VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG 50 mg/1000 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
Médicaments utilisés en cas de diabète, associations d’hypoglycémiants oraux | Code ATC : A10BD08
Composition
Vildagliptine........................................................................................................................... 50 mg
Chlorhydrate de metformine................................................................................................ 1000 mg
(correspondant à 780 mg de metformine)
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé pelliculé contient 10 mg de lactose (sous forme monohydratée).
Indications thérapeutiques
VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG est indiqué en complément d’un régime alimentaire et de l’exercice physique pour améliorer le contrôle de la glycémie chez les patients adultes diabétiques de type 2:
- chez les patients insuffisamment contrôlés par le chlorhydrate de metformine en monothérapie.
- chez les patients déjà traités par l’association de vildagliptine et de chlorhydrate de metformine, sous forme de comprimés séparés.
- en association avec d’autres médicaments antidiabétiques, y compris l’insuline, quand ces derniers ne permettent pas d’obtenir un contrôle glycémique suffisant (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1 pour les données disponibles sur les différentes associations).
Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes dont la fonction rénale est normale (DFG ≥ 90 mL/min)
La posologie du traitement antidiabétique par VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG doit être individualisée en fonction du traitement en cours, de l’efficacité et de la tolérance tout en ne dépassant pas la dose quotidienne maximale recommandée de 100 mg de vildagliptine. VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG peut être instauré à la dose de 50 mg/850 mg ou 50 mg/1000 mg deux fois par jour, un comprimé le matin et l’autre dans la soirée.
- Pour les patients insuffisamment contrôlés à leur dose maximale tolérée de metformine en monothérapie : la dose initiale de VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG doit fournir 50 mg de vildagliptine deux fois par jour (100 mg en dose quotidienne totale) plus la dose de metformine déjà administrée.
- Pour les patients passant de la co-administration en comprimés séparés de vildagliptine et metformine à VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG : ce dernier doit être instauré à la dose de vildagliptine et de metformine déjà administrée.
- Pour les patients insuffisamment contrôlés par l’association metformine avec un sulfamide hypoglycémiant : les doses de VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG doivent fournir 50 mg de vildagliptine deux fois par jour (100 mg en dose quotidienne totale) et une dose de metformine similaire à la dose déjà administrée. Quand VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG est utilisé en association avec un sulfamide hypoglycémiant, une dose plus faible de sulfamide hypoglycémiant peut être envisagée pour réduire le risque d’hypoglycémie.
- Pour les patients insuffisamment contrôlés par une bithérapie avec l’insuline et la dose maximale tolérée de metformine : la dose de VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG doit fournir 50 mg de vildagliptine deux fois par jour (100 mg en dose quotidienne totale) et une dose de metformine similaire à la dose déjà administrée.
La sécurité et l’efficacité de la vildagliptine et de la metformine en association triple avec une thiazolidinedione n’ont pas été établies.
Populations particulières
Sujets âgés (≥ 65 ans)
La metformine étant éliminée par le rein et compte tenu du fait que la fonction rénale des patients âgés a tendance à être diminuée, la fonction rénale des patients âgés prenant VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG doit être surveillée régulièrement (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale
Le DFG doit être évalué avant toute instauration de traitement par un médicament contenant de la metformine et au moins une fois par an par la suite. Chez les patients dont l’insuffisance rénale risque de progresser et chez les personnes âgées, la fonction rénale doit être évaluée plus fréquemment, par exemple tous les 3 à 6 mois.
La dose journalière maximale de metformine doit, de préférence, être répartie en 2 à 3 prises quotidiennes. Les facteurs susceptibles d'augmenter le risque d'une acidose lactique (voir rubrique 4.4) doivent être évalués avant d'envisager l’instauration d’un traitement par la metformine chez les patients avec un DFG < 60 mL/min.
Si aucun dosage adéquat de VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG n'est disponible, les composants individuels doivent être utilisés à la place de l’association fixe.
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DFG mL/min |
Metformine |
Vildagliptine |
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60–89 |
La dose journalière maximale est de 3 000 mg. Une diminution de la dose peut être envisagée selon la détérioration de la fonction rénale. |
Aucune adaptation posologique. |
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45–59 |
La dose journalière maximale est de 2 000 mg. La dose d’instauration ne peut dépasser la moitié de la dose maximale. |
La dose quotidienne maximale est de 50 mg. |
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30–44 |
La dose journalière maximale est de 1000 mg. La dose d’instauration ne peut dépasser la moitié de la dose maximale. |
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< 30 |
La metformine est contre-indiquée |
Insuffisance hépatique
VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique, incluant ceux présentant des taux d’alanine aminotransférase (ALAT) ou d’aspartate aminotransférase (ASAT) avant traitement supérieurs à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.8).
Population pédiatrique
L’utilisation de VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents (< 18 ans). La sécurité et l’efficacité de l’association vildagliptine et metformine chez les enfants et les adolescents (< 18 ans) n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
Voie orale.
La prise de VILDAGLIPTINE/METFORMINE EG pendant ou juste après la prise d’aliments peut diminuer les symptômes gastro-intestinaux associés à la metformine (voir également rubrique 5.2).
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- tout type d'acidose métabolique aiguë (telle que l’acidose lactique, l’acidocétose diabétique) ;
- précoma diabétique ;
- insuffisance rénale sévère (DFG < 30 mL/min) (voir rubrique 4.4) ;
- affections aiguës susceptibles d’altérer la fonction rénale, telles que :
• déshydratation,
• infection sévère,
• choc,
• administration intravasculaire de produits de contraste iodés (voir rubrique 4.4) ;
- maladie aiguë ou chronique pouvant entraîner une hypoxie tissulaire, telle que :
• insuffisance cardiaque ou respiratoire,
• infarctus du myocarde récent,
• choc ;
- insuffisance hépatique (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.8) ;
- intoxication alcoolique aiguë, alcoolisme ;
- allaitement (voir rubrique 4.6).
Mise en garde et précautions d'emploi
Générales
L’association vildagliptine et metformine ne remplace pas l’insuline chez les patients insulinodépendants et ne doit pas être utilisée chez les patients présentant un diabète de type 1.
Acidose lactique
L'acidose lactique, une complication métabolique très rare mais grave, survient le plus souvent lors d’une dégradation aiguë de la fonction rénale, d’une maladie cardio-respiratoire ou d’un sepsis. Une accumulation de metformine se produit en cas de dégradation aiguë de la fonction rénale et augmente le risque d’acidose lactique.
En cas de déshydratation (diarrhée ou vomissements sévères, fièvre ou diminution de l’apport en liquides), la metformine doit être temporairement arrêtée et il est recommandé de contacter un professionnel de la santé.
Les médicaments pouvant fortement altérer la fonction rénale (tels que les antihypertenseurs, les diurétiques et les AINS) doivent être instaurés avec prudence chez les patients traités par metformine. D'autres facteurs de risque de survenue d’une acidose lactique sont une consommation excessive d'alcool, une insuffisance hépatique, un diabète mal contrôlé, une cétose, un jeûne prolongé et toutes affections associées à une hypoxie, ainsi que l’utilisation concomitante de médicaments pouvant provoquer une acidose lactique (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Les patients et/ou leurs soignants doivent être informés du risque d'acidose lactique. L'acidose lactique est caractérisée par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, des crampes musculaires, une asthénie et une hypothermie suivie d'un coma. En cas de symptômes évocateurs, le patient doit arrêter la prise de metformine et consulter immédiatement un médecin. Le diagnostic biologique repose sur une diminution du pH sanguin (< 7,35), sur une augmentation du taux de lactates plasmatiques (> 5 mmol/L) ainsi que sur une augmentation du trou anionique et du rapport lactate/pyruvate.
Administration de produits de contraste iodés
L’administration intravasculaire de produits de contraste iodés peut provoquer une néphropathie induite par le produit de contraste qui entraînera une accumulation de metformine et une augmentation du risque d’acidose lactique. La metformine doit être arrêtée avant ou au moment de l’examen d'imagerie et ne doit être reprise qu’après un délai minimum de 48 heures, à condition que la fonction rénale ait été réévaluée et jugée stable (voir rubriques 4.2 et 4.5).
Fonction rénale
Le DFG doit être évalué avant le début du traitement et régulièrement par la suite (voir rubrique 4.2). La metformine est contre-indiquée chez les patients avec un DFG < 30 mL/min et doit être temporairement interrompue dans des situations pouvant altérer la fonction rénale (voir rubrique 4.3).
Les médicaments concomitants susceptibles d’affecter la fonction rénale, d’entrainer une modification hémodynamique significative, ou d’inhiber le transport rénal et d’augmenter l’exposition systémique à la metformine, doivent être utilisés avec prudence (voir rubrique 4.5).
Insuffisance hépatique
Les patients présentant une insuffisance hépatique, incluant ceux présentant des taux d’ALAT ou d’ASAT avant traitement > 3 fois la LSN ne doivent pas être traités par l’association vildagliptine et metformine (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.8).
Surveillance des enzymes hépatiques
De rares cas de dysfonctionnement hépatique (incluant des hépatites) ont été rapportés avec la vildagliptine. Dans ces cas, les patients étaient généralement asymptomatiques sans séquelles cliniques et présentaient un retour à la normale des tests de la fonction hépatique (TFH) après l’arrêt du traitement. Des TFH doivent être effectués avant l’instauration d’un traitement par l’association vildagliptine et metformine afin de connaître les valeurs initiales du patient. La fonction hépatique doit être surveillée lors du traitement par l’association vildagliptine et metformine à intervalles de trois mois pendant la première année puis régulièrement par la suite. En cas d’élévation des transaminases, un second bilan hépatique sera effectué afin de confirmer les résultats et une surveillance régulière de la fonction hépatique sera ensuite effectuée jusqu’à normalisation des paramètres hépatiques. En cas de persistance de l’élévation des taux d’ASAT ou d’ALAT ≥ 3 fois la LSN, il est recommandé d’arrêter le traitement par l’association vildagliptine et metformine. Les patients développant un ictère ou d’autres signes suggérant un dysfonctionnement hépatique doivent arrêter l’association vildagliptine et metformine.
Un traitement par l’association vildagliptine et metformine ne doit pas être réinstauré à la suite d’un arrêt de traitement par l’association vildagliptine et metformine et d’une normalisation des TFH.
Lésions cutanées
Des lésions cutanées à type de vésicules et d’ulcérations ont été observées au niveau des extrémités chez des singes dans des études précliniques de toxicologie (voir rubrique 5.3). Bien qu’aucune augmentation d’incidence des lésions cutanées n’ait été observée dans les essais cliniques, l’expérience chez les patients diabétiques présentant des complications cutanées est limitée. En outre, depuis la commercialisation, des cas de lésions cutanées bulleuses et desquamantes ont été rapportés. Une surveillance des lésions cutanées telles que les vésicules et ulcérations est donc recommandée lors des soins habituels chez un patient diabétique.
Pancréatite aiguë
L’utilisation de la vildagliptine a été associée à un risque de pancréatite aiguë. Les patients doivent être informés des symptômes caractéristiques de la pancréatite aiguë.
En cas de suspicion de pancréatite, la vildagliptine doit être arrêtée ; si la pancréatite aiguë est confirmée, la vildagliptine ne doit pas être réadministrée. Des précautions doivent être prises chez les patients ayant des antécédents de pancréatite aiguë.
Hypoglycémie
Les sulfamides hypoglycémiants sont connus pour provoquer une hypoglycémie. Les patients recevant de la vildagliptine en association avec un sulfamide hypoglycémiant peuvent présenter un risque d’hypoglycémie. Par conséquent, une dose plus faible de sulfamide hypoglycémiant peut être envisagée pour réduire le risque d’hypoglycémie.
Intervention chirurgicale
La metformine doit être interrompue au moment de l’intervention chirurgicale sous anesthésie générale, rachidienne ou péridurale. Le traitement ne peut être repris que 48 heures au moins après l’intervention ou la reprise de l'alimentation orale, et à condition que la fonction rénale ait été réévaluée et jugée stable.
Excipients
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
VILDAGLIPTINE 50 mg + METFORMINE (CHLORHYDRATE DE) 1000 mg - EUCREAS 50 mg/1000 mg, comprimé pelliculé
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 60 comprimé(s)
Prix : 9.94
Taux de remboursement : 15%
Titulaire : EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS