ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable

sang et organes hématopoïétiques, Agents antithrombotiques, groupe héparine. | Code ATC : B01AB02

Antithrombine humaine..................................................................................................................... 100 UI

Pour 1 mL de solution reconstituée

ACLOTINE se présente sous forme de poudre et de solvant pour solution injectable. Un flacon contient 500 UI ou 1000 UI d'antithrombine dérivée du plasma humain.

Le produit contient environ 100 UI/mL d'antithrombine dérivée du plasma humain lorsqu'il est reconstitué avec le solvant (eau pour préparations injectables) correspondant, c’est à dire 5 mL pour 500 UI ou 10 mL pour 1000 UI.

L'activité (UI) est déterminée par le test chromogénique de la Pharmacopée Européenne. L'activité spécifique est ≥ 3 UI/mg de protéines.

Produit à partir de plasma de donneurs humains.

1. Déficits constitutionnels en antithrombine :

Prévention des thromboses veineuses et accidents thrombo-emboliques, en cas de situations cliniques à risques élevés (notamment lors d'une chirurgie ou d'une grossesse) lorsque le risque hémorragique ne permet pas d'utiliser des doses suffisantes d'héparine, si indiquée.

Prévention de la progression d’une thrombose veineuse profonde et d’une thromboembolie en association avec de l’héparine, comme indiqué.

2. Déficit acquis sévère (< 60 %) en antithrombine.

Le traitement doit être initié sous la surveillance d'un médecin expérimenté dans le traitement des patients présentant un déficit en antithrombine.

Posologie

En cas de déficit congénital, la posologie doit être individualisée pour chaque patient en tenant compte des antécédents familiaux en matière d'événements thromboemboliques, des facteurs de risque clinique réels et des examens de laboratoire.

La posologie et la durée du traitement de substitution dans les déficits acquis dépendent du taux plasmatique en antithrombine, de la présence de signes d'augmentation du renouvellement, de la maladie sous-jacente et de la sévérité de l'état clinique. La quantité à administrer et la fréquence d'administration doivent toujours être basées sur l'efficacité clinique et l'évaluation de laboratoire pour chaque individu.

Le nombre d'unités d'antithrombine administrées est exprimé en unités internationales (UI), standards actuels de l'OMS pour l'antithrombine. L'activité de l’antithrombine dans le plasma est exprimée soit en pourcentage (par rapport au plasma humain normal), soit en unités internationales (par rapport à la norme internationale pour l'antithrombine dans le plasma).

Une unité internationale (UI) d'antithrombine humaine est équivalente à la quantité d'antithrombine présente dans 1 mL de plasma humain normal.

Le calcul de la dose d'antithrombine nécessaire est basé sur l’observation empirique selon laquelle 1 unité internationale (UI) d'antithrombine par kg de poids corporel augmente l'activité de l’antithrombine plasmatique d'environ 2 %.

La dose initiale est déterminée à l'aide de la formule suivante :

Nombre d’unités à administrer = poids corporel (kg) x (niveau cible - activité réelle de l’antithrombine [%]) x 0,5.

L’activité initiale à atteindre de l’antithrombine dépend de la situation clinique. Lorsque l'indication de substitution de l'antithrombine est établie, la posologie doit être suffisante pour atteindre l’activité souhaitée de l’antithrombine et maintenir un niveau efficace. La posologie doit être déterminée et contrôlée sur la base des mesures de laboratoire de l'activité antithrombine. Celles-ci doivent être effectuées au moins deux fois par jour jusqu'à ce que le patient soit stabilisé, puis une fois par jour, de préférence immédiatement avant la perfusion suivante. La correction de la posologie doit tenir compte à la fois des signes d'augmentation du renouvellement de l'antithrombine selon les contrôles de laboratoire et de l'évolution clinique.

Un taux circulant d'antithrombine de 80 % doit être maintenu pendant toute la durée du traitement, sauf si les signes cliniques indiquent un niveau d'efficacité différent.

A titre indicatif, la posologie est :

- Dans le déficit constitutionnel :

• En traitement prophylactique : 30 à 50 UI/kg, lors d'une situation à risque thrombo‑embolique (grossesse, chirurgie). La posologie et le rythme d'injection sont adaptés à l'évolution clinique et biologique ;

• En traitement curatif : 40 à 50 UI/kg tous les jours ou tous les 2 jours chez l'adulte selon l'évolution clinique et biologique ;

- Dans le déficit acquis sévère :

• En traitement curatif : dose initiale de 40 à 50 UI/kg voire 100 UI/kg. Les doses ultérieures, la fréquence des injections et la durée du traitement seront adaptées à l'état clinique et au suivi biologique.

Mode d’administration

Précautions à prendre avant de manipuler ou d'administrer le médicament :

ACLOTINE se présente sous la forme d'une poudre à reconstituer extemporanément avec de l’eau pour préparations injectables. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

Injecter exclusivement par voie intraveineuse stricte, en une seule fois, immédiatement après reconstitution, sans dépasser un débit de 4 mL/minute.

Ne pas injecter de solution présentant un aspect non homogène ou contenant un dépôt.

intraveineuse

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Comme tout médicament contenant des protéines et administré par voie intraveineuse, ce médicament peut entraîner la survenue de réactions d’hypersensibilité de type allergique. Les patients doivent être étroitement surveillés et observés pendant toute la durée de la perfusion afin de déceler les symptômes éventuels. Les patients doivent être informés des premiers signes d’une réaction d’hypersensibilité, notamment urticaire, sensation d’oppression thoracique, respiration sifflante, hypotension pouvant évoluer vers une réaction anaphylactique.

En cas de réaction de type allergique ou anaphylactique, l'administration doit être interrompue immédiatement et les patients doivent contacter leur médecin.

En cas de choc anaphylactique, le traitement médical standard doit être administré.

Agents transmissibles

Les mesures habituelles de prévention du risque de transmission d'agents infectieux par les médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain comprennent la sélection clinique des donneurs, la recherche des marqueurs spécifiques d'infection sur chaque don et sur les mélanges de plasma ainsi que la mise en œuvre dans le procédé de fabrication d'étapes efficaces pour l'inactivation/élimination virale.

Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission d'agents infectieux ne peut pas être totalement exclu. Ceci s'applique également aux virus inconnus ou émergents ou autres types d'agents infectieux.

Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite B (VHB) et le virus de l’hépatite C (VHC), et vis-à-vis des virus non-enveloppés de l’hépatite A (VHA) et le parvovirus B19.

Une vaccination appropriée (hépatites A et B) doit être envisagée pour les patients recevant régulièrement ou de manière répétée des produits à base d’antithrombine dérivée du plasma humain.

Traçabilité

A chaque administration d’ACLOTINE, le nom et le numéro de lot du produit mentionnés sur le flacon doivent être enregistrés afin de maintenir un lien entre le patient et le numéro de lot du médicament.

Surveillance clinique et biologique lorsque l’antithrombine est utilisée conjointement à de l’héparine

- Pour adapter la dose d’héparine et éviter une hypocoagulabilité excessive, des contrôles du degré d’anticoagulation (TCA et, le cas échéant, de l’activité anti-FXa) doivent être réalisés régulièrement, à intervalles rapprochés et en particulier au cours des premières minutes/heures suivant le début de l'administration de l'antithrombine.

- Mesure quotidienne du taux d'antithrombine afin d’adapter la dose individuelle, en raison du risque de diminution du taux d'antithrombine en cas de traitement prolongé avec de l'héparine non fractionnée.

L'association d'un traitement par l'antithrombine humaine avec un autre anticoagulant utilisé à dose curative peut faire courir un risque hémorragique au patient lorsqu'il existe des circonstances favorisantes telles que : mise en place ou présence de voies d'abord vasculaires profondes, chirurgie récente, ponction lombaire ou anesthésie rachidienne, association avec d'autres troubles de l'hémostase en particulier thrombopénie sévère ou hypofibrinogénémie.

Population pédiatrique

Les données d’essais cliniques et de revues systématiques concernant l’utilisation de l’antithrombine III dans le traitement des nouveau-nés prématurés dans l’indication non approuvée de syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né (SDR) suggèrent l’existence d’un risque accru d’hémorragie intracrânienne et de mortalité en l’absence d’un effet bénéfique démontré.

Ce médicament contient du sodium

ACLOTINE contient du sodium. Ce médicament contient environ 0,28 mg de sodium par mL de produit (2,8 mg de sodium par flacon de 10 mL, 1,4 mg de sodium par flacon de 5 mL). Aux doses habituelles d’ACLOTINE, la quantité apportée de sodium est inférieure à 23 mg (1 mmol de sodium), c’est-à-dire « sans sodium ».

prescription hospitalière

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : 1 flacon(s) en verre de poudre - 1 flacon(s) en verre de solvant de 5 ml avec dispositif de transfert

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : LFB-BIOMEDICAMENTS