BROMAZEPAM ARROW 1,5 mg, comprimé

dérivés des benzodiazépines | code ATC : N05BA08

Bromazépam......................................................................................................................... 1,5 mg

Pour un comprimé

Excipient à effet notoire : lactose.

- Traitement symptomatique des manifestations anxieuses sévères et/ou invalidantes,

- Prévention et traitement du delirium tremens et des autres manifestations du sevrage alcoolique.

Posologie et mode d’administration

L’utilisation du bromazépam n’est pas recommandée chez l’enfant, en l’absence d’étude. De plus, le comprimé n’est pas une forme adaptée à l’enfant de moins de 6 ans (risque de fausse route).

Dose

Dans tous les cas, le traitement sera initié à la dose efficace la plus faible et la dose maximale ne sera pas dépassée.

En pratique courante

Chez l’adulte, en début de traitement, la posologie quotidienne moyenne du bromazépam est de 6 mg par jour, répartie le plus souvent de la manière suivante :

- 1 comprimé le matin,

- 1 comprimé le midi,

- 2 comprimés le soir

Elle doit être ensuite adaptée individuellement en fonction de la réponse thérapeutique.

En psychiatrie

Selon la gravité de l’anxiété à traiter : chez les malades ambulatoires, la posologie s’établit entre 6 et 18 mg ; chez des sujets dont la sévérité du syndrome anxieux exige l’hospitalisation, il est possible de prescrire des doses plus élevées, 24 voire 36 mg par jour.

Chez l’enfant

Il est recommandé de réduire la posologie, de moitié par exemple.

Chez le sujet âgé

La plus faible dose possible de bromazépam doit être utilisée (la moitié de la dose recommandée chez l’adulte, par exemple). L’effet pharmacologique des benzodiazépines apparaît plus important chez le sujet âgé que chez le sujet jeune à des concentrations plasmatiques similaires.

Chez l'insuffisant rénal ou l'insuffisant hépatique léger à modéré

Il est recommandé de réduire la posologie de bromazépam à la dose la plus faible possible (de moitié, par exemple).

Durée

Le traitement doit être aussi bref que possible. L’indication sera réévaluée régulièrement surtout en l’absence de symptômes. La durée globale du traitement ne devrait pas excéder 8 à 12 semaines pour la majorité des patients, y compris la période de réduction de la posologie (voir rubrique 4.4).

Dans certains cas, il pourra être nécessaire de prolonger le traitement au-delà des périodes préconisées. Ceci suppose des évaluations précises et répétées de l’état du patient.

Prévention et traitement du delirium tremens et des autres manifestations du sevrage alcoolique : traitement bref de l’ordre de 8 à 10 jours.

orale

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :

- hypersensibilité connue aux benzodiazépines, à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

- insuffisance respiratoire sévère ;

- insuffisance hépatique sévère, aiguë ou chronique (risque de survenue d’une encéphalopathie hépatique) ;

- myasthénie ;

- syndrome d’apnée du sommeil.

Mises en garde spéciales

Tolérance pharmacologique

L’action des benzodiazépines et apparentés peut diminuer progressivement malgré l’utilisation de la même dose en cas d’administration répétées durant plusieurs semaines.

Abus, dépendance et syndrome de sevrage

Tout traitement par les benzodiazépines et apparentés, et plus particulièrement en cas d’utilisation prolongée, peut entraîner un état de phamacodépendance physique et psychologique.

Divers facteurs semblent favoriser la survenue de la dépendance :

- durée du traitement,

- dose,

- antécédents d’autres dépendances : médicamenteuses ou non, y compris alcoolique.

Une pharmacodépendance peut survenir à doses thérapeutiques et/ou chez des patients sans facteur de risque individualisé.

Cet état peut entraîner à l’arrêt du traitement un phénomène de sevrage.

Certains symptômes sont fréquents et d’apparence banale : insomnie, céphalées, diarrhée, anxiété extrême, myalgies, tension, irritabilité, nervosité, confusion.

Dans les cas sévères, les symptômes suivants peuvent se produire : hyperacousie, agitation voire épisode confusionnel, paresthésies des extrémités, hypersensibilité à la lumière, au bruit, et au contact physique, dépersonnalisation, déréalisation, phénomènes hallucinatoires, convulsions.

Les symptômes du sevrage peuvent se manifester dans les jours qui suivent l’arrêt du traitement. Pour les benzodiazépines à durée d’action brève, et surtout si elles sont données à doses élevées, les symptômes peuvent même se manifester dans l’intervalle qui sépare deux prises.

Lors de l'utilisation de benzodiazépines à longue durée d'action, il est important d'informer le patient que le passage à une benzodiazépine de courte durée d'action peut entraîner l'apparition de symptômes de sevrage.

L’association de plusieurs benzodiazépines risque, quelle qu’en soit l’indication anxiolytique ou hypnotique, d’accroître le risque de pharmacodépendance.

Des cas d’abus ont également été rapportés, notamment, chez des patients abusant de plusieurs autres substances médicamenteuses ou non. BROMAZEPAM ARROW doit être utilisé avec extrême précaution chez les patients ayant des antécédents de dépendance médicamenteuse ou non, y compris alcoolique.

Phénomène de rebond/sevrage

Ce syndrome transitoire peut se manifester à l’arrêt du traitement par la réapparition sous une forme accentuée, des symptômes d’anxiété et d’insomnie qui avaient motivé le traitement par les benzodiazépines et apparentés. Il peut s’accompagner d’autres réactions, dont des modifications de l’humeur, une anxiété ou des troubles du sommeil et une nervosité. Comme le risque de phénomènes de rebond/sevrage est plus élevé après l’arrêt brutal du traitement, il est recommandé de diminuer progressivement la posologie.

Amnésie et altérations des fonctions psychomotrices

Une amnésie antérograde ainsi que des altérations des fonctions psychomotrices sont susceptibles d’apparaître dans les heures qui suivent la prise du médicament. Par conséquent, pour réduire le risque, les patients doivent s’assurer de pouvoir dormir d’un sommeil ininterrompu pendant plusieurs heures après la prise. Les effets de l’amnésie peuvent être associés à un comportement inapproprié (voir également rubrique 4.8).

Troubles du comportement et réactions paradoxales

Chez certains sujets, les benzodiazépines et produits apparentés peuvent entraîner un syndrome associant à des degrés divers une altération de l’état de conscience et des troubles du comportement et de la mémoire.

Peuvent être observés :

- aggravation de l’insomnie, cauchemars, agitation, nervosité, agressivité, colère,

- idées délirantes, hallucinations, état confuso-onirique, symptômes de type psychotique,

- désinhibition avec impulsivité,

- euphorie, irritabilité,

- amnésie antérograde,

- suggestibilité.

Ce syndrome peut s’accompagner de troubles potentiellement dangereux pour le patient ou pour autrui, à type de :

- comportement inapproprié pour le patient,

- accès de colères, comportement auto- ou hétéro-agressif, notamment si l’entourage tente d’entraver l’activité du patient,

- conduites automatiques avec amnésie post-événementielle.

Ces manifestations imposent l’arrêt du traitement. Ces réactions sont plus susceptibles de survenir chez les enfants et les sujets âgés.

Risque d’accumulation

Les benzodiazépines et apparentés (comme tous les médicaments) persistent dans l’organisme pour une période de l’ordre de 5 demi-vies (voir rubrique 5.2).

Chez des personnes âgées ou présentant une insuffisance rénale ou hépatique, la demi-vie peut s’allonger considérablement. Lors de prises répétées, le médicament ou ses métabolites atteignent le plateau d’équilibre beaucoup plus tard et à un niveau beaucoup plus élevé. Ce n’est qu’après l’obtention d’un plateau d’équilibre qu’il est possible d’évaluer à la fois l’efficacité et la sécurité du médicament.

Une adaptation posologique peut être nécessaire (voir rubrique 4.2). Le patient doit être surveillé régulièrement en début de traitement afin de diminuer la posologie et/ou la fréquence d’administration et de prévenir la survenue d’un surdosage lié à l’accumulation.

Sujet âgé

Les benzodiazépines et produits apparentés doivent être utilisés avec prudence chez le sujet âgé, en raison du risque de sédation et/ou d’effet myorelaxant qui peuvent favoriser les chutes, avec des conséquences souvent graves dans cette population. Il convient d’utiliser la plus faible dose possible chez le sujet âgé (voir rubrique 4.2).

Risque lié à l’utilisation concomitante d’opioïdes

L’utilisation concomitante de BROMAZEPAM ARROW 1,5 mg, comprimé et d’opioïdes peut entrainer une sédation, une détresse respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante de médicaments sédatifs, tels que les benzodiazépines ou apparentés, tels que BROMAZEPAM ARROW 1,5 mg, comprimé avec des opioïdes doit être réservée aux patients pour lesquels d’autres options thérapeutiques ne sont pas possibles.

Si la décision de prescrire BROMAZEPAM ARROW 1,5 mg, comprimé avec des opioïdes est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée de traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.

À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin qu’ils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).

Utilisation concomitante de dépresseurs du SNC

L’utilisation concomitante de bromazépam et de dépresseurs du SNC doit être évitée. Cette utilisation concomitante peut majorer les effets cliniques du bromazépam, y compris, une sédation sévère et une dépression respiratoire cliniquement pertinente (voir rubrique 4.5).

Précautions d’emploi

La plus grande prudence est recommandée en cas d’antécédents d’alcoolisme ou d’autres dépendances, médicamenteuses ou non (voir rubrique 4.5).

Chez le sujet présentant un épisode dépressif majeur

Les benzodiazépines et apparentés ne doivent pas être utilisés seuls pour traiter la dépression ou l’anxiété associée à la dépression. Cette dernière peut évoluer pour son propre compte avec persistance ou majoration du risque suicidaire. Le bromazépam doit donc être utilisé avec prudence et la durée de traitement doit être limitée chez les patients ayant des signes et symptômes d’un trouble dépressif ou des tendances suicidaires.

Les benzodiazépines ne sont pas recommandées pour le traitement de première intention des maladies psychotiques.

Durée du traitement

La durée du traitement doit être aussi courte que possible (voir rubrique 4.2) et ne devrait pas excéder 8 à 12 semaines, y compris la phase de réduction de posologie. En cas de nécessité de prolonger le traitement au-delà de cette durée, l’état du patient doit être réévalué. Il est utile d’informer le patient lors de l’initiation du traitement que celui-ci sera d’une durée limitée.

Modalités d’arrêt progressif du traitement

Elles doivent être énoncées au patient de façon précise.

Outre la nécessité de décroissance progressive des doses, les patients devront être avertis de la possibilité d’un phénomène de rebond, afin de minimiser l’anxiété qui pourrait découler des symptômes liés à cette interruption, même progressive.

Le patient doit être prévenu du caractère éventuellement inconfortable de cette phase.

Enfant

Plus encore que chez l’adulte, le rapport bénéfice/risque sera scrupuleusement évalué et la durée du traitement aussi brève que possible. Aucune étude clinique n’a été conduite chez l’enfant avec le bromazépam.

Sujet âgé, insuffisant rénal et insuffisant hépatique

Le risque d’accumulation conduit à réduire la posologie, de moitié par exemple (voir rubriques 4.2 et 4.4). Les benzodiazépines sont contre indiquées chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère car elles peuvent contribuer à la survenue d’épisodes d’encéphalopathie hépatique. Des précautions particulières doivent être mises en œuvre lors de l’administration de BROMAZEPAM ARROW 1,5 mg, comprimé chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère à modérée.

Insuffisant respiratoire

Chez l’insuffisant respiratoire, il convient de prendre en compte l’effet dépresseur des benzodiazépines et apparentés (d’autant que l’anxiété et l’agitation peuvent constituer des signes d’appel d’une décompensation de la fonction respiratoire qui justifie le passage en unité de soins intensifs). Il est recommandé de réduire la dose.

Excipient à effet notoire

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

prescription limitée à 12 semaines

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 120 comprimé(s)

Prix : 2.86

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : ARROW GENERIQUES