SAVARINE, comprimé pelliculé

ANTIPALUDIQUES | Code ATC : P01BA01

Chlorhydrate de proguanil ................................................................................................ 200,00 mg

Phosphate de chloroquine ............................................................................................... 161,20 mg

Quantité correspondant à chloroquine base ...................................................................... 100,00 mg

Pour un comprimé pelliculé de 630,00 mg.

Chimioprophylaxie du paludisme chez les voyageurs se rendant dans les zones d'endémie où l'association de la chloroquine et du proguanil est recommandée.

Savarine est une association permettant l'administration quotidienne de chloroquine et de proguanil dans un seul comprimé.

Voie orale.

Réservé à la chimioprophylaxie du paludisme chez les adultes et adolescents de 15 ans et plus et pesant au moins 50 kg.

Le traitement sera débuté au moins 24 heures avant le départ et poursuivi pendant toute la durée du risque d’impaludation puis pendant les 4 semaines suivantes.

La posologie est de 1 comprimé à absorber chaque jour à heure fixe de préférence avec de l’eau et à la fin du repas.

Afin de prévenir la survenue de troubles du sommeil qui peuvent être liés au traitement, il est préférable d’absorber le comprimé après le repas du matin ou du midi.

Sujets âgés : il n’y a pas lieu de prévoir un ajustement de la posologie.

Insuffisants rénaux et dialysés : Savarine est contre-indiqué chez les sujets dialysés ou atteints d’insuffisance rénale dont la clairance de la créatinine est inférieure à 60 ml/min. Savarine ne permet pas d'adapter la posologie chez ces sujets (voir rubrique 4.3).

Insuffisants hépatiques : Savarine doit être utilisé avec précaution en cas d’insuffisance hépatique.

orale

- Hypersensibilité aux substances actives, aux amino-4-quinoléines ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

- Enfants de moins de 15 ans ;

- Adultes ou adolescents pesant moins de 50 kg ;

- Insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 60 ml/min) ;

- Dialyse ;

- Rétinopathie (en raison de la présence de chloroquine) ;

- En association avec l’agalsidase, le citalopram, la dompéridone, l’escitalopram, l’hydroxyzine et la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

En raison de l'évolution des résistances de certaines espèces de Plasmodium aux médicaments antipaludiques, un avis médical est important afin de préciser le type de chimioprophylaxie adaptée.

La chimioprophylaxie ne dispense pas des mesures de précaution contre les piqûres de moustiques (ex: moustiquaires, répulsifs...).

Allongement de l’intervalle QTc

Il a été montré que la chloroquine entraînait un allongement de l’intervalle QTc chez certains patients.

La chloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QT congénital ou acquis documenté et/ou des facteurs de risques connus d’allongement de l’intervalle QT tels que :

- maladie cardiaque, p. ex. insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde ;

- affections pro-arythmiques, p. ex. bradycardie (< 50 bpm) ;

- antécédents de dysrythmies ventriculaires ;

- hypokaliémie et/ou hypomagnésémie non corrigées ;

- traitement concomitant par des agents allongeant l’intervalle QT (voir rubrique 4.5) car le risque d’arythmies ventriculaires pourrait alors être accru, avec parfois une issue fatale

L’amplitude de l’allongement de l’intervalle QT peut augmenter avec l’augmentation des concentrations du médicament. Par conséquent, la dose recommandée ne doit pas être dépassée (voir également rubriques 4.8 et 4.9).

L’association de la chloroquine est déconseillée avec d’autres substances susceptibles de donner des torsades de pointes (voir liste en 4.5, et à l’exception du citalopram, de la dompéridone,de l’escitalopram, de l’hydroxyzine et de la pipéraquine qui sont contre-indiqués, voir rubriques 4.3 et 4.5), avec les arsénieux, le crizotinib, le délamanid, la méthadone, certains neuroleptiques, le sulfaméthoxazole/trimétoprime (voir rubrique 4.5).

Cardiomyopathie

Des cas de cardiomyopathie ont été signalés chez des patients traités par la chloroquine, conduisant à une insuffisance cardiaque, avec parfois une issue fatale (voir rubriques 4.8 et 4.9). Ces cas ont été décrits après administration de doses cumulées très élevées de chloroquine chez des patients atteints d’une maladie systémique. Si des signes et symptômes de cardiomyopathie apparaissent au cours du traitement par la chloroquine, le traitement doit être interrompu.

Savarine doit être utilisé avec précaution chez l'insuffisant hépatique ou rénal. Des troubles hématologiques chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ont été signalés (voir rubriques 4.3 et 4.8).

Savarine sera utilisé avec précaution en cas d'épilepsie ou en cas d’association avec des médicaments abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique 4.5).

Déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) : des cas isolés d'hémolyse intravasculaire ont été rapportés chez des patients déficitaires recevant de la chloroquine. En conséquence, Savarine sera utilisé avec précaution chez les patients présentant un déficit majeur en G6PD.

En raison de la présence de chloroquine, la prise de Savarine peut déclencher la survenue d’une crise chez un sujet atteint de porphyrie aiguë hépatique ou favoriser une poussée chez un sujet atteint de psoriasis.

Toxicité oculaire de la chloroquine : le risque de toxicité rétinienne est faible aux doses recommandées pour la chimioprophylaxie du paludisme chez le voyageur. En conséquence, chez les patients présentant un trouble ou une anomalie ophtalmologique préexistant ou tout autre facteur de risque (ex. insuffisance rénale chronique ou âge supérieur à 65 ans) une surveillance ophtalmologique avec questionnaire et évaluation de l'acuité visuelle sera réalisée régulièrement. En l'absence de facteurs de risque, une surveillance ophtalmologique n'apparaît pas nécessaire plus d'une fois par an.

Chez les sujets atteints de porphyrie cutanée tardive, la prise de chloroquine peut favoriser la survenue d’une atteinte hépatique et ce de façon dose-dépendante (voir rubrique 4.8).

La survenue d’un exanthème maculo-papuleux fébrile associé à des symptômes systémiques (atteinte hépatique, pulmonaire, rénale, éosinophilie…) doit faire craindre une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (Syndrome de DRESS) et impose l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.8).

II a été rapporté des cas d’hypoglycémie sévère sous chloroquine, notamment des cas de perte de connaissance ou des mises en jeu du pronostic vital liées à une hypoglycémie chez des patients traités ou non par antidiabétiques (voir rubrique 4.8). Les patients traités par chloroquine doivent être avertis du risque d’hypoglycémie et des signes et symptômes associés. Une surveillance de la glycémie chez les patients présentant une symptomatologie évocatrice est recommandée et leur traitement devra être rediscuté si nécessaire.

Des troubles extrapyramidaux aigus (voir rubriques 4.8 et 4.9) ont été rapportés sous chloroquine, disparaissant généralement à l’arrêt du traitement et/ou avec un traitement symptomatique (benzodiazépines et/ou atropiniques).

Dihydrofolate réductase :

La cycloguanil, métabolite du proguanil, est un inhibiteur de la dihydrofolate réductase (voir rubrique 5.1), susceptible d’interférer avec le métabolisme des folates. Une supplémentation en acide folique est à envisager en prévision d’une grossesse et durant le début de la grossesse (voir rubrique 4.6).

liste II

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 28 comprimé(s)

Prix : 14.77

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : ALLIANCE PHARMA (IRLANDE)