PRODILANTIN 75 mg/mL, solution à diluer pour perfusion/solution injectable
Classe médicamenteuse
anti-épileptique | Code ATC : N03AB05
Composition
La fosphénytoïne sodique injectable est une pro-drogue destinée à être administrée par voie parentérale ; son métabolite actif est la phénytoïne. 1,5 mg de fosphénytoïne sodique équivalent à 1 mg de phénytoïne sodique, que l’on désigne comme 1 mg d’équivalents de phénytoïne sodique (EP). La quantité et la concentration de fosphénytoïne sont toujours exprimées en mg d’EP.
Fosphénytoïne sodique.......................................................................................................... 75 mg
Quantité correspondant à phénytoïne sodique......................................................................... 50 mg
Pour 1 mL de solution.
PRODILANTIN est disponible en flacons de 10 mL et 2 mL.
Chaque flacon de 10 mL contient 500 mg d’EP.
Chaque flacon de 2 mL contient 100 mg d’EP.
Indications thérapeutiques
Prodilantin est indiqué chez l’adulte et l’enfant âgé de 5 ans et plus :
- pour le contrôle de l'état de mal épileptique de type tonico-clonique (grand mal) (voir rubrique 4.2).
- pour la prévention et le traitement des crises convulsives survenant après une intervention neurochirurgicale et/ou un traumatisme crânien.
- comme substitution à la phénytoïne orale lorsque l’administration orale est impossible et/ou contre-indiquée.
Posologie et mode d'administration
REMARQUE IMPORTANTE : Dans l’ensemble des mentions légales de PRODILANTIN, la quantité et la concentration de fosphénytoïne sont toujours exprimées en équivalents de phénytoïne sodique (EP) pour ne pas devoir procéder à des ajustements sur la base de la masse moléculaire lors de la conversion entre les doses de fosphénytoïne et de phénytoïne sodique. PRODILANTIN devra toujours être prescrit et dispensé en équivalents de phénytoïne sodique (EP). A noter toutefois que la fosphénytoïne présente des différences d’administration importantes avec la phénytoïne sodique parentérale (voir rubrique 4.4).
Equivalents de phénytoïne sodique (EP) :
1,5 mg de fosphénytoïne sodique équivalent à 1 mg de phénytoïne sodique que l’on désigne comme 1 mg d’équivalents de phénytoïne sodique (EP) (voir rubrique 4.4).
Chaque flacon de 10 mL de PRODILANTIN contient 500 mg d’EP.
Chaque flacon de 2 mL de PRODILANTIN contient 100 mg d’EP.
Mode d’administration
PRODILANTIN peut être administré en perfusion intraveineuse (IV) ou en injection intramusculaire (IM). La voie IM doit être envisagée chez les patients adultes lorsqu’il n’y a pas un besoin urgent de contrôler les crises. Si le principal objectif est d’administrer une dose de charge rapide de phénytoïne, une administration IV de PRODILANTIN doit être privilégiée car les concentrations plasmatiques thérapeutiques de phénytoïne sont plus rapidement atteintes après une administration IV qu’après une administration IM.
PRODILANTIN ne doit pas être administré par voie IM dans les situations d'urgence telles que l'état de mal épileptique.
L’injection intramusculaire (IM) n’est pas recommandée chez les enfants.
Ne pas utiliser le produit s'il contient des particules en suspension ou présente une coloration anormale.
PRODILANTIN est destiné à une administration parentérale à court terme, et n’a pas été étudié sur des périodes s’étendant sur plus de 5 jours.
Posologie
Perfusion intraveineuse (IV)
Pour une perfusion IV, diluer la fosphénytoïne dans une solution de glucose à 5% ou de chlorure de sodium à 0,9 %. La concentration doit être comprise entre 1,5 et 25 mg d'EP/mL.
Compte tenu du risque d'hypotension, le débit recommandé pour la perfusion IV dans les situations cliniques courantes est de 50 à 100 mg d'EP/min. Même en cas d'urgence, il ne faut pas dépasser 150 mg d'EP/min. Il est recommandé d'utiliser un système contrôlant le débit de la perfusion.
Se reporter aux tableaux 1 à 10 pour trouver des exemples de calcul des doses, de la dilution et du temps de perfusion.
Une surveillance continue de l'électrocardiogramme, de la pression artérielle et des fonctions respiratoires doit impérativement être mise en œuvre pendant toute la durée de la perfusion. Il faut également surveiller étroitement le patient pendant la période où les concentrations plasmatiques de phénytoïne sont maximales, c'est-à-dire environ 30 minutes après la fin de la perfusion de fosphénytoïne.
Le matériel nécessaire pour une réanimation cardiaque doit être disponible (voir rubrique 4.4).
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Se référer aux tableaux de 1 à 10 pour des exemples de calcul des doses, de la dilution et du temps de perfusion.
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Population |
Indications |
Tableau de dosage |
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Adulte |
Mal épileptique |
Dose de charge |
Tableau 1 |
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Mal épileptique |
Dose d’entretien |
Tableau 2 |
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Traitement ou prophylaxie des crises |
Dose de charge |
Tableau 3 |
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Traitement ou prophylaxie des crises |
Dose d’entretien |
Tableau 4 |
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Substitution temporaire de la phénytoïne orale |
Tableau 5 |
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Enfant |
Mal épileptique |
Dose de charge |
Tableau 6 |
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Mal épileptique |
Dose d’entretien |
Tableau 7 |
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Traitement ou prophylaxie des crises |
Dose de charge |
Tableau 8 |
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Traitement ou prophylaxie des crises |
Dose d’entretien |
Tableau 9 |
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Substitution temporaire de la phénytoïne orale |
Tableau 10 |
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A. POSOLOGIE CHEZ L’ADULTE
(Pour la réduction de la posologie chez le sujet âgé ou les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, voir les recommandations à la fin de cette rubrique.)
A.1.Etat de mal épileptique
L’administration intramusculaire (IM) de fosphénytoïne n’est pas recommandée pour traiter l'état de mal épileptique.
A.1a - Dose de charge
Pour maîtriser rapidement les crises en cas d'état de mal épileptique, administrer du diazépam ou du lorazépam par voie IV avant d'administrer de la fosphénytoïne.
La dose de charge de fosphénytoïne est de 15 mg d'EP/kg sous forme d’une dose unique administrée en perfusion IV.
Débit de perfusion IV recommandé (en dose de charge chez l’adulte) :
100 à 150 mg d'EP/min (ne pas dépasser 150 mg d'EP/min même en situation d’urgence). Voir le tableau 1 pour les temps de perfusion.
Si l’administration de fosphénytoïne ne permet pas d’arrêter les crises, il faut envisager d'utiliser d'autres antiépileptiques.
Tableau 1: Dose de charge à administrer dans l’état de mal épileptique chez l’adulte
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Tableau 1 DOSE DE CHARGE : état de mal épileptique (Adultes) |
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Exemples de doses de charge IV de 15 mg d’EP†/kg et recommandations en matière de dilution (à 25 mg d’EP/mL) et de temps de perfusion IV (à un débit maximal de 150 mg d’EP/min, en fonction du poids corporel.) |
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Poids (Kg) |
Dose (mg d’EP) |
Volume de Prodilantin 50 mg d’EP/mL |
Volume (mL) de diluant (glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 %) pour une concentration finale de 25 mg d’EP/mL |
Temps minimal de perfusion (minutes) pour un débit maximal de perfusion de 150 mg d’EP/min |
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|
Nb. De flacons de 10 mL à ouvrir |
Volume (mL) à prélever |
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|
100 |
1500 |
3 |
30 |
30 |
10 |
|
95 |
1425 |
3 |
28,5 |
28,5 |
9,5 |
|
90 |
1350 |
3 |
27 |
27 |
9 |
|
85 |
1275 |
3 |
25,5 |
25,5 |
8,5 |
|
80 |
1200 |
3 |
24 |
24 |
8 |
|
75 |
1125 |
3 |
22,5 |
22,5 |
7,5 |
|
70 |
1050 |
3 |
21 |
21 |
7 |
|
65 |
975 |
2 |
19,5 |
19,5 |
6,5 |
|
60 |
900 |
2 |
18 |
18 |
6 |
|
55 |
825 |
2 |
16,5 |
16,5 |
5,5 |
|
50 |
750 |
2 |
15 |
15 |
5 |
|
45 |
675 |
2 |
13,5 |
13,5 |
4,5 |
|
† EP – équivalents de phénytoïne sodique Remarque : la dose, le volume d’administration, le nombre de flacons de PRODILANTIN, le volume de diluant et le temps minimal de perfusion appropriés doivent toujours être calculés en fonction du poids corporel exact du patient quand celui-ci n’est pas inclus dans les exemples mentionnés. |
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A 1b - Dose d'entretien
Les doses d'entretien initiales recommandées de fosphénytoïne de 4 à 5 mg d'EP/kg/24h peuvent être administrées en dose unique ou en deux doses séparées, en perfusion IV ou en injection IM. La dose quotidienne cumulée initiale ne doit pas dépasser 4 à 5 mg d’EP/kg/jour. Après administration d’une dose de charge, les doses d’entretien doivent être généralement débutées lors de l’intervalle d’administration identifié suivant. Par exemple, si la fréquence d’administration à atteindre est de toutes les 12 heures, alors la première dose d’entretien de PRODILANTIN devra être administrée 12 heures après la dose de charge.
Il faut ajuster les doses d’entretien en fonction de la réponse du patient et des concentrations plasmatiques résiduelles de phénytoïne (voir Surveillance du traitement).
Débit de perfusion IV recommandé (en traitement d'entretien chez l’adulte) :
50 à 100 mg d'EP/minute (ne pas dépasser 100 mg d’EP/minute). Voir le tableau 2 pour les temps de perfusion.
Dès que possible, il faut assurer le relais par un traitement d'entretien par la phénytoïne orale.
Tableau 2 : Dose d’entretien à administrer dans l’état de mal épileptique chez l’adulte
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Tableau 2 DOSE D’ENTRETIEN : état de mal épileptique (Adultes) |
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Exemples de doses maximales d’entretien IV de 5 mg d’EP†/kg et recommandations en matière de dilution* (à 25 mg d’EP/mL ou à 1,5 mg d’EP/mL) et de temps de perfusion IV (à un débit maximal de 100 mg d’EP/min), en fonction du poids corporel. |
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Poids (kg) |
Dose (mg d’EP) |
Volume de Prodilantin 50 mg d’EP/mL |
Volume (mL) de diluant* (glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 %) |
Temps minimal de perfusion (minutes) pour un débit maximal de perfusion de 100 mg d’EP/min |
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|
Nb. de flacons de 10 mL à ouvrir |
Volume (mL) à prélever |
Pour une concentration finale de 25 mg d’EP/mL |
Pour une concentration finale de 1,5 mg d’EP/mL |
|
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|
100 |
500 |
1 |
10 |
10 |
323 |
5 |
|
90 |
450 |
1 |
9 |
9 |
291 |
4,5 |
|
80 |
400 |
1 |
8 |
8 |
259 |
4 |
|
70 |
350 |
1 |
7 |
7 |
226 |
3,5 |
|
60 |
300 |
1 |
6 |
6 |
194 |
3 |
|
50 |
250 |
1 |
5 |
5 |
162 |
2,5 |
|
† EP – équivalents de phénytoïne sodique * Pour une perfusion IV, la concentration finale doit être comprise entre 1,5 et 25 mg d’EP/mL. Remarque : la dose, le volume d’administration, le nombre de flacons de PRODILANTIN, le volume de diluant et le temps minimal de perfusion appropriés doivent toujours être calculés en fonction du poids corporel exact du patient quand celui-ci n’est pas inclus dans les exemples mentionnés. |
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A.2. Traitement ou prévention des crises d'épilepsie
A 2a - Dose de charge
La dose de charge de fosphénytoïne est de 10 à 15 mg d'EP/kg, sous forme de dose unique administrée en perfusion IV ou en injection IM.
50 à 100 mg EP/minute (ne pas dépasser 100 mg d’EP/minute). Voir le tableau 3 pour les temps de perfusion.
Tableau 3: Dose de charge à administrer dans le traitement ou la prévention des crises d’épilepsie chez l’adulte
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Tableau 3 DOSE DE CHARGE : traitement ou prévention des crises d’épilepsie (Adultes) |
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Exemples de doses de charge IV de 10 mg d’EP†/kg et recommandations en matière de dilution* (à 25 mg d’EP/mL ou à 1,5 mg d’EP/mL) et de temps de perfusion IV (à un débit maximal de 100 mg d’EP/min), en fonction du poids corporel. |
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Poids (kg) |
Dose (mg d’EP) |
Volume de Prodilantin 50 mg d’EP/mL |
Volume (mL) de diluant* (glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 %) |
Temps minimal de perfusion (minutes) pour un débit maximal de perfusion de 100 mg d’EP/min |
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|
Nb. de flacons de 10 mL à ouvrir |
Volume (mL) à prélever |
Pour une concentration finale de 25 mg d’EP/mL |
Pour une concentration finale de 1,5 mg d’EP/mL |
|||
|
100 |
1000 |
2 |
20 |
20 |
647 |
10 |
|
90 |
900 |
2 |
18 |
18 |
582 |
9 |
|
80 |
800 |
2 |
16 |
16 |
517 |
8 |
|
70 |
700 |
2 |
14 |
14 |
453 |
7 |
|
60 |
600 |
2 |
12 |
12 |
388 |
6 |
|
50 |
500 |
1 |
10 |
10 |
323 |
5 |
|
† EP – équivalents de phénytoïne sodique * Pour une perfusion IV, la concentration finale doit être comprise entre 1,5 et 25 mg d’EP/mL Remarque : la dose, le volume d’administration, le nombre de flacons de PRODILANTIN, le volume de diluant et le temps minimal de perfusion appropriés doivent toujours être calculés en fonction du poids corporel exact du patient quand celui-ci n’est pas inclus dans les exemples mentionnés. |
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A 2b - Dose d'entretien
La dose d'entretien initiale recommandée de fosphénytoïne de 4 à 5 mg d'EP/kg/24h peut être administrée en dose unique ou en deux doses séparées, en perfusion IV ou en injection IM. La dose quotidienne cumulée initiale ne doit pas dépasser 4 à 5 mg d’EP/kg/jour. Après administration d’une dose de charge, les doses d’entretien doivent être généralement débutées lors de l’intervalle d'administration identifié suivant. Par exemple, si la fréquence d’administration à atteindre est de toutes les 12 heures, alors la première dose d’entretien de PRODILANTIN devra être administrée 12 heures après la dose de charge.
Débit de perfusion IV recommandé (en traitement d'entretien chez l’adulte) :
50 à 100 mg d'EP/minute (ne pas dépasser 100 mg d’EP/minute). Voir le tableau 4 pour les temps de perfusions.
Tableau 4 : Dose d’entretien à administrer dans le traitement ou la prévention des crises d’épilepsie chez l’adulte
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Tableau 4 DOSE D’ENTRETIEN : traitement ou prévention des crises d’épilepsie (Adultes) |
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Exemples de doses maximales d’entretien IV de 5 mg d’EP†/kg et recommandations en matière de dilution* (à 25 mg d’EP/mL ou à 1,5 mg d’EP/mL) et de temps de perfusion IV (à un débit maximal de 100 mg d’EP/min), en fonction du poids corporel. |
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Poids (kg) |
Dose (mg d’EP) |
Volume de Prodilantin 50 mg d’EP/mL |
Volume (mL) de diluant* (glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 %) |
Temps minimal de perfusion (minutes) pour un débit maximal de perfusion de 100 mg d’EP/min |
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|
Nb. De flacons de 10 mL à ouvrir |
Volume (mL) à prélever |
Pour une concentration finale de 25 mg d’EP/mL |
Pour une concentration finale de 1,5 mg d’EP/mL |
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|
100 |
500 |
1 |
10 |
10 |
323 |
5 |
|
90 |
450 |
1 |
9 |
9 |
291 |
4,5 |
|
80 |
400 |
1 |
8 |
8 |
259 |
4 |
|
70 |
350 |
1 |
7 |
7 |
226 |
3,5 |
|
60 |
300 |
1 |
6 |
6 |
194 |
3 |
|
50 |
250 |
1 |
5 |
5 |
162 |
2,5 |
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† EP – équivalents de phénytoïne sodique *Pour une perfusion IV, la concentration finale doit être comprise entre 1,5 et 25 mg d’EP/mL Remarque : la dose, le volume d’administration, le nombre de flacons de PRODILANTIN, le volume de diluant et le temps minimal de perfusion appropriés doivent toujours être calculés en fonction du poids corporel exact du patient quand celui-ci n’est pas inclus dans les exemples mentionnés. |
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A.3. Substitution temporaire de la phénytoïne sodique orale par la fosphénytoïne
Utiliser les mêmes doses quotidiennes totales d’équivalents de phénytoïne sodique (EP) et les mêmes fréquences d'administration que pour la phénytoïne sodique orale. L’administration peut se faire par perfusion IV ou injection IM.
Il peut être utile de surveiller la concentration du médicament en cas de substitution des produits et/ou de changement des voies d’administration. Il faut ajuster les doses en fonction de la réponse du patient et des concentrations plasmatiques résiduelles de phénytoïne (voir Surveillance du traitement).
Débit de perfusion IV recommandé (pour la substitution temporaire chez l’adulte) :
50 à 100 mg d’EP/min (ne pas dépasser 100 mg d’EP/minute). Voir le tableau 5 pour les temps de perfusion.
Tableau 5: Dose à administrer lors de la substitution temporaire de la phénytoïne sodique orale chez l’adulte
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Tableau 5 Substitution temporaire de la phénytoïne sodique orale (Adultes) |
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Exemples de doses équivalentes et recommandations en matière de dilution* (à 25 mg d’EP†/mL ou à 1,5 mg d’EP/mL) et de temps de perfusion IV (à un débit maximal de 100 mg d’EP/min). |
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Dose orale (mg de phénytoïne sodique) |
Dose (mg d’EP) |
Volume de Prodilantin 50 mg d’EP/mL |
Volume (mL) de diluant* (glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 %) |
Temps minimal de perfusion (minutes) pour un débit maximal de perfusion de 100 mg d’EP/min |
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|
Nb. de flacons de 10 mL à ouvrir |
Volume (mL) à prélever |
Pour une concentration finale de 25 mg d’EP/mL |
Pour une concentration finale de 1,5 mg d’EP/mL |
|||
|
500 |
500 |
1 |
10 |
10 |
323 |
5 |
|
450 |
450 |
1 |
9 |
9 |
291 |
4,5 |
|
400 |
400 |
1 |
8 |
8 |
259 |
4 |
|
350 |
350 |
1 |
7 |
7 |
226 |
3,5 |
|
300 |
300 |
1 |
6 |
6 |
194 |
3 |
|
250 |
250 |
1 |
5 |
5 |
162 |
2,5 |
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* Pour une perfusion IV, la concentration finale doit être comprise entre 1,5 et 25 mg d’EP/mL † EP – équivalents de phénytoïne sodique Remarque : la dose, le volume d’administration, le nombre de flacons de PRODILANTIN, le volume de diluant et le temps minimal de perfusion appropriés doivent toujours être calculés en fonction du poids corporel exact du patient quand celui-ci n’est pas inclus dans les exemples mentionnés. |
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B. POSOLOGIE CHEZ L'ENFANT
Nouveau-nés et enfants âgés de moins de 5 ans
La sécurité et l’efficacité de PRODILANTIN chez les enfants âgés de moins de 5 ans n’ont pas été établies.
Enfants âgés de 5 ans et plus
On peut administrer la fosphénytoïne chez l'enfant (âgé de 5 ans et plus) en perfusion IV, aux mêmes doses (en mg d'EP/kg) que chez l'adulte. Les doses de fosphénytoïne à utiliser chez l'enfant ont été calculées à partir des données pharmacocinétiques de la fosphénytoïne établies chez l'adulte et l'enfant de 5 à 10 ans et de celles de la phénytoïne parentérale chez l'adulte et l'enfant.
L’administration par voie intramusculaire (IM) n’est pas recommandée chez l’enfant.
Pour la réduction de la posologie chez les patients présent
Voie d'administration
intramusculaire;intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la fosphénytoïne sodique, à la phénytoïne, aux autres hydantoïnes, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Par voie parentérale, la phénytoïne affecte l'automatisme ventriculaire. L'usage de fosphénytoïne est donc contre-indiqué en cas de bradycardie sinusale, de bloc sino-auriculaire, de bloc auriculoventriculaire du deuxième et du troisième degrés et de syndrome de Stokes-Adams.
Porphyrie aiguë intermittente.
Une administration concomitante de fosphénytoine avec la delavirdine est contre-indiquée en raison du risque de perte de réponse virologique et d’une possible résistance à la delavirdine ou à la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Equivalents de phénytoïne sodique (EP)
PRODILANTIN est une pro-drogue destinée à être administrée par voie parentérale ; son métabolite actif est la phénytoïne. 1,5 mg de fosphénytoïne sodique équivalent à 1 mg de phénytoïne sodique, que l’on désigne comme 1 mg d’équivalents de phénytoïne sodique (EP). La quantité et la concentration de fosphénytoïne sont toujours exprimées en mg d’EP.
Débit de perfusion intraveineuse (IV)
Adultes :
PRODILANTIN doit être administré par voie IV à un débit ne dépassant pas 150 mg d’EP/min en raison du risque de toxicité cardiovasculaire (voir rubrique 4.2).
La phénytoïne est inefficace sur les épilepsies de type absences. S'il existe en même temps des crises tonico-cloniques et des absences, il est recommandé d'utiliser une association de médicaments.
Enfants (âgés de 5 ans et plus) :
PRODILANTIN doit être administré à un débit ne dépassant pas 3 mg d’EP/kg/min ou 150 mg d’EP/min, prendre le débit le plus lent des deux, en raison du risque de toxicité cardiovasculaire (voir rubrique 4.2).
A noter que PRODILANTIN présente des différences d’administration importantes avec la phénytoïne sodique parentérale.
Erreurs de posologie
Des erreurs de posologie avec PRODILANTIN ont entraîné l’administration d’une dose incorrecte de PRODILANTIN à des patients. PRODILANTIN se présente en flacons de 2 mL et 10 mL à une concentration de 50 mg d’EP/mL. Un flacon de 2 mL contient 100 mg d’EP au total et un flacon de 10 mL contient 500 mg d’EP au total. Des erreurs sont survenues lorsque la concentration du flacon (50 mg d’EP/mL) a été interprétée de façon erronée comme étant la teneur totale du flacon de 50 mg d’EP. Ces erreurs ont entraîné un surdosage correspondant à deux ou dix fois la dose normale de PRODILANTIN.
D’autres causes d’erreurs de posologie ont été rapportées, notamment une confusion entre les noms de médicaments, des erreurs de préparation du produit, des erreurs liées à la perfusion/administration du médicament et des calculs de doses incorrects. Certains cas de surdosage ont été associés à des décès, notamment chez des enfants âgés de moins de 5 ans.
Pour aider à minimiser la confusion, la dose prescrite de PRODILANTIN doit toujours être exprimée en milligrammes d’équivalents de phénytoïne (mg d’EP) (voir rubrique 4.2). Il faut prendre soin de prélever du flacon le volume approprié de PRODILANTIN lors de la préparation du médicament en vue de l’administration. Prêter attention à ces détails peut prévenir la survenue de certaines erreurs médicamenteuses avec PRODILANTIN.
Surveillance des patients
Une surveillance continue de l’électrocardiogramme, de la pression artérielle et de la fonction respiratoire doit impérativement être mise en œuvre pendant toute la durée de la perfusion. Il faut également surveiller étroitement le patient durant la période où les concentrations plasmatiques de phénytoïne sont maximales, c’est-à-dire environ 30 minutes après la fin de la perfusion de PRODILANTIN. Le matériel nécessaire pour une réanimation cardiaque doit être disponible.
Maladies cardiovasculaires
PRODILANTIN doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une hypotension ou une insuffisance cardiaque sévère. Des réactions cardiovasculaires sévères, notamment un ralentissement de la conduction auriculaire et ventriculaire, une fibrillation ventriculaire, une asystolie et des décès ont été rapportés à la suite de l’administration de phénytoïne et fosphénytoïne. Une hypotension peut également survenir après administration IV de fortes doses et/ou un débit de perfusion élevé de fosphénytoïne et même aux doses et débits recommandés. Il peut être nécessaire de réduire le débit de perfusion ou d’arrêter l’administration (voir rubrique 4.2).
Des complications cardiaques graves ont été rapportées chez les sujets âgés, les enfants (en particulier les nourrissons) ou les patients en très mauvais état général après administration de fosphénytoïne. Des effets indésirables cardiaques ont également été rapportés chez des adultes et des enfants sans cardiopathie sous-jacente ou comorbidités et aux doses et débits de perfusion recommandés. Par conséquent, une surveillance cardiaque étroite (y compris une surveillance de la fonction respiratoire) est nécessaire lors de l’administration de doses de charge de fosphénytoïne par voie IV.
Les patients présentant un accident vasculaire cérébral aigu peuvent être exposés à une augmentation du risque d’hypotension et doivent être particulièrement surveillés.
Epilepsies de type absences
La phénytoïne est inefficace sur les épilepsies de type absences. S’il existe en même temps des crises tonico-cloniques et des absences, il est recommandé d'utiliser une association de médicaments.
Crises ou état de mal épileptique déclenchés par le sevrage
Un arrêt brutal des antiépileptiques peut augmenter la fréquence des crises et provoquer un état de mal épileptique.
Risque suicidaire
Des idées et un comportement suicidaires ont été rapportés chez des patients traités avec des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse d’essais randomisés, contrôlés contre placebo de médicaments antiépileptiques a également montré un risque légèrement accru d’idées et de comportements suicidaires. Le mécanisme de ce risque n’est pas connu et les données disponibles n’excluent pas la possibilité d’un risque plus élevé pour la fosphénytoïne.
Les patients doivent donc être surveillés pour détecter d’éventuels signes d’idées et de comportements suicidaires, et un traitement adapté doit être envisagé. Par conséquent, il doit être conseillé aux patients (ainsi qu’au personnel soignant/leurs proches) de demander un avis médical si des signes d’idées et de comportements suicidaires apparaissent.
Toxicité locale (incluant le “syndrome du gant pourpre”)
Des œdèmes, des décolorations et des douleurs distales au site d’injection (décrits comme le “syndrome du gant pourpre”) ont aussi été rapportés à la suite d’une injection périphérique IV de fosphénytoïne. Ceci peut être associé ou non à une extravasation.
Le syndrome peut ne se développer que plusieurs jours après l’injection. Bien que les symptômes puissent se résoudre sans traitement, une nécrose de la peau et une ischémie du membre peuvent survenir et nécessiter des interventions chirurgicales et dans de rares cas une amputation.
Syndrome d'hypersensibilité/réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (SHS/DRESS)
Le syndrome d’hypersensibilité (SHS) ou réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) a été signalé chez les patients prenant des antiépileptiques, y compris la phénytoïne et la fosphénytoïne. Certaines de ces réactions ont provoqué la mort ou engagé le pronostic vital.
Généralement mais pas toujours, le SHS/DRESS inclut une fièvre, une éruption cutanée et/ou une lymphadénopathie en association avec d’autres atteintes d’organes, comme une hépatite, une néphrite, des anomalies hématologiques, une myocardite, une myosite ou une pneumopathie. Les premiers symptômes peuvent ressembler à une infection virale aiguë. D’autres manifestations courantes incluent une arthralgie, une jaunisse, une hépatomégalie, une leucocytose et une éosinophilie. L’intervalle entre la première exposition au médicament et les symptômes est généralement de 2 à 4 semaines de traitement, mais ils ont également été rapportés chez des patients traités par des anticonvulsivants pendant 3 mois ou plus. Si ces signes et symptômes apparaissent, le patient doit être examiné immédiatement. La fosphénytoïne doit être arrêtée s’il est impossible d’établir une autre étiologie des signes et symptômes.
L’incidence de SHS/DRESS est plus élevée chez les patients noirs, les patients qui ont présenté ce syndrome dans le passé (avec la phénytoïne, la fosphénytoïne ou d’autres antiépileptiques), les patients ayant des antécédents familiaux et les patients immunodéprimés. Le syndrome est plus sévère chez les individus déjà sensibilisés.
Effets indésirables cutanés graves
L’administration de fosphénytoïne peut provoquer des effets indésirables cutanés graves, tels que pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), syndrome de Lyell et syndrome DRESS, pouvant être fatals. Bien que ces réactions cutanées puissent survenir sans signes préalables, les patients doivent être vigilants quant aux apparitions d’éruptions cutanées et d’autres symptômes de SHS/DRESS et doivent demander un avis médical immédiat dès l’apparition des signes indicatifs ou symptômes. Le médecin doit informer le patient d’interrompre le traitement en cas d’éruptions cutanées. Si l’éruption est modérée (de type rougeole ou scarlatiniforme), le traitement peut être réintroduit après disparition complète de l’éruption. Si l’éruption réapparait après réintroduction du traitement, l’administration de fosphénytoïne ou de phénytoïne est contre-indiquée.
Le risque d'effets indésirables cutanés graves et d’autres réactions d’hypersensibilité à la phénytoïne peut être plus élevé chez les patients noirs.
Des études chez les patients d’origine chinoise ont révélé une forte association entre le risque de développer un syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell et la présence de l’allèle HLA-B * 1502, une variante héréditaire du gène HLA B, chez les patients utilisant la carbamazépine. Des données limitées suggèrent que l’allèle HLA-B*1502 peut être un facteur de risque pour le développement de syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell chez les patients de descendance asiatique qui prennent des médicaments associés au syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell, y compris la phénytoïne. Des études cas-témoins et d’association pangénomique menées auprès de patients taïwanais, japonais, malaisiens et thaïlandais ont mis en évidence un risque accru d’évènements indésirables cutanés graves (EICG) chez les porteurs du variant du CYP2C9*3 à activité enzymatique diminuée.
Des rapports issus de la littérature suggèrent que l’association de la phénytoïne avec une irradiation crâniale et une réduction par palier de corticostéroïdes peut être associée au développement d’un érythème polymorphe et/ou un syndrome de Stevens-Johnson, et/ou une nécrolyse épidermique toxique.
Une éruption cutanée médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) reflète une réaction grave d’hypersensibilité aux médicaments, caractérisée par un rash cutané, de la fièvre, un épanchement lymphatique et une atteinte viscérale. Des cas de syndrome DRESS ont été notés chez des patients prenant de la phénytoïne.
Métabolisme du CYP2C9
La phénytoïne est métabolisée par l’enzyme CYP2C9 du CYP450. Les patients porteurs des variants CYP2C9*2 ou CYP2C9*3 à activité enzymatique diminuée (métaboliseurs intermédiaires ou lents des substrats du CYP2C9) peuvent présenter un risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de phénytoïne et de toxicité ultérieure. Chez les patients connus pour être porteurs des allèles CYP2C9*2 ou *3 à activité enzymatique diminuée, une surveillance étroite de la réponse clinique est conseillée et une surveillance des concentrations plasmatiques de phénytoïne peut être nécessaire.
Angioœdème
Des angioœdèmes ont été signalés chez les patients traités par phénytoïne et fosphénytoïne. La fosphénytoïne doit être arrêtée immédiatement en cas de survenue de symptômes d’angioœdèmes, tels qu’un gonflement au niveau du visage, de la région péri-orale ou des voies respiratoires supérieures.
Atteinte hépatique
Le foie est le lieu principal de biotransformation de la phénytoïne.
Une hépatite toxique et des lésions hépatiques ont été signalées avec la phénytoïne et peuvent être fatales dans de rares cas.
Des cas d’hépatotoxicité aiguë, comprenant de rares cas d’insuffisance hépatique aiguë, ont été signalés avec la phénytoïne. Ces incidents se produisent généralement au cours des 2 premiers mois de traitement et peuvent être associés au SHS/DRESS. Les patients atteints de troubles hépatiques, les patients âgés ou gravement malades peuvent présenter des signes de toxicité précoces.
L’évolution clinique de l’hépatotoxicité aiguë de la phénytoïne peut aller d’un rétablissement rapide au décès. Chez les patients ayant une hépatotoxicité aiguë, la fosphénytoïne doit être arrêtée immédiatement et ne plus être administrée.
Le risque d’hépatotoxicité et d’autres réactions d’hypersensibilité à la phénytoïne peut être plus élevé chez les patients noirs.
Système hématopoïétique
Des complications hématopoïétiques, parfois fatales, ont été signalées occasionnellement en association avec l’administration de phénytoïne. Elles ont inclus des thrombocytopénies, des leucopénies, des granulocytopénies, des agranulocytoses et des pancytopénies, avec ou sans suppression de la moelle osseuse (voir rubrique 4.8).
On a signalé des adénopathies (locales ou généralisées), notamment hyperplasie ganglionnaire bénigne, pseudolymphome, lymphome et maladie de Hodgkin, sous traitement par la phénytoïne mais le lien de causalité n'est pas établi. Avant d'arrêter un traitement par la fosphénytoïne, il faut donc exclure d'autres types de pathologie ganglionnaire. Les adénopathies peuvent survenir avec ou sans symptômes et signes évoquant un SHS/DRESS décrit ci-dessus. Dans tous les cas, en présence d'adénopathies, un suivi prolongé doit être mis en œuvre et il faut s'efforcer de maîtriser les crises d'épilepsie par d'autres antiépileptiques.
Toxicité aiguë
Si les concentrations plasmatiques de phénytoïne dépassent durablement la zone thérapeutique optimale et/ou si la phénytoine est utilisée à long terme, peuvent survenir des états confusionnels décrits comme un "délire", une "psychose" ou une "encéphalopathie" ou, rarement, des perturbations irréversibles des fonctions cérébelleuses et/ou une atrophie cérébelleuse. Dès l'apparition du premier signe de toxicité aiguë, le taux plasmatique de phénytoïne doit être contrôlé (voir rubrique 4.2 paragraphe « Surveillance du traitement »). Si les concentrations plasmatiques de phénytoïne sont excessives, il faut réduire la dose de fosphénytoïne. Si les symptômes persistent, il faut arrêter l'administration de fosphénytoïne.
Maladies rénales ou hépatiques
La prudence est de rigueur lors de l'emploi de fosphénytoïne en cas de maladie rénale et/ou hépatique et en cas d'hypoalbuminémie.
En raison de l’augmentation de la fraction libre de phénytoïne chez les patients atteints d’une maladie rénale ou hépatique ou chez ceux qui souffrent d’hypoalbuminémie, l’interprétation des concentrations plasmatiques en phénytoïne totale doit être faite avec précaution car elle peut ne pas refléter la concentration libre pharmacologiquement active. La concentration de phénytoïne libre peut être élevée chez les patients atteints d’hyperbilirubinémie. Les concentrations de phénitoïne libre sont plus pertinentes chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2). Il peut être nécessaire de modifier les doses en cas de perturbation de la fonction rénale ou hépatique, chez les patients âgés et chez les patients atteints de maladies graves (voir rubrique 4.2). Ces patients peuvent présenter précocement des signes de toxicité de la phénytoïne ou des événements indésirables plus sévères dus aux modifications de la pharmacocinétique de la fosphénytoïne et de la phénytoïne.
La fosphénytoïne contient 0,0037 millimoles de phosphate/mg de fosphénytoïne sodique. Il faut donc être prudent lors de l'utilisation de fosphénytoïne chez les patients nécessitant une restriction de l'apport en phosphate comme par exemple en cas d'insuffisance rénale sévère.
Troubles sensitifs
L'incidence globale de ces troubles est de 13 % sous fosphénytoïne. On peut noter, à titre transitoire, un prurit, une sensation de brûlure, de chaleur ou des picotements dans la région de l'aine pendant et peu après perfusion IV de fosphénytoïne. Ces troubles ne correspondent pas à des réactions allergiques. Pour les éviter ou les atténuer, il faut ralentir le débit de la perfusion IV ou l'arrêter provisoirement.
Diabète
Chez les diabétiques, la phénytoïne peut provoquer une augmentation de la glycémie.
Consommation d'alcool
La consommation aiguë d'alcool peut augmenter les concentrations plasmatiques de phénytoïne tandis que la consommation chronique d'alcool peut les diminuer.
Femmes en âge de procréer
PRODILANTIN peut entraîner des effets néfastes pour le fœtus s’il est administré à une femme enceinte. L'exposition prénatale à la phénytoïne peut augmenter le risque de malformations congénitales et d'autres anomalies du développement (voir rubrique 4.6).
Teneur en sodium
La dilution de fosphénytoïne sodique injectable avec une solution de chlorure de sodium doit-être prise en compte lors du calcul de la quantité totale de sodium (voir rubrique 6.6).
La fosphénytoïne sodique injectable 75 mg/mL contient 8,5 mg de sodium par mL.
PRODILANTIN est disponible en flacons de 10 mL et 2 mL.
Chaque flacon de 10 mL contient 85 mg de sodium, ce qui équivaut à 4,25 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Chaque flacon de 2 mL contient 17 mg de sodium, ce qui équivaut à 0,85 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
FOSPHENYTOINE SODIQUE 75 mg/ml - PRODILANTIN 75 mg/ml, solution à diluer pour perfusion/solution injectable
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 10 flacon(s) en verre de 10 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : PFIZER HOLDING FRANCE