PACLITAXEL KABI 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Antinéoplasiques - Alcaloïdes végétaux et autres produits naturels, taxanes | code ATC : L01C

Chaque ml de solution à diluer pour perfusion contient 6 mg de paclitaxel.

Un flacon de 5 ml contient 30 mg de paclitaxel.

Un flacon de 16,7 ml contient 100 mg de paclitaxel.

Un flacon de 25 ml contient 150 mg de paclitaxel.

Un flacon de 50 ml contient 300 mg de paclitaxel.

Un flacon de 100 ml contient 600 mg de paclitaxel.

Excipient(s) à effet notoire : ricinoléate de macrogolglycérol (530 mg/ml), éthanol anhydre (393 mg/ml) (49,7% (v/v)).

Cancer de l’ovaire :

En traitement de première intention du cancer de l’ovaire, le paclitaxel est indiqué chez les patientes présentant une maladie avancée ou résiduelle (> 1 cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine.

En traitement de deuxième intention du cancer de l’ovaire, le paclitaxel est indiqué chez les patientes présentant un carcinome métastatique de l’ovaire après échec du traitement classique à base de sels de platine.

Cancer du sein :

En traitement adjuvant, le paclitaxel est indiqué dans le traitement du carcinome du sein avec envahissement ganglionnaire après un traitement par anthracycline et cyclophosphamide (AC).

Le traitement adjuvant par le paclitaxel doit être considéré comme alternative à une prolongation du traitement par AC.

Le paclitaxel est indiqué dans le traitement initial du cancer du sein localement avancé ou métastatique soit en association avec une anthracycline chez les patientes auxquelles un traitement par une anthracycline convient, soit en association avec le trastuzumab chez les patientes avec une surexpression HER-2 (Human Epidermal Growth factor Receptor 2) classée 3+ par l’immunohistochimie et auxquelles une anthracycline ne convient pas (voir les rubriques 4.4 et 5.1).

Administré seul, le paclitaxel est aussi indiqué pour le traitement des carcinomes métastatiques du sein pour les patientes en échec, ou non candidates, au traitement classique à base d’anthracycline.

Cancer bronchique non à petites cellules avancé :

En association avec le cisplatine, le paclitaxel est indiqué pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) chez les patients qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement curative et/ou une radiothérapie.

Sarcome de Kaposi associé au SIDA :

Le paclitaxel est indiqué dans le traitement des patients en stade avancé du sarcome de Kaposi lié au SIDA et après échec d’un traitement antérieur par des anthracyclines liposomales.

Des données d’efficacité limitées étayent cette indication. Un résumé des études significatives est présenté à la rubrique 5.1.

Posologie

PACLITAXEL KABI doit être administré sous la surveillance d’un spécialiste en oncologie et dans une unité spécialisée pour l’administration d’agents cytotoxiques (voir rubrique 6.6).

Tous les patients doivent être prémédiqués avec des corticoïdes, des antihistaminiques et des antagonistes des récepteurs H2, avant administration de paclitaxel :

Médicament

Posologie

Administration avant le paclitaxel

Dexaméthasone

20 mg per os* ou IV

Pour l’administration orale :

environ 12 et 6 heures ou

Pour l’administration IV : 30 à 60 min

Diphenhydramine**

50 mg IV

30 à 60 minutes

Cimétidine ou

Ranitidine

300 mg IV

50 mg IV

30 à 60 minutes

* 8 ‑ 20 mg pour les patients atteints du sarcome de Kaposi

** ou antihistaminique équivalent, par exemple la chlorphéniramine.

Le paclitaxel en solution à diluer pour perfusion doit être dilué avant utilisation (voir rubrique 6.6) et doit être administré par voie intraveineuse uniquement.

Le paclitaxel doit être administré à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre ≤ 0,22 µm (voir rubrique 6.6).

Traitement de première intention du carcinome de l’ovaire :

Bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'évaluation, un schéma associant le paclitaxel et le cisplatine est recommandé. En fonction des durées de perfusion, deux posologies de paclitaxel sont recommandées : paclitaxel 175 mg/m2 en administration intraveineuse de 3 heures, suivi d’une administration de cisplatine 75 mg/m2 toutes les 3 semaines ou paclitaxel 135 mg/m2 en perfusion de 24 heures, suivi d’une administration de cisplatine 75 mg/m2 avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir rubrique 5.1).

Traitement de deuxième intention du carcinome de l’ovaire :

La posologie recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement adjuvant du carcinome du sein :

La posologie recommandée de paclitaxelest de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures toutes les 3 semaines pour quatre cures, après un traitement par AC.

Traitement de première intention du carcinome du sein :

Lors d’une association avec la doxorubicine (50 mg/m2), le paclitaxel doit être administré 24 heures après la doxorubicine. La posologie recommandée de paclitaxelest de 220 mg/m2 en administration IV sur 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir rubriques les 4.5 et 5.1).

Lors d’une association avec le trastuzumab, la posologie recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2 en administration IV sur 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir rubrique 5.1). La perfusion de paclitaxel peut commencer le jour suivant la première administration de trastuzumab ou immédiatement après les administrations suivantes du trastuzumab si la dose précédente de trastuzumab a été bien tolérée (pour les détails de la posologie du trastuzumab, voir le résumé des caractéristiques du produit de Herceptin®).

Traitement de deuxième intention du carcinome du sein :

Traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (CPNPC) :

La posologie recommandée de paclitaxelest de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures, suivie de cisplatine à une posologie de 80 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du sarcome de Kaposi (SK) lié au SIDA :

La posologie recommandée de paclitaxel est de 100 mg/m² administrée en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines. Lors des cures suivantes, la dose de paclitaxel doit être ajustée en fonction de la tolérance individuelle des patients.

Le paclitaxel ne doit pas être réadministré tant que le nombre de neutrophiles n’est pas supérieur ou égal à 1 500/mm3 (≥ 1 000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) et le nombre de plaquettes n’est pas supérieur ou égal à 100 000 /mm3 (≥ 75 000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi). Pour les patients présentant une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm3 pendant une semaine ou plus) ou une neuropathie périphérique sévère, les doses doivent être réduites de 20% lors des cures suivantes (25% pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité chez les enfants de moins de 18 ans n’a pas encore été établie. C’est pourquoi le paclitaxel n’est pas recommandé pour l’usage pédiatrique.

Patients avec Insuffisance hépatique :

Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des ajustements posologiques chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir les rubriques 4.4 et 5.2). Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Mode d’administration

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

intraveineuse

Hypersensibilité à la substance active ou à tout autre excipient mentionné à la rubrique 6.1, particulièrement au ricinoléate de macrogolglycérol (huile de ricin polyoxyéthylée) (voir rubrique 4.4).

Le paclitaxel ne doit pas être utilisé chez des patients ayant un taux initial de neutrophiles < 1500/mm3 (< 1 000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Dans le sarcome de Kaposi, le paclitaxel est également contre-indiqué chez les patients qui présentent des infections concomitantes, sévères ou non contrôlées.

Le paclitaxel est contre-indiqué pendant l’allaitement (voir rubrique 4.6).

Le paclitaxel doit être administré sous la surveillance d’un médecin ayant l’expérience des chimiothérapies anticancéreuses. Du fait du risque de réactions d’hypersensibilité sévère, les équipements de soutien appropriés doivent être disponibles.

Compte tenu de la possibilité d’une extravasation, il est conseillé de surveiller étroitement le site d’injection pour vérifier l’absence d’infiltration pendant l’administration du médicament.

Les patients doivent recevoir une prémédication associant des corticoïdes, des antihistaminiques et des antagonistes H2 (voir rubrique 4.2). Le paclitaxel doit être administré avant le cisplatine en cas d’association (voir rubrique 4.5).

Des réactions d'hypersensibilité sévères, caractérisées par une dyspnée et une hypotension nécessitant un traitement, un angio-oedème et une urticaire généralisée, ont été observées chez moins de 1% des patients traités par le paclitaxel après l'administration d'une prémédication adéquate. Ces réactions sont probablement d’origine histaminique. Les réactions d’hypersensibilité sévères imposent l’arrêt immédiat de la perfusion de paclitaxel et la mise en place d’un traitement symptomatique. Par la suite, le paclitaxel ne devra pas être réadministré au patient.

La myélosuppression (essentiellement la neutropénie) est un effet toxique dose-limitant. Des contrôles fréquents de la numération de la formule sanguine doivent donc être effectués durant le traitement par paclitaxel. Une nouvelle cure de paclitaxel ne doit pas être initiée tant que le nombre de neutrophiles n’est pas revenu à une valeur ≥ 1 500/mm3 (≥ 1 000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) et le nombre de plaquettes à une valeur ≥ 100 000/mm3 (≥ 75 000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi). Dans une étude clinique du sarcome de Kaposi, la majorité des patients recevaient du G-CSF (facteur de croissance de la lignée granulocytaire).

De rares cas de troubles sévères de la conduction cardiaque ont été rapportés lorsque le paclitaxel est administré seul. Si un trouble important de la conduction cardiaque apparait durant l’administration de paclitaxel il faut instituer un traitement approprié et placer le patient sous monitoring cardiaque continu durant les cures suivantes de paclitaxel. Hypotension, hypertension, bradycardie ont été observés durant l’administration de paclitaxel sans que ceci ne se traduise par l’apparition de symptômes et ne requière un traitement spécifique. Une surveillance fréquente des fonctions vitales est préconisée durant la perfusion de paclitaxel, notamment pendant la première heure de perfusion de paclitaxel. Des évènnements cardio-vasculaires sévères ont été observés plus fréquemment chez le patient ayant un cancer bronchique non à petites cellules que dans le carcinome du sein ou de l’ovaire. Un seul cas d’insuffisance cardiaque lié au paclitaxel a été observé dans une étude clinique du sarcome de Kaposi lié au SIDA.

Quand le paclitaxel est administré en association avec la doxorubicine ou le trastuzumab pour le traitement de première intention du carcinome métastatique du sein, une surveillance cardiaque s’impose. Les patientes susceptibles d’être traitées par le paclitaxel dans ces associations doivent bénéficier d’une évaluation cardiaque initiale comportant : anamnèse et examen clinique, ECG, échocardiogramme et/ou scintigraphie cardiaque (MUGA). La surveillance de la fonction cardiaque doit être réévaluée pendant le traitement (par exemple, tous les trois mois). La surveillance peut permettre d’identifier les patientes développant un dysfonctionnement cardiaque et le médecin doit soigneusement évaluer la dose cumulative (mg/m²) d’anthracycline administrée afin de déterminer la fréquence des contrôles de la fonction ventriculaire. En cas de détérioration de la fonction cardiaque, même asymptomatique, le médecin doit évaluer avec précaution le bénéfice clinique d’une poursuite du traitement, face au risque potentiel de provoquer une atteinte cardiaque potentiellement irréversible. Si le traitement est poursuivi, la surveillance de la fonction cardiaque doit être plus fréquente (par exemple, tous les 1 à 2 cycles). Pour plus d’informations, consulter le résumé des caractéristiques du produit de Herceptin® ou de la doxorubicine.

Bien que la neuropathie périphérique soit un effet indésirable fréquent, elle n’entraine habituellement que des symptômes mineurs. En cas d’apparition de symptômes sévères, il est recommandé de réduire la dose de 20% (25% pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) lors de toutes les cures suivantes de paclitaxel.

Pour les patients présentant un cancer bronchique non à petites cellules et pour les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire et recevant un traitement de première ligne, le paclitaxel administré en perfusion de 3 heures associé au cisplatine a pour résultat une plus grande fréquence deneurotoxicité sévère que le paclitaxel en monothérapie et le cyclophosphamide suivi du cisplatine.

Des précautions particulières doivent être prises afin d’éviter une administration intra-artérielle du paclitaxel. En effet, des réactions tissulaires sévères ont été observées chez l’animal lors d’administrations intra-artérielles, au cours d’études de tolérance locale.

L’association de paclitaxel avec une radiothérapie pulmonaire, quel que soit l’ordre dans lequel ils sont administrés au patient, peut contribuer au développement d’une pneumopathie interstitielle.

Les patients présentant une insuffisance hépatique peuvent être exposés à un risque accru d’effets indésirables, en particulier une myélosuppression de grade 3-4. Chez des patients présentant un dysfonctionnement hépatique léger, il n’a pas été montré que la toxicité du paclitaxel était augmentée lorsque celui-ci est administré en perfusion de 3 heures. Lorsque le paclitaxel est administré en perfusion plus longue, chez des patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, une augmentation de la myélosuppression peut être observée. Les patients doivent être soumis à une étroite surveillance pour déceler la survenue d’une myélosuppression profonde (voir rubrique 4.2). Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des ajustements posologiques chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 5.2).

Aucune donnée n’est disponible chez les patients présentant une cholestase sévère. Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

De rares cas de colites pseudomembraneuses ont été rapportés, notamment chez des patients qui n’avaient pas reçu d’antibiothérapie concomitante. Cette réaction doit être prise en compte dans le diagnostic différentiel des diarrhées sévères ou persistantes survenant pendant ou peu après le traitement par le paclitaxel.

Le paclitaxel s’est révélé tératogène, embryotoxique et mutagène sur de nombreux systèmes expérimentaux.

Par conséquent, les hommes et femmes sexuellement actifs et en âge de procréer et/ou leurs partenaires doivent utiliser des contraceptifs pendant le traitement et jusqu’à 6 mois après le traitement par le paclitaxel (voir rubrique 4.6). La contraception hormonale est contre-indiquée dans le cas de tumeurs à récepteurs hormonaux-dépendants.

Les cas de mucite sévère sont rares chez les patients atteints du SK. En cas de réaction sévère, la dose de paclitaxel doit être diminuée de 25%.

Ce médicament contient 393 mg d’alcool (éthanol) dans chaque 1 ml de solution, ce qui équivaut à 39,3% p/v. La quantité dans 52,5 ml de ce médicament équivaut à 515,8 ml de bière ou 206,3 ml de vin.

Délétère pour les personnes souffrant d’alcoolisme. A prendre en compte chez les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les groupes de patients à haut risque tels que les patients atteints de troubles hépatiques ou d’épilepsie.

Etant donné que ce médicament est généralement administré lentement pendant 3 heures, les effets de l'alcool peuvent être réduits.

Une dose de 52,5 ml de ce médicament administrée à un adulte pesant 70 kg entraînerait une exposition à 295 mg/kg d'éthanol, ce qui pourrait entraîner une augmentation de la concentration d’alcool dans le sang (BAC) d'environ 50 mg/100 ml.

Ce médicament contient du ricinoléate de macrogolglycérol qui peut provoquer des réactions allergiques sévères.

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

PACLITAXEL 6 mg/1 ml - TAXOL 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion.

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 5 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : FRESENIUS KABI FRANCE