BUPIVACAINE ACCORD 5 mg/mL, solution injectable
Classe médicamenteuse
Anesthésiques locaux ; amides | code ATC : N01BB01
Composition
Chlorhydrate de bupivacaïne (sous forme monohydratée)...................................................... 5,00 mg
Pour 1 ml.
Une ampoule de 2 ml contient 10 mg de chlorhydrate de bupivacaïne (sous forme monohydratée).
Une ampoule de 4 ml contient 20 mg de chlorhydrate de bupivacaïne (sous forme monohydratée).
Une ampoule de 5 ml contient 25 mg de chlorhydrate de bupivacaïne (sous forme monohydratée).
Une ampoule de 10 ml contient 50 mg de chlorhydrate de bupivacaïne (sous forme monohydratée).
Un flacon de 20 ml contient 100 mg de chlorhydrate de bupivacaïne (sous forme monohydratée).
Excipient à effet notoire : chaque ml de BUPIVACAINE ACCORD 5 mg/mL solution injectable contient 0,14 mmol (3,2 mg) de sodium.
Indications thérapeutiques
BUPIVACAINE ACCORD est indiquée dans :
- L'anesthésie chirurgicale des adultes et des enfants âgés de plus de 12 ans ;
- La prise en charge des douleurs aiguës chez les adultes, les nourrissons et les enfants âgés de plus d'1 an.
La bupivacaïne est utilisée pour la production d'une anesthésie prolongée par infiltration percutanée, bloc intra-articulaire, bloc(s) nerveux périphérique(s) et bloc nerveux central (caudal ou péridural). La bupivacaïne est également utilisée pour le soulagement des douleurs pendant le travail.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie varie et dépend de la zone à anesthésier, de la vascularisation des tissus, du nombre de segments neuronaux à bloquer, de la tolérance individuelle et de la technique d'anesthésie utilisée.
L'expérience acquise à ce jour montre qu’une dose maximale de 150 mg de chlorhydrate de bupivacaïne en administration unique. Des doses allant jusqu'à 50 mg par heure peuvent être utilisées par la suite. Une dose maximale de 2 mg / kg ne doit pas être dépassée au cours d'une période de quatre heures.
Adultes et enfants âgés de plus de 12 ans
Le tableau ci-après est donné à titre indicatif pour les posologies à respecter pour les techniques les plus couramment utilisées chez un adulte de poids moyen. Les chiffres donnés reflètent la fourchette posologique moyenne nécessaire attendue. Il convient de consulter les ouvrages de référence standards pour connaître les facteurs liés à des techniques de bloc spécifique ainsi que les exigences individuelles du patient.
N.B. Lorsque des blocs prolongés sont utilisés, soit en perfusion continue soit en administration répétée de bolus, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire une lésion nerveuse localisée doivent être pris en compte.
L'expérience du clinicien et la connaissance de l'état physique du patient sont des éléments importants dans le calcul de la dose nécessaire. Il convient d'utiliser la plus petite dose induisant une anesthésie suffisante. Il peut exister des variations individuelles au niveau du délai d’apparition et de la durée de l’effet de l'anesthésie.
Tableau 1 Recommandations posologiques chez l'adulte
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Concentration |
Volume |
Dose |
Délai d’apparition |
Durée de l'effet en heures7) |
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ANESTHÉSIE CHIRURGICALE |
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Administration péridurale lombaire 1) |
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Chirurgie |
5,0 |
15-30 |
75-150 |
15-30 |
2-3 |
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Administration péridurale lombaire 1) |
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Césarienne |
5,0 |
15-30 |
75-150 |
15-30 |
2-3 |
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Administration péridurale thoracique 1) |
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Chirurgie |
2,5 |
5-15 |
12,5-37,5 |
10-15 |
1,5-2 |
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5,0 |
5-10 |
25-50 |
10-15 |
2-3 |
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Bloc péridural caudal 1) |
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(par ex., plexus brachial, nerf fémoral, nerf sciatique) |
5,0 |
10-35 |
50-175 |
15-30 |
4-8 |
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Anesthésie par blocage nerveux |
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|
(par exemple, bloc des nerfs mineurs et infiltration) |
2,5 |
< 60 |
< 150 |
1-3 |
3-4 |
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5,0 |
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1-10 |
3-8 |
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Concentration en mg/ml |
Volume en ml |
Dose en mg |
Délai d’apparition en min |
Durée de l'effet en heures 7) |
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PRISE EN CHARGE DES DOULEURS AIGUËS |
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Administration péridurale lombaire |
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Injections intermittentes 3) (par ex. soulagement des douleurs postopératoires) |
2,5 |
6-15 ; intervalle minimum de 30 minutes |
15-37,5 ; intervalle minimum de 30 minutes |
2-5 |
1-2 |
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|
Administration péridurale lombaire |
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Perfusion continue 4) |
1,25 |
10-15/h |
12,5-18,8/h |
- |
- |
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2,5 |
5-7,5/h |
12,5-18,8/h |
- |
- |
||||||
|
Administration péridurale lombaire |
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|
Perfusion continue, soulagement des douleurs pendant le travail 4) |
1,25 |
5-10/h |
6,25-12,5/h |
- |
- |
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Administration péridurale thoracique |
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|
Perfusion continue4) |
1,25 |
5-10/h |
6,3-12,5/h |
- |
- |
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2,5 |
4-7,5/h |
10-18,8/h |
- |
- |
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Bloc intra-articulaire6) |
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(par ex., injection unique après une arthroscopie du genou) |
2,5 |
≤ 40 |
≤ 1005) |
5-10 |
2-4 h après élimination |
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|
Anesthésie par blocage nerveux |
||||||||||
|
(par exemple, bloc des nerfs mineurs et infiltration) |
2,5 |
≤ 60 |
≤ 150 |
1-3 |
3-4 |
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1) La posologie inclut une dose d'essai
2) La posologie pour un bloc des nerfs majeurs doit être adaptée en fonction du site d'administration et de l'état du patient. Les blocs interscalénique et supraclaviculaire du plexus brachial peuvent être associés à une fréquence plus élevée d'effets indésirables graves, quel que soit l'anesthésique local utilisé, voir également la rubrique 4.4.
3) Au total ≤ 400 mg/24 h.
4) Cette solution est souvent utilisée pour l'administration péridurale en association à un opiacé approprié pour la prise en charge des douleurs. Au total ≤ 400 mg/24 h.
5) Si des doses supplémentaires de bupivacaïne sont utilisées par d'autres techniques chez le même patient, la dose globale ne devra pas dépasser 150 mg.
6) Des cas de chondrolyse ont été rapportés après la commercialisation du produit chez des patients recevant une perfusion intra-articulaire post-opératoire continue d'anesthésiques locaux. La bupivacaïne n'est pas approuvée pour cette indication (voir également rubrique 4.4).
7) Bupivacaïne sans adrénaline.
En général, l'anesthésie chirurgicale (par ex., l'administration péridurale) nécessite d'utiliser des concentrations et des doses plus élevées. Lorsqu'un bloc moins profond est requis (par ex. pour soulager les douleurs ressenties pendant le travail), il est indiqué d’utiliser une concentration plus faible. Le volume du médicament utilisé va influencer l'étendue de l'anesthésie.
Afin d'éviter une injection intravasculaire, on doit procéder à une aspiration répétée avant et pendant l'administration de la dose principale. Celle-ci doit être injectée lentement ou par doses fractionnées, à une vitesse de 25-50 mg/min, tout en surveillant attentivement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec celui-ci. Une injection intravasculaire accidentelle peut se reconnaître à l'augmentation temporaire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle, à l'apparition de signes évocateurs d'un bloc rachidien. L'injection doit être immédiatement interrompue en cas d'apparition de symptômes de toxicité. (Voir rubrique 4.8.1)
L'expérience recueillie à ce jour indique que la dose de 400 mg administrée sur 24 heures est bien tolérée chez un adulte de poids moyen.
Patients pédiatriques âgés de 1 à 12 ans
Les procédures d'anesthésie régionale chez les patients pédiatriques doivent être pratiquées par des médecins qualifiés qui ont une grande expérience de cette population et des techniques concernées.
Les posologies figurant dans le tableau sont données à titre indicatif pour une utilisation en pédiatrie. Des variations peuvent exister d'un individu à l'autre. Chez les enfants de poids corporel élevé, une réduction progressive de la posologie est souvent nécessaire et doit être basée sur le poids corporel idéal. Il convient de consulter les ouvrages de référence standards pour connaître les facteurs affectant les techniques de bloc spécifiques et les besoins individuels du patient.
Il convient d'utiliser la dose la plus petite induisant une analgésie suffisante.
Tableau 2 Recommandations posologiques pour les enfants âgés de 1 à 12 ans
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Concentration |
Volume |
Dose |
Délai d’apparition |
Durée de l'effet en heures |
|
PRISE EN CHARGE DES DOULEURS AIGUËS (per- et postopératoires) |
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Administration péridurale caudale |
2,5 |
0,6-0,8 |
1,5-2 |
20-30 |
2-6 |
|
Administration péridurale lombaire |
2,5 |
0,6-0,8 |
1,5-2 |
20-30 |
2-6 |
|
Administration péridurale thoracique a) |
2,5 |
0,6-0,8 |
1,5-2 |
20-30 |
2-6 |
|
Anesthésie par blocage nerveux (par exemple, bloc des nerfs mineurs et infiltration) |
2,5 |
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0,5 - 2,0 |
|
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5,0 |
|
0,5 - 2,0 |
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Blocs nerveux périphériques (par ex., ilio-inguinal- ilio-hypogastrique) |
2,5 |
|
0,5 - 2,0 |
b) |
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|
5,0 |
|
0,5 - 2,0 |
b) |
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a) Les blocs périduraux thoraciques doivent être administrés par doses fractionnées jusqu'à l'obtention du degré d'anesthésie souhaité.
b) Le délai d'action et la durée des blocs nerveux périphériques dépendent du type de bloc et de la dose administrée.
Chez les enfants, la posologie doit être calculée en fonction du poids corporel, jusqu'à 2 mg/kg.
Afin d'éviter une injection intravasculaire, il convient de procéder à des aspirations répétées avant et pendant l'administration de la dose principale. Celle-ci doit être injectée lentement par doses fractionnées, en particulier par les voies péridurales lombaire et thoracique, tout en surveillant constamment et attentivement les fonctions vitales du patient.
L'infiltration péri-amygdalienne de bupivacaïne 2,5 mg/ml a été pratiquée chez des enfants âgés de 2 ans et plus à une dose de 7,5 à 12,5 mg par amygdale.
Des blocs ilio-inguinaux-ilio-hypogastriques ont été pratiqués chez des enfants âgés d'1 an ou plus avec de la bupivacaïne 2,5 mg/ml à la dose de 0,1 - 0,5 ml/kg, équivalente à 0,25 - 1,25 mg/kg. Des enfants âgés de 5 ans et plus ont reçu de la bupivacaïne 5 mg/ml à la dose de 1,25 - 2 mg/kg.
Pour les blocs péniens, de la bupivacaïne 5 mg/ml a été utilisée à des doses totales de 0,2 - 0,5 ml/kg, équivalentes à 1 - 2,5 mg/kg.
La sécurité d'emploi et l'efficacité de BUPIVACAINE ACCORD avec ou sans adrénaline n'ont pas été établies chez les enfants âgés de moins d'1 an. Seules des données limitées sont disponibles.
La sécurité d'emploi et l'efficacité de l'injection intermittente d'un bolus péridural ou de la perfusion continue n'ont pas été établies. Seules des données limitées sont disponibles
Voie d'administration
infiltration;intraarticulaire;péridurale;périneurale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active, aux médicaments anesthésiques locaux de type amide ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- anesthésie régionale intraveineuse (bloc de Bier) ;
- bloc paracervical en obstétrique.
L'anesthésie péridurale, quel que soit l'anesthésique local utilisé, a ses propres contre-indications, parmi lesquelles :
- maladie active du système nerveux central telle que méningite, poliomyélite, hémorragie intracrânienne, dégénérescence subaiguë combinée de la moelle épinière due à une anémie pernicieuse, un empoisonnement du sang (septicémie), un traumatisme rachidien récent et à des tumeurs cérébrales et rachidiennes ;
- tuberculose rachidienne ;
- infection pyogène de la peau au site de la ponction lombaire ou à proximité de celui-ci ;
- choc cardiogénique ou hypovolémique ;
- troubles de la coagulation ou traitement anticoagulant en cours.
Les solutions de chlorhydrate de bupivacaïne sont contre-indiquées pour l'injection dans des zones enflammées ou infectées.
Mise en garde et précautions d'emploi
Des cas d'arrêt cardiaque ont été rapportés pendant l'utilisation de la bupivacaïne pour l'anesthésie péridurale ou le bloc nerveux périphérique, dans lesquels il s'est avéré difficile de réanimer le patient, qui a fini par réagir après des efforts de réanimation prolongés. Toutefois, dans certains cas, la réanimation s'est avérée impossible malgré une préparation apparemment suffisante et une prise en charge appropriée.
Comme tous les médicaments anesthésiques locaux, la bupivacaïne peut avoir des effets toxiques aigus sur le système nerveux central et sur le système cardiovasculaire si elle est utilisée pour les procédures sous anesthésie locale aboutissant à des concentrations élevées de médicament dans le sang. C'est le cas en particulier après une administration intravasculaire non intentionnelle ou une injection dans des zones hautement vascularisées. Des cas d'arythmie ventriculaire, de fibrillation ventriculaire, de collapsus cardiovasculaire brutal et de décès ont été rapportés en relation avec des concentrations systémiques élevées de bupivacaïne.
Un équipement adéquat de réanimation doit être disponible chaque fois qu'une anesthésie locale ou générale est administrée. Le clinicien responsable doit prendre les précautions qui s'imposent pour éviter une injection intravasculaire (voir rubrique 4.2).
On devra d’abord installer une canule intraveineuse aux fins de réanimation avant d’injecter l’anesthésique local. Les cliniciens doivent avoir reçu une formation adéquate et appropriée relative aux interventions à effectuer et doivent être habitués à diagnostiquer et à traiter les effets indésirables, la toxicité systémique et les autres complications pouvant survenir (voir rubriques 4.9 et 4.8).
Les blocs nerveux périphériques majeurs peuvent nécessiter l'administration d'un grand volume d'anesthésique local dans des zones hautement vascularisées, souvent situées à proximité de gros vaisseaux où il existe un risque accru d'injection intravasculaire et/ou d'absorption systémique. Ceci peut conduire à des concentrations plasmatiques élevées.
Un surdosage ou une injection intraveineuse accidentelle peut donner lieu à des réactions toxiques.
L'injection de doses répétées de chlorhydrate de bupivacaïne peut entraîner des augmentations importantes des concentrations sanguines après administration de chaque dose, en raison de l'accumulation lente du médicament. La tolérance varie en fonction de l'état du patient.
Même si l'anesthésie régionale est fréquemment la technique anesthésique optimale, certains patients doivent être surveillés de près afin de réduire le risque d'effets indésirables dangereux :
- Les patients âgés et les patients en mauvais état général doivent recevoir des doses réduites compatibles avec leur état ;
- Les patients qui présentent un bloc cardiaque partiel ou complet car les anesthésiques locaux peuvent déprimer la conduction myocardique ;
- Le chlorhydrate de bupivacaïne doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d'épilepsie et ceux souffrant d'une maladie hépatique avancée ou d'un dysfonctionnement rénal sévère ;
- Les patientes aux stades avancés de la grossesse ;
- Les patients traités par des antiarythmiques de classe III (par ex., l'amiodarone) doivent être attentivement surveillés et feront l'objet d'un suivi par ECG car les effets cardiaques peuvent être potentialisés.
Les patients allergiques aux anesthésiques locaux de type esters (procaïne, tétracaïne, benzocaïne, etc.) n'ont pas présenté de sensibilité croisée aux agents amidiques tels que la bupivacaïne.
Certaines procédures sous anesthésie locale peuvent être associées à des effets indésirables graves, quel que soit l'anesthésique local utilisé.
- Les anesthésiques locaux doivent être utilisés avec prudence pour l'anesthésie péridurale chez les patients dont la fonction cardiovasculaire est diminuée étant donné qu'ils peuvent être moins à même de compenser les modifications fonctionnelles associées à l'allongement de la conduction auriculo-ventriculaire produit par ces médicaments.
- Les effets physiologiques générés par un bloc du système nerveux central sont plus prononcés en présence d'une hypotension. Les patients présentant une hypovolémie, quelle qu'en soit la cause, peuvent développer une hypotension brutale et sévère au cours de l'anesthésie péridurale. L'anesthésie péridurale doit donc être évitée ou être utilisée avec prudence chez les patients qui présentent une hypovolémie non traitée ou une insuffisance importante du retour veineux.
- Des injections rétrobulbaires peuvent dans de très rares cas atteindre l'espace crânien subarachnoïdien et provoquer une cécité temporaire, un collapsus cardiovasculaire, de l'apnée, des convulsions etc.
- Des injections rétro- et péribulbaires d'anesthésiques locaux comportent un risque peu élevé de dysfonctionnement persistant du muscle oculaire. Ceci est principalement attribuable au traumatisme et/ou aux effets toxiques locaux sur les muscles et/ou les nerfs. La sévérité de telles réactions tissulaires est liée au degré de traumatisme, à la concentration de l'anesthésique local et à la durée d'exposition du tissu à l'anesthésique local. Pour cette raison, comme pour tous les anesthésiques locaux, on utilisera toujours la concentration et la dose d'anesthésique local les plus faibles possibles qui soient efficaces.
- Les vasoconstricteurs peuvent aggraver les réactions tissulaires et ne doivent être utilisés que lorsque cela est indiqué.
- De faibles doses d'anesthésiques locaux injectées dans la région de la tête et du le cou, y compris des blocs rétrobulbaires, dentaires, et du ganglion stellaire, peuvent produire une toxicité systémique en cas d'injection accidentelle dans une artère.
- L’injection d’une solution contenant de l’adrénaline et de la bupivacaïne dans les zones parcourues par des artères terminales (par ex., bloc pénien, bloc d’Oberst) peut entraîner une nécrose tissulaire ischémique.Des cas de chondrolyse ont été rapportés après la commercialisation chez des patients recevant une perfusion continue intra-articulaire postopératoire d'anesthésiques locaux. La majorité des cas de chondrolyse rapportés concernait l'articulation de l'épaule. Étant donné les nombreux facteurs contributifs et le manque de cohérence entre les publications scientifiques en ce qui concerne le mécanisme d'action, aucun lien de causalité n'a été démontré. La perfusion continue intra-articulaire de BUPIVACAINE ACCORD n'est pas une indication approuvée.
Une anesthésie péridurale par un anesthésique local peut conduire à de l'hypotension et à de la bradycardie ; ce risque devra être anticipé et l'on devra prendre les mesures de précaution nécessaires.
L'apparition d'une hypotension doit être traitée rapidement, avec un sympathomimétique, par voie intraveineuse, répété si nécessaire. Une hypotension sévère peut découler de l'hypovolémie consécutive à une hémorragie ou à la déshydratation, ou d'une occlusion aorto-cave chez des patients présentant des ascites massives, de grosses tumeurs abdominales ou chez des patientes en fin de grossesse. Il convient d'éviter la survenue d'une hypotension importante chez les patients présentant une décompensation cardiaque.
Les patients présentant une hypovolémie, quelle qu'en soit la cause, peuvent développer une hypotension brutale et sévère au cours de l'anesthésie péridurale.
L'anesthésie péridurale peut provoquer une paralysie intercostale, et cela peut occasionner une gêne respiratoire chez les patients qui présentent des épanchements pleuraux. Une septicémie peut augmenter le risque de formation d'un abcès intra-rachidien au cours de la période postopératoire.
Lorsque la bupivacaïne est administrée en voie intra-articulaire, une précaution particulière est recommandée en cas de suspicion de traumatisme intra-articulaire majeur récent ou lorsque la procédure chirurgicale a créé de nombreuses surfaces non traitées susceptibles d’accélérer l’absorption et d’augmenter les concentrations plasmatiques.
Population pédiatrique
La sécurité d'emploi et l'efficacité du chlorhydrate de bupivacaïne n'ont pas été établies chez les enfants âgés de moins d'1 an. Seules des données limitées sont disponibles.
L'utilisation de la bupivacaïne pour le bloc intra-articulaire chez les enfants âgés de 1 à 12 ans n'a pas été documentée.
L'utilisation de la bupivacaïne pour le bloc des nerfs majeurs chez les enfants âgés de 1 à 12 ans n'a pas été documentée.
Pour l'anesthésie péridurale chez l'enfant, il convient d'administrer des doses fractionnées compatibles avec leur âge et leur poids, car l'anesthésie péridurale en particulier au niveau thoracique peut conduire à une hypotension sévère et à une insuffisance respiratoire.
Chaque ml de solution injectable contient environ 0,14 mmol de sodium. Ceci doit être pris en considération par les patients qui suivent un régime hyposodé strict.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
BUPIVACAÏNE (CHLORHYDRATE DE) 100 mg/20 ml - MARCAINE 0,50 POUR CENT (100 mg/20 ml), solution injectable (FLACON de 20 ml).
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 20 ml avec capsule amovible orange
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE