MILNACIPRAN EG 25 mg, gélule
Classe médicamenteuse
Antidépresseurs, autres antidépresseurs - | code ATC : N06AX17
Composition
Chlorhydrate de milnacipran.................................................................................................... 25 mg
Quantité correspondant à milnacipran base......................................................................... 21,77 mg
Pour une gélule.
Indications thérapeutiques
Traitement des épisodes dépressifs majeurs de l'adulte.
Posologie et mode d'administration
Voie orale.
Adultes:
La dose recommandée est de 100 mg par jour, répartie en deux prises de 50 mg, 1 gélule le matin et 1 gélule le soir, à prendre de préférence au cours des repas.
Dans ce cas, utilisez les gélules à 50 mg.
Populations particulières
Population pédiatrique :
L'utilisation de MILNACIPRAN EG est déconseillée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique 4.4).
Patients âgés :
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire tant que la fonction rénale est normale (voir rubrique 5.2).
Patients atteints d'insuffisance rénale :
Une adaptation posologique est nécessaire. Il est recommandé de réduire la posologie à 50 ou 25 mg en fonction du degré d'altération de la fonction rénale (voir rubrique 5.2). Dans ce cas, utilisez les gélules à 25 mg.
L'adaptation posologique suivante est recommandée :
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Clairance de la créatinine (ClCr) (ml/min) |
Posologie / 24 h |
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ClCr > 60 |
50 mg x 2 |
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60 > ClCr ≥ 30 |
25 mg x 2 |
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30 > ClCr ≥ 10 |
25 mg |
Durée du traitement
Le traitement par antidépresseur est symptomatique.
Comme lors de tout traitement antidépresseur, l'efficacité du milnacipran apparaît seulement après un certain délai pouvant varier de 1 à 3 semaines.
Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l’ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.
Le traitement par milnacipran doit être interrompu progressivement.
Traitements psychotropes associés
L'adjonction d'un traitement sédatif ou anxiolytique peut être utile en début de traitement, afin de prévenir la survenue ou l'aggravation de manifestations d’angoisse.
Toutefois, les anxiolytiques ne protègent pas forcément le patient de la levée de l'inhibition.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants :
- hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ;
- association avec les IMAO irréversibles, les IMAO sélectifs B, les digitaliques et les agonistes des récepteurs 5HT1D (sumatriptan, etc.) (voir rubrique 4.5) ;
- allaitement ;
- hypertension non contrôlée, cardiopathie coronarienne sévère ou instable, car les augmentations de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque peuvent aggraver ces pathologies sous-jacentes.
De façon générale, ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
- en association avec l'adrénaline et la noradrénaline par voie parentérale, la clonidine et les composés apparentés, ainsi qu'avec les IMAO sélectifs A (voir rubriques 4.5) ;
- hypertrophie de la prostate et autres troubles uro-génitaux.
Mise en garde et précautions d'emploi
Dysfonction sexuelle
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)/inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (ou norépinéphrine) (IRSN) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4.8). Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt du traitement par des ISRS/IRSN ont été rapportés.
Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à une augmentation du risque de pensées suicidaires, d’automutilation et de suicide (évènement lié au suicide). Ce risque persiste jusqu'à l’apparition d’une rémission significative. Comme l'amélioration peut ne pas apparaître au cours des premières semaines ou plus de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à l'obtention d'une telle amélioration. Il est connu en clinique que le risque suicidaire peut augmenter au tout début du rétablissement.
Les patients ayant des antécédents d'évènements de type suicidaire ou ceux qui expriment un degré significatif d’idées suicidaires avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de tentatives de suicide, et doivent donc faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement.
Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés par placebo évaluant l'utilisation d'antidépresseurs chez les patients adultes présentant des troubles psychiatriques a mis en évidence une augmentation du risque de comportement suicidaire traités par antidépresseurs, par rapport à ceux sous placebo chez les patients de moins de 25 ans.
Les patients traités par ce médicament, et en particulier ceux à haut risque, doivent faire l'objet d'une surveillance étroite, surtout au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et les personnes accompagnantes) doivent être avertis de la nécessité de surveiller toute aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement, et doivent être invités à solliciter immédiatement un avis médical si ces symptômes surviennent.
Population pédiatrique
Utilisation chez l’enfant et l’adolescent de plus de 18 ans.
Milnacipran ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Lors d’essais cliniques, des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et pensées suicidaires) et de l’hostilité (principalement sous forme d'agressivité, de comportement d’opposition et de colère) ont été observés plus fréquemment chez les enfants et les adolescents traités par antidépresseurs que chez ceux traités par placebo. Si néanmoins, sur la base d’une nécessité clinique, la décision de traiter devait être prise, il faut surveiller étroitement le patient afin de déceler l’apparition éventuelle de symptômes suicidaires.
De plus, on ne dispose d’aucune donnée de sécurité à long terme chez l’enfant et l’adolescent en ce qui concerne la croissance, la maturation et le développement comportemental.
Syndrome sérotoninergique
Comme avec les autres médicaments sérotoninergiques, le développement d’un syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital du patient peut être observé au cours du traitement par milnacipran, particulièrement lors de l’association avec d’autres médicaments qui peuvent affecter le système neurotransmetteur sérotoninergique (comme avec les inhibiteurs irréversibles de la MAO (iproniazide), les inhibiteurs sélectifs de la MAO (linézolide, moclobémide, bleu de méthylène), le millepertuis (Hypericum perforatum), la buprénorphine, péthidine, tramadol, la plupart des antidépresseurs (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Si un traitement concomitant avec d’autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé d’observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l’instauration du traitement et les augmentations de dose.
Les symptômes des syndromes sérotoninergiques peuvent comporter :
- symptômes digestifs (diarrhée) ;
- changement d’état psychiatrique et de comportement (agitation, confusion, hypomanie) ;
- dysfonctionnement moteur (tremblement, rigidité, myoclonie, hyperréflectivité, et ataxie) ;
- instabilité autonome (pression artérielle labile, tachycardie, frissonnements, hyperthermie, éventuellement coma).
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.
L’utilisation concomitante du milnacipran avec les alphas et bétas-sympathomimétiques (voies IM et IV) et les IMAO-A sélectifs (tels que le linézolide, le moclobémide et le bleu de méthylène) n’est pas recommandée.
Précautions d’emploi
Les patients présentant des insomnies ou une nervosité en début de traitement peuvent nécessiter un traitement transitoire symptomatique.
En cas de virage maniaque franc, le traitement par le milnacipran sera interrompu et, le plus souvent, un antipsychotique sédatif sera prescrit.
MILNACIPRAN EG doit être arrêté chez les patients qui développent une jaunisse ou lors de mise en évidence de dysfonctionnement hépatique. Le traitement avec MILNACIPRAN EG ne doit pas être stoppé sauf si une autre cause a pu être établie.
Bien qu'aucune interaction n'ait été mise en évidence avec l'alcool, sa consommation est déconseillée, comme avec tout médicament psychotrope.
Chez le volontaire sain, l'exposition corporelle systémique au milnacipran est augmentée de 20 % en cas d'association avec la lévomépromazine. Chez les patients âgés et atteints d'insuffisance rénale, une augmentation plus importante de l'exposition est à craindre si les deux médicaments sont associés.
Le milnacipran doit être utilisé avec prudence dans les cas suivants :
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale : la posologie devra éventuellement être réduite en raison d'un allongement de la durée d'élimination (voir rubrique 4.2) ;
Chez les patients ayant des antécédents d'obstacle à l'évacuation vésicale, notamment chez les patients présentant une hypertrophie de la prostate et d'autres troubles uro-génitaux. En raison de la composante noradrénergique du mode d'action du milnacipran, il est nécessaire de surveiller l'apparition de troubles mictionnels.
Chez les patients hypertendus ou atteints d'affections cardiaques : Il est recommandé de surveiller la tension artérielle et la fréquence cardiaque lors de l'instauration du traitement, après une augmentation de la dose et régulièrement pendant le traitement par milnacipran chez tous les patients, et plus étroitement chez les patients présentant un risque cardiovasculaire connu.
Dans le cas de pression artérielle élevée continue ou de fréquence cardiaque élevée, l’arrêt du traitement avec le milnacipran devra être envisagé si cela se justifie d’un point de vue clinique.
Chez patients présentant une pression intra-oculaire élevée ou un risque de glaucome à angle fermé :
Chez les patients atteints d'épilepsie ou ayant des antécédents d'épilepsie : Le milnacipran doit être utilisé avec prudence et doit être interrompu chez tout patient présentant des convulsions.
Des cas d'hyponatrémie, probablement due au syndrome de sécrétion inapproprié d'hormone antidiurétique, ont été observés chez des patients recevant des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. Une attention particulière est recommandée chez les sujets âgés, les patients sous diurétiques ou les patients recevant tout autre traitement connu pour entraîner une hyponatrémie, ainsi que chez les patients cirrhotiques ou dénutris.
Des cas d'hémorragies, parfois graves, ont été rapportés lors de l'utilisation d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. Les ISRS et IRSNA peuvent augmenter le risque d’hémorragie du post-partum (voir rubriques 4.6, 4.8). Il convient d'être prudent chez les patients traités simultanément par des anticoagulants oraux, des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire, p. ex. les AINS et l'aspirine, ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque hémorragique. La prudence est également de mise chez les patients ayant des antécédents de troubles hémorragiques.
La sécurité et l'efficacité du milnacipran dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs chez l’adulte à une posologie supérieure à 100 mg par jour n’ont pas été établies. Le traitement devra être arrêté chez les patients ne présentant pas une amélioration clinique à la posologie de 100 mg/jour.
Arrêt du traitement
Le risque de symptômes de sevrage observé avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) peut dépendre de plusieurs facteurs dont la durée et la posologie du traitement ainsi que du taux de réduction posologique.
D’une manière générale, ces symptômes sont de nature légère à modérée ; cependant, chez certains patients, leur intensité peut être sévère. Ils se produisent généralement au cours des tout premiers jours suivant l’interruption du traitement, mais ont été rapportés très rarement chez des patients ayant oublié une dose par inadvertance. Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs et disparaissent en 2 semaines, mais peuvent être prolongés chez certains patients (2 ou 3 mois voire plus).
Il est par conséquent recommandé de diminuer progressivement la posologie du milnacipran lors de l’interruption du traitement et non brusquement après une utilisation prolongée (voir rubriques 4.2 et 4.8).
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
MILNACIPRAN (CHLORHYDRATE DE) 25 mg - IXEL 25 mg, gélule.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) aluminium PVC PVDC de 56 gélule(s)
Prix : 6.10
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : DOUBLE-E PHARMA (IRLANDE)