1500 (< 1,5x109) |
Arrêter immédiatement le traitement par CLOZAPINE TEVA, examen sanguin quotidien jusqu’à normalisation hématologique, surveiller les signes d’infection. Ne pas réexposer le patient à la clozapine. |
Si malgré l’arrêt du traitement par CLOZAPINE TEVA, le nombre de GB continue à baisser et atteint moins de 2000/mm3 (2,0x109/l) ou si le nombre absolu de PNN chute en deçà de 1000/mm3 (1,0x109/l), le patient doit être pris en charge par un hématologue expérimenté.
Arrêt du traitement pour des raisons hématologiques
Les patients qui ont dû arrêter CLOZAPINE TEVA suite à un déficit en GB ou en PNN (voir plus haut) ne doivent pas être réexposés à la clozapine.
Les médecins prescripteurs sont encouragés à conserver tous les résultats de NFS de leurs patients et à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter qu'à l'avenir ils reçoivent accidentellement à nouveau un traitement par clozapine.
Arrêt du traitement pour d’autres raisons
Chez les patients qui ont été traités par CLOZAPINE TEVA pendant plus de 18 semaines et dont le traitement a été interrompu pendant plus de 3 jours mais moins de 4 semaines, les nombres de GB et de PNN doivent être contrôlés une fois par semaine pendant 6 semaines supplémentaires. Si aucune anomalie hématologique n'est observée, les contrôles à intervalles n'excédant pas 4 semaines peuvent être repris. Si le traitement par CLOZAPINE TEVA a été interrompu pendant 4 semaines ou plus, un contrôle hebdomadaire est requis pendant les 18 semaines suivant la reprise à posologie progressive du traitement (voir rubrique 4.2).
Autres précautions
Ce médicament contient du lactose.
Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Eosinophilie
En cas d’éosinophilie, il est recommandé d’arrêter CLOZAPINE TEVA si le nombre d’éosinophiles dépasse 3000/mm3 (3,0x109/l) ; le traitement ne peut être redémarré qu’une fois le nombre d’éosinophiles soit redescendu sous la barre des 1000/mm3 (1,0x109/l).
Thrombocytopénie
En cas de thrombocytopénie, il est recommandé d’arrêter CLOZAPINE TEVA si le nombre de plaquettes diminue au-dessous de 50 000/mm3 (50x109/l).
Affections cardiovasculaires
Une hypotension orthostatique, avec ou sans syncope, peut survenir lors d’un traitement par CLOZAPINE TEVA. Dans de rares cas, le collapsus circulatoire peut être sévère et s’accompagner d’un arrêt cardiaque et/ou respiratoire. Ces événements sont davantage susceptibles de se produire en cas de co-administration d’une benzodiazépine ou d’un autre agent psychotrope (voir rubrique 4.5), et en cas d'augmentation rapide des doses pendant la phase d'ajustement initial de la posologie ; en de très rares occasions, elles peuvent même survenir après la première prise. Les patients qui débutent un traitement par CLOZAPINE TEVA doivent fair l’objet d’une étroite surveillance médicale. Chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, il est nécessaire de contrôler la pression artérielle en position orthostatique et en décubitus pendant les premières semaines de traitement.
L’analyse des bases de données de sécurité d’emploi suggère que l’utilisation de la clozapine est associée à un risque accru de myocardite, en particulier mais pas uniquement, pendant les deux premiers mois de traitement. Certains cas de myocardite se sont avérés fatals. On a aussi rapporté des cas de péricardite/épanchement péricardique et de cardiomyopathie en association avec la clozapine ; ces cas incluaient également des cas mortels.
Il convient d’envisager la présence de myocardite ou de cardiomyopathie chez les patients qui présentent une tachycardie persistante au repos, particulièrement durant les deux premiers mois de traitement, et/ou des palpitations, arythmies, douleurs thoraciques et autres signes et/ou symptômes d’insuffisance cardiaque (par ex. fatigue inexpliquée, dyspnée, tachypnée), ou encore des symptômes qui miment un infarctus du myocarde. D’autres symptômes peuvent également survenir tels que les symptômes pseudo-grippaux. En cas de suspicion de myocardite ou de cardiomyopathie, il convient d’arrêter le traitement par CLOZAPINE TEVA sans délai et d’envoyer immédiatement le patient chez un cardiologue.
Les patients avec myocardite ou cardiomyopathie induite par la clozapine ne doivent pas être réexposés à CLOZAPINE TEVA.
Infarctus du myocarde
Des cas d’infarctus du myocarde parfois fatals ont été rapportés après la commercialisation. L’évaluation de la causalité était difficile à réaliser dans la majorité des cas en raison de maladies cardiaques préexistantes et d’autres causes plausibles.
Allongement de l’intervalle QT
Comme avec d’autres antipsychotiques, la prudence est de rigueur chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire connue ou ayant des antécédents familiaux d'allongement de l'intervalle QT.
Comme avec d'autres antipsychotiques, la prudence s'impose lorsqu'on prescrit CLOZAPINE TEVA avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT.
Effets indésirables cérébrovasculaires
Une augmentation du risque d’accident vasculaire cérébral a été observé lors d’essais cliniques randomisés, contrôlés versus placebo chez des patients présentant une démence et traités par des antipsychotiques atypiques. Le risque d’accident vasculaire cérébral était trois fois supérieur dans le groupe traité. Le mécanisme d’augmentation de ce risque n’est pas connu. Une augmentation du risque d’accident vasculaire cérébral avec d’autres antipsychotiques ou chez d’autres patients ne peut être exclue. CLOZAPINE TEVA doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral.
Risque de thromboembolie
Le traitement par la clozapine peut être associé à des troubles thromboemboliques, ainsi l'immobilisation des patients doit être évitée.
Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les médicaments antipsychotiques. Comme les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis pour la TEV, tous les facteurs de risque possibles de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par CLOZAPINE TEVA et des mesures préventives doivent être mises en place.
Convulsions
Les patients ayant un antécédent d'épilepsie doivent être surveillés étroitement au cours du traitement par CLOZAPINE TEVA, car des convulsions dose-dépendantes ont été rapportées sous clozapine. Dans ce cas, il convient de réduire la posologie (voir rubrique 4.2) et, si nécessaire, d'instaurer un traitement anticonvulsivant.
Effets anticholinergiques
La clozapine exerce une activité anticholinergique qui peut induire des effets indésirables dans l’ensemble de l’organisme. Il est indiqué de surveiller attentivement les patients en présence d’hypertrophie prostatique et de glaucome à angle fermé. Probablement en raison de ses propriétés anticholinergiques, la clozapine a été associée à différents degrés de troubles du péristaltisme intestinal, allant de la constipation à l’obstruction intestinale, au fécalome et à l’iléus paralytique (voir rubrique 4.8). Ces cas ont eu une issue fatale dans de rares occasions. Une vigilance particulière est nécessaire chez les patients recevant parallèlement des médicaments connus pour provoquer une constipation (en particulier les médicaments ayant des propriétés anticholinergiques comme certains antipsychotiques, certains antidépresseurs et certains antiparkinsoniens) et chez les patients ayant des antécédents de colopathie ou d'intervention chirurgicale abdominale basse, qui risquerait d'aggraver la situation. Il est vital de dépister et de traiter activement la constipation.
Fièvre
Au cours du traitement par CLOZAPINE TEVA, les patients peuvent présenter des élévations transitoires de la température à plus de 38°C, particulièrement pendant les trois premières semaines de traitement. Cette fièvre est généralement bénigne. Occasionnellement, elle peut être associée à une diminution ou une augmentation du nombre de GB. Les patients fébriles doivent être évalués attentivement pour éliminer la possibilité d'une infection sous-jacente ou le développement d'une agranulocytose. En présence d'une fièvre élevée, l'éventualité d'un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) doit être envisagée. Si le diagnostic d’un SMN est confirmé, CLOZAPINE TEVA doit être interrompu immédiatement et des mesures médicales appropriées doivent être réalisées.
Troubles métaboliques
Les antipsychotiques atypiques, y compris la clozapine, ont été associés à des troubles métaboliques susceptibles d’augmenter le risque cardiovasculaire/cérébrovasculaire. Ces troubles métaboliques peuvent inclure une hyperglycémie, une dyslipidémie et une prise de poids. Bien que les antipsychotiques atypiques puissent induire certains troubles métaboliques, chaque médicament de la classe a sa propre spécificité.
Hyperglycémie
De rares cas de diminution de la tolérance au glucose et/ou de développement ou d'exacerbation d'un diabète sucré ont été rapportés sous traitement par la clozapine. Le mécanisme de cette association possible n'a pas encore été déterminé. La survenue d'une hyperglycémie sévère avec acido-cétose ou coma hyperosmolaire, ayant parfois conduit au décès, a été observée très rarement chez des patients sans antécédent d’hyperglycémie. Dans les cas où des données relatives à l'évolution étaient disponibles, l'arrêt de la prise de clozapine a le plus souvent permis une résolution de l’intolérance au glucose et la réintroduction du médicament l'a fait réapparaître. La glycémie doit être régulièrement contrôlée chez les patients ayant commencé un traitement par antipsychotiques atypiques et présentant un diagnostic confirmé de diabète sucré. Un dosage de la glycémie à jeun doit être réalisé en début de traitement et périodiquement durant le traitement chez les patients ayant commencé un traitement par un antipsychotique atypique et présentant des facteurs de risque de diabète sucré (par exemple obésité, antécédents familiaux de diabète). Un dosage de la glycémie à jeun doit être réalisé chez les patients développant des symptômes d’hyperglycémie durant le traitement avec un antipsychotique atypique. Dans certains cas, l’hyperglycémie s’est résolue à l’arrêt de l’antipsychotique atypique ; cependant, un traitement antidiabétique a été nécessaire chez certains patients malgré l’interruption du traitement suspecté. L’arrêt du traitement par CLOZAPINE TEVA doit être envisagé en cas d’échec de la prise en charge médicale active de l’hyperglycémie.
Dyslipidémie
Des anomalies lipidiques ont été observées chez les patients traités par des antipsychotiques atypiques, y compris la clozapine. Une surveillance clinique, incluant un bilan lipidique à l’initiation du traitement et de façon périodique au cours du traitement, chez les patients traités par CLOZAPINE TEVA, est recommandée.
Prise de poids
Un gain de poids a été observé avec l'utilisation d'antipsychotiques atypiques, y compris la clozapine. Une surveillance clinique du poids est recommandée.
Effets de rebond de sevrage
Des réactions aiguës de sevrage ont été rapportées à la suite d’un arrêt brutal de la clozapine, par conséquent, un arrêt progressif du traitement est recommandé. Si un arrêt brutal du traitement est nécessaire (par exemple pour cause de leucopénie), le patient devra être étroitement surveillé quant à la récidive des troubles psychotiques et la survenue de symptômes dus à un effet retard cholinergique, tels que : sueurs profuses, céphalées, nausées, vomissements et diarrhées.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Les patients atteints de troubles hépatiques stables préexistants peuvent être traités par CLOZAPINE TEVA. Ces patients nécessitent cependant une surveillance régulière de la fonction hépatique. Un contrôle de la fonction hépatique doit aussi être réalisé chez les patients présentant des symptômes évoquant une atteinte hépatique, comme des nausées, des vomissements et/ou une anorexie au cours du traitement par CLOZAPINE TEVA. Si l'élévation des valeurs du bilan biologique hépatique atteint un seuil cliniquement significatif (plus de 3 fois la limite supérieure de la normale) ou si un ictère apparaît, le traitement par CLOZAPINE TEVA doit être arrêté. Il ne pourra être réinstauré (voir le paragraphe "Reprise du traitement après une interruption" de la rubrique 4.2) qu'après la normalisation du bilan biologique hépatique. Dans de ce cas, la fonction hépatique devra être étroitement contrôlée après la réintroduction de CLOZAPINE TEVA.
Patients âgés de 60 ans et plus
Chez les patients âgés de 60 ans et plus, il est recommandé d'instaurer le traitement à une plus faible dose (voir rubrique 4.2).
Une hypotension orthostatique peut se manifester lors d’un traitement par CLOZAPINE TEVA et des cas d'épisodes de tachycardie, parfois assez prolongés, ont été rapportés. Les patients âgés de 60 ans et plus peuvent être plus sensibles à ces effets du médicament, en particulier ceux dont la fonction cardio-vasculaire est altérée.
Les patients âgés de 60 ans et plus peuvent aussi être particulièrement sensibles aux effets anticholinergiques de CLOZAPINE TEVA, comme la rétention urinaire et la constipation.
Augmentation de la mortalité chez les sujets âgés atteints de démence :
Des données provenant de deux grandes études observationnelles ont montré que les sujets âgés atteints de démence traités par des antipsychotiques présentent une légère augmentation du risque de décès par rapport à ceux non traités. Il n’existe pas de données suffisantes pour donner une estimation précise de l’importance du risque et la cause de l’augmentation de ce risque n’est pas connue.
CLOZAPINE TEVA n’est pas approuvé pour le traitement des troubles de comportement liés à la démence.
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
CLOZAPINE 100 mg - LEPONEX 100 mg, comprimé sécable.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 14 comprimé(s)
Prix : 6.57
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : TEVA SANTE