BCG-MEDAC, poudre et solvant pour suspension intravésicale

IMMUNOSTIMULANTS, AUTRES IMMUNOSTIMULANTS | code ATC : L03AX03

Après reconstitution, un flacon de BCG‑MEDAC contient :

bactéries BCG (Bacille de Calmette-Guérin) provenant de Mycobacterium bovis, germe RIVM dérivé du germe 1173‑ ‑P2

2 x 108 à 3 x 109 unités viables

Traitement du carcinome urothélial non-invasif de la vessie :

- Traitement curatif du carcinome in situ.

- Traitement prophylactique de la récidive du :

• carcinome urothélial limitée à la muqueuse :

§ pTa G1‑G2 s’il s’agit d’une tumeur multifocale et/ou récidivante.

§ pTa G3.

• carcinome urothélial envahissant la lamina propria mais non dans la musculeuse de la vessie (pT1).

• carcinome in situ.

BCG‑MEDAC doit être administré par un médecin expérimenté dans ce type de traitement.

BCG‑MEDAC est destiné à une utilisation intravésicale après reconstitution.

Pour les instructions concernant la reconstitution de la suspension de BCG‑MEDAC avant administration, voir la rubrique 6.6.

Posologie

Adultes et personnes âgées

Le contenu d’un flacon, reconstitué et dilué comme indiqué, est requis pour une instillation vésicale.

Traitement d’induction

Le traitement par BCG doit être instauré environ 2 à 3 semaines après la résection transurétrale (RTU) ou après la biopsie vésicale sans cathétérisme traumatique et doit être répété chaque semaine pendant 6 semaines. Cette thérapie doit être suivie d’un traitement d’entretien pour les tumeurs à risque intermédiaire et élevé. Les schémas de traitement d’entretien sont décrits ci-dessous.

Traitement d’entretien

Sur la base d’études cliniques, un traitement d’entretien est fortement recommandé à la suite d’un traitement d’induction. Le schéma thérapeutique d’entretien recommandé consiste en 1 instillation par semaine pendant 3 semaines administrées sur un minimum d’1 an et jusqu’à 3 ans aux 3ème, 6ème, 12ème, 18ème, 24ème, 30ème et 36ème mois. Dans le cadre de ce schéma, 27 instillations au maximum sont administrées pendant une période de trois ans.

Bien que le traitement d’entretien réduise les récidives et puisse réduire la progression de la maladie, les effets indésirables et l’inconfort liés au traitement peuvent l’emporter sur les bénéfices chez certains patients. Par conséquent, il est important d’évaluer le rapport bénéfice/risque et de prendre en compte les préférences du patient avant de débuter ou de poursuivre le traitement d’entretien. Le besoin de poursuivre un traitement d’entretien tous les 6 mois au-delà de la première année de traitement doit être évalué sur la base de la classification de la tumeur et de la réponse clinique.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de BCG‑MEDAC chez les enfants n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Le patient ne doit pas boire au cours des 4 heures qui précèdent l’instillation et pendant 2 heures après l’instillation.

Un cathéter uréthral est inséré dans la vessie dans des conditions d’asepsie. Une quantité suffisante de lubrifiant doit être utilisée pour réduire le risque de traumatiser la muqueuse urinaire et par conséquent le risque de complications graves, ainsi que pour réduire l’inconfort lié à la procédure pour le patient. La vessie doit être vidée avant l’instillation du BCG. Un drainage complet de la vessie après la pose du cathéter réduit la quantité de lubrifiant résiduel qui pourrait avoir atteint la vessie avant l’instillation de BCG‑MEDAC.

BCG‑MEDAC est introduit dans la vessie au moyen d’un cathéter et à basse pression. La suspension de BCG‑MEDAC instillée doit rester dans la vessie pendant 2 heures si possible. Pendant ce temps, la suspension doit rester en contact suffisant avec toute la surface de la muqueuse vésicale. Par conséquent, le patient doit être mobilisé autant que possible ou, s’il est alité, il doit être retourné d’une position sur le dos à une position sur l’abdomen et vice versa toutes les 15 minutes. Deux heures plus tard, le patient doit éliminer la suspension instillée en position assise.

S’il n’existe pas de contre-indication médicale spécifique, une hyperhydratation du patient est conseillée pendant les 48 heures qui suivent chaque instillation.

Les patients traités par BCG‑MEDAC doivent recevoir la notice et la Carte de surveillance patient.

intravésicale

- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

- BCG‑MEDAC ne doit pas être utilisé chez les immunodéprimés ou les personnes présentant un déficit immunitaire congénital ou acquis causé par la pathologie concomitante (par ex. un sérodiagnostic du VIH positif, une leucémie ou un lymphome), un traitement anticancéreux (par ex. par des médicaments cytostatiques, une radiothérapie) ou un traitement immunosuppresseur (par ex. par des corticostéroïdes).

- BCG‑MEDAC ne doit pas être administré à des personnes atteintes d’une tuberculose évolutive. La présence d’une tuberculose évolutive doit être exclue au moyen d’une anamnèse appropriée et, si cela est indiqué, par les tests diagnostiques pratiqués conformément aux recommandations locales.

- Antécédents de radiothérapie de la vessie.

- Le traitement par BCG‑MEDAC est contre-indiqué pendant l’allaitement (voir rubrique 4.6).

- BCG‑MEDAC ne doit pas être instillé avant 2 à 3 semaines suite à une RTU, une biopsie vésicale ou un cathétérisme traumatique.

- Perforation de la vessie susceptible d’entraîner un risque accru d’infections systémiques sévères (voir rubrique 4.4).

- Infection urinaire aiguë (voir rubrique 4.4). Une leucocyturie asymptomatique isolée et une bactériurie asymptomatique ne sont pas des contre-indications pour le traitement intravésical par BCG‑MEDAC, et une prophylaxie antibiotique n’est pas nécessaire.

BCG‑MEDAC ne doit pas être administré par voie sous-cutanée, intradermique, intramusculaire ou intraveineuse ou sous forme de vaccin.

Traitement des symptômes, signes ou syndromes

Voir rubrique 4.8.

Précautions relatives à la manipulation

BCG‑MEDAC ne doit pas être manipulé dans la même pièce et par le même personnel que celui qui prépare des médicaments cytotoxiques pour administration intraveineuse. BCG‑MEDAC ne doit pas être manipulé par une personne atteinte d’un déficit immunitaire connu. Le contact de BCG‑MEDAC avec la peau ou les muqueuses doit être évité. Une contamination peut entraîner une réaction d’hypersensibilité ou une infection de la région concernée.

Renversement accidentel de BCG‑MEDAC

En cas de renversement accidentel d’une suspension de BCG‑MEDAC, traiter avec un désinfectant possédant une activité démontrée contre les mycobactéries. Les éclaboussures sur la peau doivent être traitées avec un désinfectant approprié.

Recommandations d’hygiène générale pour le patient

Il est recommandé de se laver les mains et la région génitale après les mictions. Ceci est particulièrement important lors des premières mictions après l’instillation de BCG. En cas de contamination de lésions cutanées, il est recommandé d’utiliser un désinfectant approprié.

Tests à la tuberculine

Intradermoréactions

Le traitement intravésical par BCG‑MEDAC peut induire une sensibilité à la tuberculine et compliquer l’interprétation ultérieure des tests intradermiques à la tuberculine réalisés pour diagnostiquer une infection mycobactérienne. Dans ce cas, la réactivité du patient à la tuberculine devrait être réalisée avant l’administration de BCG‑MEDAC.

Détection du bacille de Calmette-Guérin

Les médecins doivent garder à l’esprit que des résultats négatifs pour la présence du germe d’une culture de biopsie et des résultats d’analyse négatifs n’excluent pas une infection systémique au BCG. Dans plusieurs cas, les germes n’ont pas été détectés même si le patient présentait une infection systémique au BCG. Les méthodes disponibles (microscopie, PCR et/ou cultures et/ou une détection histologique compatible avec la tuberculose) ne sont pas fiables.

Infections/réactions systémiques sévères au BCG

Une instillation traumatique peut provoquer une septicémie due au BCG accompagnée éventuellement d’un choc septique et d’une situation engageant le pronostic vital. Pour les options de traitement, voir la rubrique 4.8.

L’infection urinaire doit être exclue avant chaque instillation vésicale de BCG (une inflammation de la muqueuse vésicale peut augmenter le risque de dissémination hématogène du BCG). Si une infection urinaire est diagnostiquée pendant le traitement par BCG, le traitement doit être interrompu jusqu’à la normalisation des résultats d’analyse d’urine et la fin du traitement par antibiotique.

Le risque d’infections systémiques sévères dues au BCG ainsi que la nécessité du traitement antituberculeux doit être envisagée avant l’instauration du traitement par BCG, en particulier chez les patients âgés (voir Patients âgés) et les patients atteints d’insuffisance hépatique.

Des infections/réactions systémiques sévères au BCG ont été signalées dans moins de 5 % de la population étudiée. Pour les signes et symptômes, voir rubrique 4.8.

En cas de suspicion d’une infection systémique, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté. Une infection au BCG peut être potentiellement fatale. Veuillez consulter la rubrique 4.8.

Contrairement aux infections systémiques, le syndrome de Reiter se présente comme une réaction à médiation principalement immunitaire qui n’est pas nécessairement provoquée par la dissémination du BCG, mais qui peut être également déclenchée par le BCG localisé uniquement dans les voies urinaires.

Fièvre ou hématurie macroscopique

Le traitement doit être reporté jusqu’à la disparition de la fièvre concomitante ou de l’hématurie macroscopique.

Faible capacité vésicale

Les patients dont la capacité vésicale est faible courent un risque accru de contracture de la vessie.

HLA‑B27

Chez les patients qui sont HLA‑B27 positifs, la survenue d’une arthrite réactionnelle ou syndrome de Reiter est plus fréquente.

Réactivation d’une infection latente au BCG (y compris le retard de diagnostic)

Des cas isolés de persistance du BCG dans le corps pendant plusieurs années ont été rapportés. Ces infections latentes au BCG peuvent resurgir des années après l’infection initiale et peuvent notamment donner lieu à une pneumopathie granulomateuse, des abcès, des anévrismes infectés, une infection d’un implant, d’un greffon ou du tissu environnant.

Le patient doit être averti de la possibilité de réactivation tardive d’une infection latente par le BCG et informé de la conduite à tenir en cas d’apparition de symptômes tels que fièvre et perte de poids de cause inconnue.

En cas de suspicion de réactivation d’une infection latente au BCG, un médecin spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté.

Patients âgés

L’administration du BCG chez les patients âgés n’est pas contre-indiquée. Toutefois, le risque d’une infection/réaction systémique au BCG doit être envisagé avant de réaliser l’administration initiale. Les patients âgés peuvent souffrir d’insuffisance rénale ou hépatique, ce qui peut avoir une influence sur le traitement par des médicaments antituberculeux en cas d’infection/réaction systémique sévère au BCG. La prudence s’impose également pour les patients âgés présentant un état de santé affaibli.

Grossesse

BCG‑MEDAC n’est pas recommandé pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).

Patients en contact avec des personnes immunodéprimées

Les patients traités par BCG‑MEDAC doivent prendre des mesures hygiéniques adaptées s’ils sont en contact avec des patients immunodéprimés. M. bovis est moins pathogène que M. tuberculosis et aucune transmission de personne à personne n’a encore été signalée à ce jour, mais elle ne peut pas être exclue, en particulier chez les patients immunodéprimés.

Transmission sexuelle

Jusqu’à présent, une transmission sexuelle du BCG n’a pas été rapportée mais il est recommandé d’utiliser un préservatif pendant les rapports sexuels pendant une semaine après le traitement par BCG.

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

prescription initiale hospitalière semestrielle

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon(s) en verre - 1 poche(s) APP : advanced polypropylène de 50 ml avec connecteur(s) avec connecteur(s) Luer-Lock pour cathéter avec cathéter(s)

Prix : 158.17

Taux de remboursement : 100%

Titulaire : MEDAC GESELLSCHAFT FUR KLINISCHE SPEZIALPRAPARATE (ALLEMAGNE)