ATGAM 50 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Classe médicamenteuse
Immunosuppresseurs sélectifs | Code ATC : L04AA03
Composition
Un mL contient 50 mg d’immunoglobuline équine anti-lymphocyte T humain (eATG).
Chaque ampoule de 5 mL contient 250 mg d'eATG.
Gammaglobuline purifiée, concentrée et stérile, principalement des IgG monomériques, provenant de sérum hyperimmun de chevaux immunisés avec des lymphocytes de thymus humains.
Indications thérapeutiques
Atgam est indiqué, dans le cadre du traitement immunosuppresseur standard, pour le traitement des formes modérées à sévères d’aplasie médullaire acquise d’étiologie immunologique connue ou suspectée chez les adultes et les enfants de 2 ans et plus qui ne peuvent pas recevoir une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) ou pour lequel un donneur compatible de cellules souches hématopoïétiques (CSH) n’est pas disponible.
Posologie et mode d'administration
Seuls les médecins expérimentés dans le traitement immunosuppresseur doivent utiliser Atgam. Il convient d'utiliser des établissements équipés et dotés de laboratoires adéquats et de ressources médicales de soutien pour les patients hospitalisés.
Posologie
Patients adultes et enfants de plus de 2 ans
Les recommandations posologiques sont basées sur le poids corporel (pc).
La dose totale recommandée est de 160 mg/kg de pc, administrée dans le cadre d’un traitement immunosuppresseur standard, comme suit (voir rubriques 4.4, 4.8 et 5.1) :
- 16 mg/kg de poids corporel/jour pendant 10 jours ou
- 20 mg/kg de poids corporel/jour pendant 8 jours ou
- 40 mg/kg de poids corporel/jour pendant 4 jours.
Surveillance et gestion des effets indésirables
Les patients doivent être surveillés attentivement pendant et après le traitement pour détecter tout effet indésirable. Les recommandations pour la surveillance et la prise en charge des effets indésirables sont incluses dans le tableau 1. Le traitement des effets indésirables doit être mis en place conformément aux directives locales.
|
Tableau 1. Recommandations pour la surveillance et la gestion des effets indésirables |
|
|
Effet indésirable |
Recommandations pour le suivi et la gestion |
|
Anaphylaxie, y compris détresse respiratoire |
Afin d'identifier les personnes présentant le plus grand risque d'anaphylaxie systémique, il est fortement recommandé de soumettre les receveurs potentiels à des tests cutanés avant de commencer le traitement, en particulier si le patient est atopique. Les patients doivent être surveillés attentivement pour détecter toute anaphylaxie, y compris la détresse respiratoire, et le traitement doit être interrompu en cas d'anaphylaxie (voir rubrique 4.4). |
|
Syndrome de libération de cytokines (SLC) |
En cas de SLC, l’arrêt du traitement doit être envisagé (voir rubrique 4.4). |
|
Thrombocytopénie et neutropénie |
En cas de thrombocytopénie ou de neutropénie sévère et irrémédiable, l’arrêt du traitement doit être envisagé (voir rubrique 4.4). |
Populations particulières
Insuffisant hépatique et rénal
Aucune étude clinique n’a été spécifiquement menée dans le but d’évaluer l’effet d’une insuffisance rénale ou hépatique sur la pharmacocinétique d’Atgam.
Population pédiatrique
Les données actuellement disponibles chez les enfants âgés de moins de 18 ans sont décrites aux rubriques 4.8 et 5.1.
Sujets âgés (> 65 ans)
L'expérience clinique chez les patients âgés n'a pas identifié de différences dans les réponses entre les patients âgés et les patients plus jeunes. Par conséquent, aucun ajustement de la dose n'est recommandé pour les patients âgés.
Mode d’administration
Atgam est destiné à l’administration par voie intraveineuse et doit être administré de préférence par une veine centrale à haut débit.
Prémédication
Il est recommandé d’administrer un corticoïde et un antihistaminique en prémédication avant la perfusion d’Atgam, conformément aux directives de traitement locales. L’administration d’un antipyrétique peut également améliorer la tolérance de la perfusion d’Atgam (voir rubrique 4.4)..
Administration
Atgam doit être dilué avant sa perfusion et administré en utilisant une technique aseptique appropriée (voir rubriques 6.3 et 6.6).
La solution diluée doit être à température ambiante (20 °C – 25 °C) avant d’être perfusée. Atgam doit être administré dans une veine centrale à haut débit à travers un filtre en ligne (0,2 à 1,0 micron). Toutes les perfusions d’Atgam doivent être effectuées avec un filtre en ligne (non fourni) afin d’éviter l’administration de toutes matières insolubles pouvant apparaître durant le stockage. L’administration dans une veine à haut débit minimise le risque de phlébite et de thrombose.
La durée recommandée de la perfusion pour la posologie à 40 mg/kg est de 12 à 18 heures. Atgam ne doit pas être perfusé en moins de 4 heures. L’augmentation de la durée de la perfusion peut minimiser les effets indésirables. Une surveillance étroite du patient doit être réalisée pendant et après la perfusion, à la recherche de signes de réaction allergique (voir rubriques 4.4 et 4.8). Après l'administration, il est recommandé de rincer la ligne intraveineuse.
Le volume de solution diluée à perfuser doit être déterminé en prenant en compte des facteurs tels que le statut hémodynamique, l’âge et le poids du patient.
Traitement immunosuppresseur concomitant
Atgam est le plus souvent administré avec la ciclosporine A.
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Hypersensibilité à toute autre préparation de gammaglobuline équine.
Mise en garde et précautions d'emploi
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Considérations particulières pour la perfusion d’Atgam
Atgam doit être administré dans une veine centrale à haut débit à travers un filtre en ligne (non fourni). Atgam ne doit pas être perfusé en moins de 4 heures. L’augmentation de la durée de la perfusion peut minimiser les effets indésirables. Une surveillance étroite du patient doit être réalisée pendant et après la perfusion, à la recherche de signes de réaction allergique (voir rubrique 4.8).
Infection
En raison de la nature de la maladie et des effets immunosuppresseurs d’Atgam, des infections opportunistes (bactériennes et fongiques) sont très fréquentes. Une septicémie a également été rapportée. Le risque d’infections est augmenté quand Atgam est associé à d’autres immunosuppresseurs. Il existe un risque accru de réactivation virale (par exemple : cytomégalovirus [CMV], virus d’Epstein–Barr [EBV], virus herpès simplex [HSV]). Les patients doivent être surveillés étroitement pour déceler tout signe d’infection et un traitement doit être mis en place en tenant compte des recommandations officielles locales.
Réactions à médiation immunitaire
Dans de rares cas, des réactions graves à médiation immunitaire ont été rapportées avec l’utilisation d’Atgam. Des signes cliniques associés à une anaphylaxie, d’autres réactions liées à la perfusion et des cas de maladie sérique ont été rapportés, ainsi que des symptômes associés tels qu’éruption cutanée, arthralgie, pyrexie, frissons et douleurs (voir rubrique 4.8).
L’apparition d’une réaction systémique telle qu’une éruption cutanée généralisée, une tachycardie, une dyspnée, une hypotension artérielle ou une anaphylaxie exclut toute nouvelle administration d’Atgam.
Il est recommandé d’administrer un corticoïde et un antihistaminique avant la perfusion d’Atgam (voir rubriques 4.2 et 4.5). Un antipyrétique peut également être administré afin d’augmenter la tolérance de la perfusion d’Atgam.
Syndrome de libération de cytokines
Il existe un risque potentiel de syndrome de libération de cytokines, qui peut s’avérer mortel (voir rubrique 4.2).
Anaphylaxie/test cutané
Afin d’identifier les patients exposés au risque le plus élevé d’anaphylaxie systémique, particulièrement s’ils sont atopiques, il est fortement recommandé d’effectuer un test cutané avant le début du traitement. Une approche conventionnelle prudente consiste à réaliser tout d’abord un test épicutané au moyen d’Atgam non dilué. Si le sujet ne présente aucune papule dix minutes après l’application, effectuer un test intradermique au moyen de 0,02 mL d’une dilution d’Atgam dans une solution de chlorure de sodium (1/1000 v/v), parallèlement à une injection témoin de solution de chlorure de sodium de volume similaire. Lire le résultat à 10 minutes. Une papule au site d’injection d’Atgam d’un diamètre excédant de 3 millimètres ou plus celui de la papule apparue au site de l’injection témoin de solution de chlorure de sodium (ou un test épicutané positif) suggère une sensibilité clinique et un accroissement de la possibilité de réaction allergique systémique.
La valeur prédictive de ce test n’a pas été prouvée cliniquement. Des réactions allergiques peuvent survenir malgré un test cutané négatif. Un test cutané effectué comme décrit ci-dessus n’est pas non plus prédictif de l’apparition d’une maladie sérique. En cas de réaction locale positive au test cutané, d’autres formes de traitement doivent être impérativement envisagées. Le rapport bénéfice-risque doit être soigneusement évalué. Si le traitement par Atgam est jugé approprié malgré un test cutané positif, alors le traitement doit être administré dans un établissement où des soins intensifs sont immédiatement possibles, et en présence d’un médecin connaissant bien le traitement des réactions allergiques mettant en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.2).
Thrombocytopénie et neutropénie
Le traitement par Atgam peut exacerber la thrombocytopénie et la neutropénie (voir rubrique 4.2).
Explorations fonctionnelles rénales et hépatiques
Des résultats de tests anormaux de la fonction rénale et hépatique ont été observés chez des patients qui avaient reçu Atgam et qui présentaient une aplasie médullaire et d’autres anomalies hématologiques.
Utilisation concomitante de vaccins
La sécurité et l’efficacité de l’immunisation par des vaccins et un traitement par Atgam n’ont pas été étudiées. La vaccination n’est pas recommandée en conjonction avec le traitement par Atgam car l’efficacité des vaccins pourrait être réduite. Consulter la monographie de chaque vaccin pour déterminer le laps de temps approprié pour une vaccination en fonction d’un traitement immunosuppresseur.
Excipients
Teneur en sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose totale, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Atgam peut être préparé en outre pour l’administration avec des solutions contenant du sodium (voir rubrique 6.6) et cela doit être envisagé en fonction de la quantité totale de sodium, de toutes sources confondues, qui sera administrée au patient.
Agents transmissibles
Atgam est fabriqué à partir de plasma de cheval. Le processus de fabrication fait également intervenir des réactifs dérivés du sang humain.
Des étapes efficaces sont utilisées pour désactiver/éliminer les virus pendant le processus de fabrication d’Atgam et l’élimination d’un large éventail de virus hématogènes humains et équins par ces étapes a été confirmée sur un panel de virus. Ce panel recouvre le spectre viral complet, des virus de petite taille sans enveloppe tels que les parvovirus et le virus de l’hépatite A, aux virus de grande taille à enveloppe tels que le virus herpès simplex. Malgré ces précautions, la possibilité d’une transmission d’agents infectieux ne peut être totalement écartée lors de l’administration de médicaments fabriqués à partir de sang équin et humain. Cela concerne également les virus encore inconnus ou émergents et les autres pathogènes.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 5 ampoules en verre de 5 mL
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : PFIZER HOLDING FRANCE